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spondylarthrite : un diagnostic urgent, mais difficile (3)

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  • spondylarthrite : un diagnostic urgent, mais difficile (3)

Le grand nombre des complications auxquelles sont exposés les patients atteints de SAA rend d’autant plus urgente la formulation d’un diagnostic. Or, ce dernier, comme on va le voir, est souvent difficile…

La SAA peut déboucher sur les complications suivantes :

  • Ankylose.
  • Insuffisance rénale.
  • Myocardite, insuffisance aortique.
  • Cyphose dorsale avec diminution de l’amplitude respiratoire et fragilité pulmonaire face aux agents infectieux.
  • Ostéoporose exposant au risque de compression de la moelle osseuse à la suite d’une fracture vertébrale, d’où paraplégie voire tétraplégie.
  • Handicap, anxiété et dépression.

Ce risque évolutif incite à identifier la SAA le plus tôt possible pour en ralentir l’évolution. Une tâche compliquée par le fait que cette affection est souvent associée à d’autres pathologies, dont :

  • Psoriasis.
  • Arthrite réactionnelle (aussi appelée syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter et syndrome oculo-urétro-synovial) : épisode inflammatoire articulaire non infectieux apparaissant quelques semaines après une infection urogénitale ou digestive.
  • Maladie chronique des intestins.
  • Néphropathie à IgA (ou maladie de Berger).

L’examen clinique localise les différents points douloureux en même temps qu’il écarte l’éventualité d’une lésion nerveuse, notamment sciatique. Le bilan complémentaire inclut le dosage de la CRP et de la VS (mesure de l’intensité du processus inflammatoire), la recherche de l’antigène HLA B27 et l’imagerie.

Dans le même temps, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) est régulièrement prescrit, non seulement pour soulager la douleur, mais aussi pour conforter le diagnostic. En effet, en cas de SAA, la douleur s’estompe dans les 48 heures et réapparaît aussi rapidement à l’arrêt du médicament.

En plus de confirmer le diagnostic, le bilan recherche d’autres manifestations éventuelles : uvéite, troubles de l’influx nerveux dans les cavités cardiaques ou insuffisance aortique.

Grilles de critères

Parvenir rapidement à un diagnostic certain est quasiment impossible, car distinguer la SAA des autres formes de spondylarthropathies (SAP) reste compliqué : les signes radiologiques d’atteinte sacro-iliaque ne sont détectés qu’après des mois, voire des années d’évolution de la pathologie !

Plusieurs grilles de critères ont été élaborées depuis les années 1960 (lire encadrés). On utilise notamment les critères Amor (proposés en 1990 par le rhumatologue Bernard Amor), de grande spécificité (98 %), et les critères de l’European spondylarthropathy study group (ESSG), de spécificité ...

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