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A quoi sert l'hormonothérapie ?

Article paru dans le journal nº 8 Acheter ce numéro

Aujourd’hui l’hormonothérapie est pratiquée sous au moins six formes différentes et y ont recours aussi bien des généralistes et des endocrinologues que des gynécologues, des cancérologues et des sexologues.

Pourquoi l’hormonothérapie ?

Combler le manque de certaines hormones

Les indications les plus fréquentes sont celles de l’insuline dans le diabète et des œstrogènes (avec ou sans progestérone) au cours de la ménopause. L’andropause, que l’on commence à mieux connaître, est plus rarement traitée. D’autres pathologies sont aussi concernées : l’hypothyroïdie quelle que soit son origine, certains problèmes d’infertilité liés à une insuffisance de sécrétion d’hormones sexuelles, une baisse de la libido. Les troubles de la croissance peuvent également être traités de cette façon.

Chez les enfants de petite taille, qui présentent ou non un déficit d’hormone de croissance, on utilise la rhGH, hormone de croissance recombinante humaine. La même hormone est utilisée pour le syndrome de Turner, une anomalie génétique présente chez les filles, tandis que l’on aura recours à la testostérone pour traiter le syndrome de Klinefelter chez les garçons. De façon beaucoup plus rare, elle intervient dans le processus désiré de changement de sexe.

En France, plusieurs centaines de personnes des deux sexes entreprennent chaque année ce type d’hormonothérapie, le plus souvent par automédication. À la différence des autres hormonothérapies, celle-ci ne se conçoit que sur une très longue durée (de vingt à soixante années), en fonction du moment où le sentiment transidentitaire est identifié.

L’hormonothérapie anticancer

Elle est de plus en plus utilisée à la fois pour dépister certains cancers et pour les traiter. On y fait appel au cours des cancers dont la prolifération est facilitée par les hormones, comme c’est le cas pour la majorité des cancers du sein, de la prostate, de l’endomètre et de la thyroïde. Et, à un bien moindre degré, ceux des ovaires et du rein. Au cours du cancer de la thyroïde, l’hormone thyroïdienne est également utilisée comme traitement substitutif pour éviter une hypothyroïdie suite à l’ablation, partielle ou non, de la glande.

L'hormonothérapie thérapeutique

Là aussi on cherche à diminuer les effets de certaines hormones. Il s’agit ainsi de la pilule contraceptive quelle que soit sa formule. Mais on fait aussi appel à l’hormone thyroïdienne face à un goitre de découverte récente. Son utilisation est d’ailleurs de plus en plus contestée. Chez les hommes reconnus auteurs de viols ou/et de crimes sexuels, on préconise des traitements anti-androgènes. Et les agonistes de la LH-RH sont ainsi prescrits chez la femme au cours de l’endométriose, du syndrome des ovaires polykystiques, de l’hirsutisme, voire de certains fibromes utérins.

L’hormonothérapie anti-âge

La discipline s’applique alors à la lutte contre le vieillissement. Selon le Dr Thierry Hertoghe, médecin belge considéré comme l’un des experts mondiaux, « après 40 ans tout le monde devrait envisager un traitement hormonal contre le vieillissement » car la majorité des affections qui apparaissent avec l’âge seraient ainsi parfaitement corrigées. L’hormonothérapie préparerait donc à vivre plus longtemps tout en restant au meilleur niveau de nos différentes fonctions individuelles (physiques, émotionnelles et intellectuelles) et relationnelles (sociales, écologiques et spirituelles). L’espoir mis dans une telle pratique est non seulement d’améliorer la qualité de la vie à partir de 40 ans mais aussi de la prolonger encore d’une dizaine d’années !

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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