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Le safran, une épice rare au service des dépressifs

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  • Le safran, une épice rare au service des dépressifs

Dans l’Antiquité, le safran était déjà préconisé pour soulager les tourments de l’âme. Même si, depuis, ses différents principes actifs ont été identifiés, l’épice légendaire n’a pas encore révélé tous ses mystères et continue de captiver la science, en particulier la psychiatrie.


Le safran, l’épice la plus chère du monde, est issue des trois stigmates de la fleur t donc chacun sait qu’il faut 150 000 fleurs pour obtenir 1 kilo de stigmates secs ! Bien que très prisé en cuisine ou comme colorant, c’est avant tout son usage thérapeutique millénaire qui en fait une épice hors du commun. En médecine antique, il était renommé pour son action sur l’appareil urinaire, dans le traitement de certaines formes de rhumatismes ainsi que pour ses effets sur le moral et la sexualité. Les Égyptiens et les Perses l’utilisaient eux aussi comme aphrodisiaque, mais également comme antidote aux empoisonnements, comme stimulant digestif ou comme tonique contre la rougeole ou la dysenterie. En Europe, il était employé au Moyen Âge pour traiter des affections aussi diverses que les maladies respiratoires, la variole, la scarlatine, l’insomnie, les troubles cardiaques, les hémorragies ou la flatulence.

Un espoir pour la dépression

Plus récemment, les chercheurs se sont intéressés à ses propriétés neurologiques. Concernant la dépression, deux essais cliniques effectués en Iran durant six semaines sur quarante patients l’ont mis en rivalité avec la fluoxétine, la molécule du Prozac. Or, sur ces patients atteints de dépression modérée (fatigue, mélancolie, lassitude, dépréciation de soi, pessimisme…), le safran s’est révélé aussi efficace que le médicament et sans effets secondaires.

Si on sait que la fluoxétine agit en retardant la disparition de la sérotonine (molécule dont le manque serait à l’origine de certains états dépressifs), l’action du safran, quant à elle, n’est pas encore totalement connue. Il semblerait qu’il agisse de façon similaire à l’imipramine, une molécule aux propriétés antidépressives découverte en 1957 par Roland Kuhn. Quantité d’études publiées, notamment sur des animaux, montrent l’énorme potentiel du safran. L’épice aurait non seulement une action hypnotique et anxiolytique mais pourrait également limiter les dépôts de ...

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