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Plaque dentaire : une bombe à retardement

Article paru dans le journal nº 50 Acheter ce numéro
  • On ne suspecte pas la dangerosité de la plaque dentaireOn ne suspecte pas la dangerosité de la plaque dentaire

La plaque dentaire, tout le monde connaît. Mais à trop en entendre parler dans les publicités pour dentifrice, on ne suspecte plus sa dangerosité. Son activité bactérienne peut entraîner de graves maladies, non seulement buccales, mais affectant aussi tout le métabolisme. Obtenir le maximum d’informations concernant la plaque dentaire est donc primordial. Ce que nous vous proposons avec ce dossier.

Un peu de protéines salivaires, quelques résidus alimentaires principalement sucrés, une pincée de bactéries capables d’échapper aux défenses immunitaires. Mélangez le tout et laissez agir… Voici la recette parfaite pour réaliser un début de plaque dentaire en seulement 48 heures. Vous pouvez toutefois faire mieux encore : saupoudrez cela de sels de phosphate et de calcium, patientez, et vous obtiendrez une quantité de tartre très appréciable. À partir de là, vous assisterez à une cascade d’événements aussi surprenants que désagréables. D’abord au niveau local : inflammation puis destruction de la gencive, du cément, du ligament parodontal et de l’os alvéolaire, avec parallèlement déchaussement voire chute dentaire, caries, et parfois abcès local. Puis, au niveau général, diverses pathologies sérieuses dont le lien avec la plaque dentaire est encore trop mal connu : différents cancers et de nombreuses maladies cardiovasculaires.

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Une bombe facile à désamorcer

Une telle réaction en chaîne n’est possible que grâce au caractère insidieux de l’infection et de l’inflammation réactionnelle qu’elle induit. Ainsi, le passage à la chronicité reste longtemps indécelable aux yeux non avertis, de sorte que lorsqu’une maladie satellite éclate, les dégâts cellulaires et tissulaires sont importants, parfois irréversibles. Exemples : l’athérosclérose et la cancérisation.

C’est justement la discrétion avec laquelle les bactéries responsables agissent qui est à l’origine, jusqu’à ces toutes dernières années, de la méconnaissance de cet enchaînement des plus catastrophiques au sein du corps médical lui-même.

Les souches de bactéries impliquées dans la plaque dentaire sont peu nombreuses et très peu connues. De plus, leurs dénominations compliquées ne facilitent pas le travail de mémorisation : Aggregatibacter actinomycetemcomitans, Campylobacter rectus, Capnocytophaga spp., Eikenella corrodens, Eubacterium nodatum, Fusobacterium nucleatum, Parvimonas micra, Porphyromonas gingivalis, Prevotella intermedia, Streptococcus intermedius, Prevotella nigrescens, Tannerella forsythia, Treponema denticola. Quant aux bactéries cariogènes, ce sont surtout Streptococcus mutans et S. sobrinus.

Négliger la plaque dentaire revient donc à tenir en bouche une bombe à retardement dont les effets dévastateurs seront non seulement physiques, mais aussi psychologiques. Les regrets qui pimenteront alors la souffrance, regrets qui ne seront que la manifestation d’une prise de conscience trop tardive, aggraveront d’autant plus le tableau qu’ils sont inutiles : la réalité est toujours ce qu’elle est, elle ne peut jamais être changée ne serait-ce que d’un iota, on ne peut que l’accepter pour la dépasser.

Un tel scénario catastrophe est pourtant facilement évitable par le biais de la prévention, primaire comme secondaire. (On parle de prévention primaire lorsque l’on cherche à éviter l’émergence d’une maladie après la découverte de certains facteurs de risque, et de prévention secondaire lorsque l’on veut ralentir l’évolution d’une maladie déclarée. Dans les deux cas, c’est en agissant avant tout sur les facteurs de risque que l’on est efficace.)

  • Sortir de l’ignorance en allant à la recherche des informations nécessaires.
  • Consulter un médecin nutrithérapeute ou naturopathe afin d’être soutenu dans la mise en pratique des conseils les mieux adaptés et de parvenir à une hygiène disciplinée et sereine.
  • Demander un bilan médical dès que la maladie gingivale est installée : le but est de détecter les éventuelles complications à distance de la sphère buccale, avant même leur émergence au plan ­clinique.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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