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Les dents, des éléments vivants

Article paru dans le journal nº 69 Acheter ce numéro
  • Les dents, des éléments vivants

la dent est une structure spécifique extrêmement solide, irriguée et innervée, en perpétuelle évolution. Elle se structure en trois couches, de l’intérieur vers l’extérieur : la pulpe, la dentine et l’émail.

L’émail est la partie visible des dents, elle a un rôle de protection des couches intérieures. Elle est ainsi directement exposée au milieu bactérien de la bouche et à son pH. Sa structure est à 97 % minérale (de l’hydroxyapatite, un phosphate de calcium) et à 3 % de trame collagénique. La dentine, couche intermédiaire, a une proportion plus grande de trame de collagène (fabriqué grâce à l’eau, la vitamine C et le cuivre) et accueille le prolongement des odontoblastes (cellules qui bâtissent la dent). Ceux-ci sont présents en périphérie de la couche interne (pulpe) et actifs tout au long de la vie à fabriquer la dentine à un rythme déterminé par le niveau d’agression et les besoins. Quant à la pulpe, elle héberge la vascularisation, pour apporter les éléments nécessaires à sa structure et son fonctionnement et garantir de bons échanges, mais aussi l’innervation, pour transmettre les signaux sensitifs et y réagir.

Caries et déminéralisation

L’objectif de cette logistique est de préserver un état sain de la dent, afin qu’elle puisse accomplir sa mission en bouche. Sans ce système vivant, la dent se fragiliserait et risquerait de casser, auquel cas elle deviendrait inutile. Une dévitalisation n’est d’ailleurs souvent envisagée que lorsque la dernière couche est atteinte, et l’on tentera d’agir au préalable pour éviter cela, en stoppant par exemple une carie avant qu’elle ne prenne cette ampleur.

Souvenons-nous que le microbiote de la bouche est fonction du pH, et que plus ce dernier diminue, plus certaines bactéries sont opportunément remplacées par d’autres – l’équilibre sain et protecteur est alors corrompu. La fameuse plaque dentaire, composée entre autres de ces bactéries et de tarte, sera alors plus ou moins agressive pour la structure des dents. En effet, certaines souches vont produire plus d’acide, ce qui entraînera une dissolution des minéraux de l’émail (plus le pH diminue, plus le phosphate de calcium est soluble), et créer une brèche dans laquelle elles vont progresser, perpétuant cette déminéralisation jusqu’à ce qu’on les arrête (généralement à l’atteinte de la dentine, car c’est douloureux). Une réaction inflammatoire importante causée par ces bactéries buccales pourra même faire progressivement perdre l’attache de la dent à la mâchoire (maladie parodontale). À l’inverse, une hausse du pH augmente la précipitation des composants minéraux. Il convient donc, une fois de plus, d’insister sur l’importance du pH salivaire dans la santé de la bouche.

La fonction crée l’organe


Une stimulation mécanique indique au corps le besoin d’orienter les processus de construction et de réparation là où c’est nécessaire. Consommer en excès des aliments mous, en purée ou liquides n’encourage pas la solidité des structures dentaires. Cela pourrait même participer à l’accélération de la fonte de l’os alvéolaire. Intégrer une part d’aliments croquants à son régime, même des légumes crus grossièrement taillés, est donc profitable.

Le sucre blanc, ennemi avéré

Rappelons la première recommandation d’hygiène bucco-dentaire : limiter les facteurs favorisant le déséquilibre du milieu. Ainsi le tabac, l’alcool et les boissons sucrées (sodas, sirops, jus de fruits – très acides –, eaux aromatisées) sont à éviter, en particulier en dehors des repas. Les jus « naturels » n’échappent pas à ce rejet ; on préférera l’eau claire. On ne grignotera pas non plus, pour ne pas encourager une modification du pH lorsque le milieu essaie de se basifier, et on privilégiera les aliments complets plutôt que les raffinés, en particulier pour les céréales qui, dépourvues de leur enveloppe, deviennent du sucre rapidement dissolu. Le sucre blanc est d’ailleurs à bannir en priorité. Enfin, un brossage consciencieux des dents et un détartrage régulier sont conseillés, tout comme un dépistage annuel chez le dentiste.

D’autres points d’action 
plus globaux

Premièrement, il faut considérer l’état circulatoire tant dans la qualité des parois vasculaires, en adoptant des sources régulières de polyphénols, de vitamine E et d’oméga-3 (ALA et EPA), que dans de la dilatation capillaire, aussi régulée par le système neurovégétatif. Les stress répétés orienteront le système sympathique à redistribuer le sang prioritairement aux muscles et au cerveau. Il est d’ailleurs mis en avant par de nombreuses études dans la prévalence de caries. On préfèrera aussi une alimentation vivante pour assurer des apports d’oligo-éléments (utiles au fonctionnement des dents) ou une complémentation périodique. Une surveillance s’impose dans les régimes restrictifs et en cas de végétarisme/végétalisme pratiqués de manière imprudente – cela peut carencer l’organisme en protéines, or elles sont indispensables à la création et à l’entretien des structures du corps.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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