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Comment échapper aux traitements de synthèse ?

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Les solutions alternatives à l’hormonothérapie ne sont pas nombreuses. Elles méritent d’être explorées car le recours à des hormones n’est jamais anodin. Voici quelques pistes permettant de pallier la défaillance de notre système hormonal.

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choisir une autre voie que l’hormonothérapie est plus ou moins possible selon l’origine de la recommandation. Ainsi, les personnes transsexuelles doivent prendre les hormones bio-identiques pour acquérir les caractères sexuels du sexe opposé. Dans les traitements cancéreux, les enjeux sont tels que l’hormonothérapie devient un passage obligé. Mais en ce qui concerne les problèmes hormonaux liés à l’âge, avec notamment le passage pour les femmes de la ménopause et pour les hommes de l’andropause, il y a d’autres solutions beaucoup moins invasives.

La phytothérapie

De nombreuses plantes sont utilisées depuis très longtemps mais il est vrai que leurs protocoles opératoires manquent encore de rigueur. Par ailleurs, certaines de leurs vertus sont aujourd’hui remises en cause, notamment dans le traitement des symptômes de la ménopause.

Phytothérapie et ménopause

Pour celles qui ne souhaitaient pas absorber d’hormones de synthèse pour contrecarrer les symptômes gênant de la ménopause, la solution a été pendant quelques années de faire appel aux oestrogènes présents naturellement dans les plantes. Le soja semblait le plus adapté. Sa richesse en phyto-oestrogènes le mettait en première ligne et on lui attribuait même le fait de protéger de la survenue de cancer hormonodépendant. Le raisonnement était basé sur le fait que ces substances se fixent plus facilement sur les récepteurs aux oestrogènes que les hormones secrétées par la femme elle-même : ainsi, elles diminuent l’influence négative des œstrogènes sur les organes sensibles.

Mais deux essais de complémentation alimentaire par phyto-oestrogènes chez des personnes porteuses de cancer du sein freinèrent une première fois l’engouement pour le soja : plutôt que de protéger contre une récidive, les expériences montrèrent qu’elle la précipitait. Malgré le faible nombre de cas, il a été immédiatement convenu par la communauté médicale de ne plus jamais recommander le soja chez une femme porteuse de cancer hormonodépendant.

Plus récemment, une augmentation du risque de cancer du corps de l’utérus a été observée chez les femmes qui prenaient depuis au moins cinq ans des spécialités à base de soja pour des troubles de la ménopause.

Aujourd’hui, la responsabilité des phyto-oestrogènes semble pleinement établie. Aussi, toute alternative en phytothérapie est-elle à éviter pour les femmes à risques, c’est-à-dire celle ayant déjà eu personnellement ou dans leur famille proche un cancer hormonodépendant. Les phyto-œstrogènes présenteraient moins de risques pour les autres profils. D’autre part, selon une étude récemment parue dans le British Medical Journal, l’efficacité des différents extraits végétaux utilisés au cours de la ménopause (angélique chinoise, cimicifuga, gattilier, ginseng, houblon, huile d’onagre, igname sauvage, sauge, trèfle rouge) ne serait pas plus élevée que celle d’un placebo !

Toutefois, il reste quelques alternatives.

  • La bêta-alanine (Abufène), un acide aminé, montre une efficacité variable d’une femme à l’autre sur les bouffées de chaleur. Par contre, elle peut être utilisée sur le long terme. Posologie : 1 à 2 comprimés par jour jusqu’à disparition des symptômes.
  • Pour ce qui est de l’anxiété, voire de la tendance à la dépression, le complexe D-Stress (3 à 4 gélules par jour) ou Griffonia (3 à 6 gélules par jour, toujours associée à de la vitamine B6) permettent une régulation de l’humeur.
  • Enfin, en prévention de l’ostéoporose : Ostéo-Nut (1 gélule par jour).

Phytothérapie et andropause

De nombreuses plantes sont connues pour avoir une action stimulante quand on est confronté au déficit androgénique lié à l’âge (DALA), ou andropause. Celles-ci augmentent la fonction sexuelle en favorisant la fabrication de testostérone par l’organisme.

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  • L’Avena sativa (avoine) : l’avénine qu’elle contient serait capable d’augmenter la qualité et la durée de l’érection. Posologie : 3 gélules (à 300 mg) par jour.
  • Le Tribulus terrestris (croix-de-Malte) qui remonterait les taux de testostérone et de LH. Posologie : 2 à 3 gélules (à 500 mg) par jour.
  • L’Urtica dioica (ortie) qui permet à la testostérone de se libérer de sa liaison avec la SHBG et de retrouver ainsi son efficacité.
  • Le Panax ginseng (ginseng rouge de Corée) reconnu pour sa capacité de produire une meilleure rigidité pénienne, probablement en rapport avec sa capacité d’induire une élévation du taux de NO au niveau de l’endothélium du corps caverneux. La supplémentation recommandée est de l’ordre de 1 700 mg par jour (2 gélules, trois fois par jour), pendant un minimum de huit semaines.
  • Le Lepidium peruvianum (maca) qui, outre ses vertus tonifiantes et énergisantes, est auréolé de l’aura d’aphrodisiaque. La posologie recommandée afin de retrouver ou d’augmenter le désir sexuel est de 1,5 à 3 g par jour pendant un minimum de 3 mois. Posologie de 3 à 6 gélules (à 400 mg) par jour.
  • Le Withania somnifera (ashwagandha) dont la racine est utilisée en médecine traditionnelle chinoise afin de régler les problèmes de fatigue sexuelle. Cependant, des doses élevées (3 g par kg et par jour) ont un effet contraire. Posologie de l’ashwagandha : 1 comprimé (à 750 mg) par jour.

Certaines substances sont extraites de plantes afin d’en augmenter les effets :

  • La chrysine, flavonoïde présent dans la propolis d’abeille. Malheureusement, elle est difficilement absorbable, d’où la nécessité de l’associer à de la pipérine du poivre. Une cure d’un mois permettrait d’abaisser le taux d’œstrogènes et d’élever celui de testostérone de façon significative. Posologie : 2 capsules de chrysine (à 500 mg) le matin ou le soir, associé à la prise d’une gélule de Biopérine (à 10 mg).
  • L’indole-3-carbinol et le di-indolylméthane (DIM), substances naturellement présentes dans certaines plantes, telles que les crucifères, qui auraient le pouvoir de restaurer la fonction androgénique.

Quelques conseils au cours de l'andropause

Éviter les IRS (spécifiques ou non) : l’un des signes fréquents de la baisse de la sécrétion des hormones androgéniques est une tendance dépressive, si ce n’est une dépression vraie.

Actuellement, les médecins préconisent alors préférentiellement des IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine). La sérotonine étant un antagoniste naturel de la libido, cette attitude est des plus contestables ! Si l’érection ou l’éjaculation posaient problème, elles deviennent alors toutes les deux quasiment impossibles.

Faciliter la sécrétion de testostérone par l’organisme en combinant plusieurs gestes simples : perdre du poids en cas d’excès, faire du sport de façon régulière, manger de façon saine (régime méditerranéen) et avoir appris à gérer le stress.

Compléter son alimentation

Plusieurs compléments alimentaires vous aideront à soutenir votre système hormonal.

Les oméga 3, notamment à longue chaîne (DHA et EPA), tant en prévention cardiovasculaire (infarctus du myocarde) que psychologique. OGA3 concentré (2 capsules, deux à trois fois par jour. pendant deux mois, puis adapter la dose).

L’aragonite, substance présente dans la nacre de certains coquillages (Pinctada maxima notamment) qui facilite l’ostéogenèse, réduit la résorption osseuse et possède en outre une action anti-inflammatoire et antalgique notoire. On en trouve notamment dans la poudre de perle, c'est un traitement au long cours.

La L-arginine, acide aminé est un puissant vasodilatateur. Une supplémentation de l’ordre de 5 g par jour serait nécessaire pendant six semaines afin d’observer des résultats tangibles. L’association au ginkgo potentialiserait ses effets. Posologie : AKG (arginine alpha-kétoglutarate), 3 à 6 comprimés par jour. Attention, contre-indiqué en cas d’herpès.

La nutrithérapie

Conjointement à cette complémentation, il est essentiel d’apporter une protection antioxydante la plus efficace possible.
En effet, l’augmentation de la production d’énergie par les cellules augmente aussi la production radicalaire. Actuellement, les mieux adaptées semblent être celles qui associent carnitine, acide alpha-lipoïque et coenzyme Q10. Par exemple : acétyl L-carnitine, 2 à 6 gélules (à 500 mg) par jour ; alpha-lipoic acid, 250 mg : 3 à 6 gélules par jour ; coenzyme Q10 : 100 mg par jour.

L’hygiène de vie

L’hormonothérapie telle qu’elle est pratiquée actuellement – la médecine anti-âge exceptée – ne prend pas en compte les autres facteurs capables d’accélérer le vieillissement physiologique. Il s’agit du stress psychologique, du stress oxydatif en lien avec un toxique environnemental, une mauvaise alimentation.
Certaines habitudes, permettent de réduire la production de cortisol et de relancer la sécrétion de nombreuses hormones. Il est conseillé :

  • de s’exposer régulièrement à la lumière solaire (3 quarts d’heure par jour) ;
  • d’adopter une alimentation proche du régime paléolithique ou du régime méditerranéen ;
  • d’apprendre à gérer au mieux le stress quotidien ;
  • dormir un minimum de 7 heures par nuit d’un sommeil de qualité.
{{#endif}} Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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