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Effets indésirables :
le vrai visage de la chimio

Article paru dans le journal nº 3 Acheter ce numéro

Les chimiothérapies anticancéreuses exposent à des effets secondaires ou/et à des complications qui sont en rapport direct avec leur mode d’action spécifique. Si certains patients ne manifestent que des effets mineurs, d’autres semblent attirer les complications en chaîne. C’est probablement à cause de ce type de témoignages véridiques mais non systématiques que la chimiothérapie anticancéreuse est tant redoutée.

La majorité des substances aujourd’hui utilisées affectent les cellules se reproduisant rapidement, les cellules cancéreuses d’une part, mais aussi la muqueuse intestinale (qui normalement se régénère intégralement tous les six jours !), les trois lignées sanguines (globules rouges, blanc et plaquettes) et le cuir chevelu.

De cet effet diffus de la chimiothérapie se déduisent les risques suivants :

  • Une mucite, c’est-à-dire une inflammation des muqueuses digestives, depuis la bouche jusqu’aux intestins. Elle peut être responsable de nausées avec ou sans vomissements, d’une diarrhée ou d’une constipation, d’une aphtose buccale, d’une incapacité à boire ou à s’alimenter, d’une malnutrition voire d’une dénutrition qui pénalise considérablement le pronostic vital.
  • Une anémie plus ou moins sévère, responsable de fatigabilité et d’essoufflement au moindre effort, de baisse des chiffres tensionnels notamment debout avec possibilité de troubles de l’équilibre et de chute (parfois compliquée de fracture), de dépression réactionnelle…
  • Une chute des globules blancs, exposant à des infections dont la sévérité parfois exige l’isolement en chambre stérile.
  • Une baisse des plaquettes, exposant aux hémorragies.
  • Une baisse importante de l’immunité, parfois responsable de l’émergence de tumeurs secondaires.
  • Une aplasie, se traduisant par une raréfaction de la moelle osseuse ayant pour conséquence la baisse simultanée des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes.
  • Une toxicité au niveau des grandes fonctions : cardiaque, hépatique, pulmonaire, neurologique et rénale. Le plus souvent transitoire, elle est quelquefois définitive, comme une ataxie cérébelleuse (c’est-à-dire un manque de coordination fine des mouvements), essentiellement due à une lésion du cervelet.
  • Une chute des cheveux qui peut altérer profondément l’image de soi.
  • Une baisse de la libido, une anorgasmie.
  • Un tableau dépressif avec incapacité à se détendre, à prendre du plaisir, à se projeter dans l’avenir.
  • Une altération de la mémoire, une difficulté à focaliser son attention, une maladresse inhabituelle.
  • Des effets nocifs sur une grossesse débutée au cours de cette période.

Effets indésirables spécifiques selon les traitements

Alkéran, Caryolysine, Chloraminophène, Endoxan, Holoxan
Les moutardes azotées n’ont pas d’antidote, ce qui compromet particulièrement l’avenir des personnes victimes d’un surdosage. Par ailleurs, leur utilisation à long terme expose à l’émergence d’une leucémie aiguë…

Endoxan, Holoxan

Du fait, d’une part, de leur incapacité à provoquer le suicide des cellules cancéreuses (apoptose) et, d’autre part, de l’existence d’enzymes de réparation de l’ADN, ces cytotoxiques alkylants monofonctionnels exposent à l’émergence de malformations de cet ADN et par-là, à celle de cancers induits par la chimiothérapie elle-même (par exemple, leucémies chimio-induites au cours de la maladie de Hodgkin).

Carboplatine, Cisplatine, Oxaliplatine

Les dérivés du platine peuvent créer de fortes déplétions en magnésium. Du fait de leur toxicité rénale, ils empêchent la réabsorption normale du magnésium. L’hypomagnésémie qui s’installe alors après plusieurs cures de chimiothérapie, passe longtemps inaperçue mais peut se révéler brutalement par une complication comme une crise d’épilepsie généralisée ou un trouble du rythme cardiaque sévère (torsade de pointe) pouvant entraîner le décès.

Alimta, Ledertrexate, Méthotrexate, Tomudex

Ces antifoliques nécessitent la correction rapide de la forte déplétion en vitamine B9 qu’ils génèrent. Ils sont à manipuler avec grande précaution chez les sujets épileptiques ou ayant des antécédents convulsifs.

Targretin, Vesanoïd

Ces différenciateurs peuvent induire une pancréatite aiguë par élévation importante des triglycérides sanguins ou des accidents hypoglycémiques en cas de diabète traité par un sulfamide hypoglycémiant.

La thalidomide

Elle peut induire des atteintes nerveuses ou des phlébites parfois compliquées d’embolies.

ImmuCyst

« L’administration intravésicale du BCG provoque une réponse inflammatoire dans la vessie et a souvent été associée à une fièvre, une hématurie, pollakiurie ou une dysurie transitoires. Ces réactions pourraient être en quelque sorte la preuve que le BCG suscite bien la réponse souhaitée, mais une surveillance attentive de l’appareil urinaire est nécessaire. »

Si les accidents restent rares (moins de 1 %), ils sont dramatiques : pneumonie, miliaire à BCG, hépatite, choc septique… toujours avec une fièvre au moins.

Des effets indésirables parfois en chaîne

Ces complications nécessitent l’utilisation de médicaments complémentaires qui peuvent eux-mêmes entraîner d’autres effets secondaires :

  • Les antinauséeux (Plitican, Primpéran, Vogalène) entraînent des manifestations de type parkinsonien, notamment dès que le patient dépasse les doses recommandées, ce qui est relativement fréquent. En effet, ces médicaments sont des neuroleptiques !
  • Les transfusions sanguines avec un risque minime mais non nul de greffe secondaire d’hépatite ou/et de VIH.
  • Les facteurs de croissance des globules rouges ou EPO (Aranesp, Eprex, NeoRecormon).
  • Les facteurs de croissance des globules blancs (Granocyte, Neulasta, Neupogen) peuvent entraîner des douleurs osseuses nécessitant la prescription d’antalgiques ordinaires (paracétamol sous forme d’Efferalgan, Doliprane dont on sait la possible toxicité hépatique).
  • Les androgènes (Nilevar en cas d’aplasie).
  • Les antibiotiques, voire antifongiques à la suite justement des traitements antibactériens…
  • Les chimioprotecteurs afin d’éviter la neutropénie c’est-à-dire la baisse d’une classe de globules blancs (les neutrophiles) exposant au risque infectieux, ou/et de diminuer la toxicité rénale (Éthyol), urinaire (Uromitexan), cardiaque (Cardioxane) ou encore d’éviter l’insuffisance rénale aiguë par élévation sévère de l’acide urique dans le sang (Fasturtec)…
  • Les modulateurs des antimétabolites (à base d’acide folique, forme active de la vitamine B9) : Elvorine, Folinoral, Lederfoline, Osfolate.
  • Les inhibiteurs de la décalcification osseuse (Arédia, Bondronat, Clastoban, Didronel, Lytos, Ostepam, Zometa) afin d’éviter une ostéoporose et de limiter le risque fracturaire peuvent entraîner un tableau pseudo-grippal.

La chimiorésistance

La chimiorésistance une complication redoutable. Lorsque la chimiothérapie cytotoxique classique a échoué, une autre est alors entreprise avec des produits plus récents, souvent réservés à l’usage hospitalier. On voit alors apparaître un phénomène de chimiorésistance (les traitements font de moins en moins d’effet).

Celle-ci relève de deux grands types de causes :

  • Du fait que la majorité des substances utilisées visent les cellules les plus immatures, celles-ci d’une part sont impuissantes sur les cellules périphériques de certains cancers et d’autre part sont incapables de pénétrer au cœur de ces tumeurs où sont les cellules qui leur sont sensibles.
  • Les cellules cancéreuses sont capables de développer des mécanismes de défense contre les molécules qui sont dirigées contre elles. Par exemple, la pénétration du médicament est empêchée ou celui-ci est efficacement éliminé… Les mécanismes de défense des cellules cancéreuses envers la chimiothérapie sont en fait très nombreux. Ils révèlent une intelligence supérieure à un niveau microscopique !

Il serait peut-être intéressant de se poser la question suivante : Que signifie cette volonté cellulaire d’échapper à toute forme d’autorité, même si cela entraîne la mort ?

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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