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Plaque dentaire : approches classiques

Article paru dans le journal nº 50 Acheter ce numéro
  • Consultez votre dentiste au moins deux fois par an. Consultez votre dentiste au moins deux fois par an.

Etant donné que la plaque dentaire commence à se reformer dans les minutes qui suivent chaque brossage, il est absolument essentiel d’acquérir une pratique irréprochable pour éliminer le maximum de bactéries.

Pour ce faire, voici quelques conseils.

  • Utilisez exclusivement une brosse à poils souples, longs et de section fine, même si vous avez aujourd’hui des « gencives en béton » ! Cela permet de nettoyer dents et gencives de la meilleure façon, sans les agresser, jusque dans les moindres recoins.
  • Exercez une pression douce.
  • Complétez le travail avec une brossette ou du fil dentaire.
  • Après rinçage, passez la langue sur toute la surface dentaire afin de vérifier qu’elle est bien lisse, c’est-à-dire débarrassée de toute impureté.
  • Renouvelez cette pratique après chaque repas. Toutefois, comme ce n’est pas toujours possible, il convient de ne jamais sauter le brossage du soir. C’est en effet pendant la nuit que les bactéries responsables de la formation de la plaque disposent le plus de temps pour se reproduire.

De cette manière, non seulement vous serez efficace, mais vous éviterez le déchaussement dentaire trop souvent provoqué par l’usage d’une brosse à poils durs et/ou l’exercice d’une pression excessive.

Quant au choix entre brosses manuelle et électrique, certains faits font opter plutôt pour la seconde solution :

  • La petitesse de la tête permet de nettoyer les zones les moins accessibles.
  • Le brossage est facilité, car tout le travail est fait par la tête, qu’il suffit de déplacer d’un endroit à l’autre.
  • La plaque dentaire est plus efficacement retirée.

Quelle que soit votre décision, changez de brosse ou de tête tous les trimestres, même si le coût est parfois quelque peu élevé, car votre santé est à ce prix !

Autre conseil : pratiquez le bain de bouche avec modération. Sur les quelque 700 types de bactéries présentes dans la bouche, seule une douzaine posent problème dès que l’hygiène bucco-dentaire n’est pas satisfaisante. Certaines publicités fortement médiatisées poussent à la pratique systématique du bain de bouche, immédiatement après chaque repas, arguant qu’ainsi presque toute la flore microbienne est ainsi éradiquée. À moyen et long termes, cette recommandation expose à l’effet inverse de celui escompté : physiologiquement, la prépondérance des bactéries non pathogènes suffit pour empêcher les bactéries opportunistes de s’exprimer ; si les bonnes bactéries sont en nombre insuffisant, les mauvaises ont alors le champ libre pour se répandre. Les bains de bouche doivent donc être réservés aux suites des soins bucco-dentaires afin de faciliter la stérilisation du foyer infecté (abcès) ou susceptible de l’être (fragilisé par la chirurgie).

Consultez votre dentiste régulièrement

Au moins deux fois par an quand l’examen dans la glace des gencives semble parfait. Plus fréquemment, autrement.

La présence de tartre est le signe qu’il faut prendre un rendez-vous sans tarder, car le simple brossage ne suffit pas à l’ôter.

Dans un futur proche, il sera certainement possible de réaliser un test qui, en une demi-heure seulement, identifiera lesquelles des onze souches bactériennes les plus pathogènes sont présentes sur les dents. Et donc, d’établir d’éventuels liens avec d’autres pathologies déjà actives.

Quant aux traitements, ils visent à stopper l’évolution des caries et de la parodontite. À ce jour, ils ne permettent pas de récupérer les pertes de tissu osseux et gingival.

  • Détartrage mécanique à l’aide d’une curette ou d’un instrument à ultrasons.
  • Surfaçage radiculaire : désinfection de la partie de la dent recouverte par la gencive pathologique.
  • Nettoyage des poches parodontales par laser.
  • Comblement des poches parodontales résiduelles avec de l’os synthétique.

Faites pratiquer un bilan médical en cas de maladies possiblement liées

En cas de parodontopathie avérée, il est également important de consulter un médecin afin de dépister le plus tôt possible, toute pathologie dont on sait qu’elle a un lien possible avec la plaque dentaire, et dont l’existence peut être supposée du fait de la coexistence d’autres facteurs de risque. Exemple : recherche d’un vieillissement artériel accéléré et d’un diabète de type 2 en cas de surpoids et/ou de régime alimentaire de type occidental.

Si les bénéfices des soins bucco-dentaires sont évidents au niveau local, on manque de visibilité scientifique au plan général. Toutefois, sont déjà attestées la réduction du risque de greffe infectieuse sur les valves cardiaques, ainsi que (chez l’homme), l’amélioration des symptômes prostatiques et la baisse du taux sanguin de PSA.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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