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Plaque dentaire : une bombe à retardement

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  • On ne suspecte pas la dangerosité de la plaque dentaireOn ne suspecte pas la dangerosité de la plaque dentaire

La plaque dentaire, tout le monde connaît. Mais à trop en entendre parler dans les publicités pour dentifrice, on ne suspecte plus sa dangerosité. Son activité bactérienne peut entraîner de graves maladies, non seulement buccales, mais affectant aussi tout le métabolisme. Obtenir le maximum d’informations concernant la plaque dentaire est donc primordial. Ce que nous vous proposons avec ce dossier.

Un peu de protéines salivaires, quelques résidus alimentaires principalement sucrés, une pincée de bactéries capables d’échapper aux défenses immunitaires. Mélangez le tout et laissez agir… Voici la recette parfaite pour réaliser un début de plaque dentaire en seulement 48 heures. Vous pouvez toutefois faire mieux encore : saupoudrez cela de sels de phosphate et de calcium, patientez, et vous obtiendrez une quantité de tartre très appréciable. À partir de là, vous assisterez à une cascade d’événements aussi surprenants que désagréables. D’abord au niveau local : inflammation puis destruction de la gencive, du cément, du ligament parodontal et de l’os alvéolaire, avec parallèlement déchaussement voire chute dentaire, caries, et parfois abcès local. Puis, au niveau général, diverses pathologies sérieuses dont le lien avec la plaque dentaire est encore trop mal connu : différents cancers et de nombreuses maladies cardiovasculaires.

une bombe facile à désamorcer

Une telle réaction en chaîne n’est possible que grâce au caractère insidieux de l’infection et de l’inflammation réactionnelle qu’elle induit. Ainsi, le passage à la chronicité reste longtemps indécelable aux yeux non avertis, de sorte que lorsqu’une maladie satellite éclate, les dégâts cellulaires et tissulaires sont importants, parfois irréversibles. Exemples : l’athérosclérose et la cancérisation.

C’est justement la discrétion avec laquelle les bactéries responsables agissent qui est à l’origine, jusqu’à ces toutes dernières années, de la méconnaissance de cet enchaînement des plus catastrophiques au sein du corps médical lui-même.

Les souches de bactéries impliquées dans la plaque dentaire sont peu nombreuses et très peu connues. De plus, leurs dénominations compliquées ne facilitent pas le travail de mémorisation : Aggregatibacter actinomycetemcomitans, Campylobacter rectus, Capnocytophaga spp., Eikenella corrodens, Eubacterium nodatum, Fusobacterium nucleatum, ...

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