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Alzheimer le fléau du XXIe siècle

Article paru dans le journal nº 19 Acheter ce numéro

Cette maladie neurodégénérative grave concerne de plus en plus de personnes âgées. Une augmentation inquiétante car on cerne mal les causes de la maladie et on ne sait pas la soigner. Dans ce hors-série, nous faisons le point sur les façons de la prévenir et d’atténuer les symptômes à l’aide de remèdes naturels.

De toutes les maladies dégénératives, la maladie d’Alzheimer est devenue en quelques années celle qui inquiète le plus. Elle concernerait 26 millions de personnes dans le monde et 850 000 en France. Et, chaque année, plus de 160 000 nouveaux cas sont diagnostiqués dans l’Hexagone. Si la progression de la maladie continue au rythme actuel, à l’horizon 2050 on dénombrera 11 millions de cas en Europe chez les personnes de 75 ans et plus…

Au-delà des chiffres, la maladie inquiète car elle signifie pour le patient une fin de vie dans un état de dépendance totale. Dans la grande majorité des cas, les troubles de la mémoire inaugurent la maladie d’Alzheimer. Ces manifestations souvent assimilées à des distractions finissent par s’en distinguer, non seulement par leur pérennité, mais plus encore par leur lente aggravation.

Les deux formes de la maladie

Les lésions du cerveau sont de deux types :

  • Une forme familiale d’apparition précoce, liée dans un certain nombre de cas à des variances génétiques. Elle ne représenterait que 5 % de l’ensemble des cas enregistrés.
  • Une forme sporadique très commune, plus tardive, et frappant d’autant plus qu’on avance en âge. Au-delà de 75 ans, il semble que la maladie se traduise par des lésions du cerveau spécifique.

Une dégénérescence particulière
du cerveau

Aujourd’hui, l’IRM (imagerie par résonance nucléaire) permet de mieux visualiser les lésions cérébrales. Dans un premier temps, celles-ci ne concernent que la partie interne des lobes temporaux et les hippocampes, deux zones fortement impliquées dans les processus de mémorisation. Puis elle gagne d’autres structures, notamment le cortex frontal et pariéto-temporal. C’est alors qu’apparaissent les autres signes de la maladie. Cette atrophie représente une perte de 8 à 10 % en poids du cerveau en dix ans alors qu’elle n’est que de 2 % chez le sujet sain.

Deux altérations majeures

Au microscope, on observe deux altérations :

  • La formation de plaques en dehors des cellules nerveuses constituées par l’accumulation de peptides bêta-amyloïdes (PbA). Cette protéine, qui est le produit du clivage anormal d’une glycoprotéine située dans la membrane des cellules nerveuses, s’accumule alors en formant d’abord des agglomérats de deux ou trois molécules, avant de se transformer en plaques. Le réseau par lequel passent toutes les informations nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme est ainsi progressivement altéré.
  • La constitution de microfibrilles à l’intérieur des cellules nerveuses. La protéine tau est indispensable à la stabilisation des microtubules qui constituent le « squelette » de la cellule par lequel s’effectue le transport des informations depuis le corps de la cellule jusqu’aux cellules voisines, par l’intermédiaire de l’axone (prolongement cylindrique de chaque neurone). La protéine s’agglutine et donne naissance aux neurofibrilles que le Dr Alz-heimer a été le premier à observer, neurofibrilles qui, peu à peu, bloquent le flux axonal et condamnent les cellules à une mort prématurée.

Les conséquences de ces dysfonctionnements

  • Une baisse de l’utilisation du glucose au niveau cérébral. L’apathie observée dès les premiers temps de la maladie en est probablement la principale manifestation clinique.
  • Une production accélérée de radicaux libres, d’autant plus que la production cellulaire d’antioxydants est ralentie – notamment celle de glutathion.
  • Une inflammation en lien à la fois avec la production non régulée de radicaux libres et celle de cytokines inflammatoires (médiateurs produits par la cellule).
  • Une baisse de la production de certains neurotransmetteurs, notamment noradrénaline et sérotonine…
  • En fait, ces différents phénomènes interagissent entre eux et se potentialisent. Ainsi, après une première période au cours de laquelle la maladie évolue peu, elle s’emballe pour aboutir à la mort du patient.

Une maladie encore mal cernée

À ce jour, aucune cause précise n’a été identifiée, tandis que plusieurs facteurs semblent prédisposer à cette dégénérescence.

Les facteurs de prédisposition

  • Des mutations génétiques ont été retrouvées dans les cas familiaux. Les personnes qui en sont porteuses et dont un parent a souffert de la maladie d’Alzheimer ont un risque trois fois plus élevé de présenter des troubles de la mémoire ou/et de la vision !
  • Un terrain inflammatoire chronique, même a minima (comme au cours du diabète, de la maladie rhumatoïde). Être diabétique de type 2 avant 65 ans double le risque de développer la maladie. Des troubles métaboliques comme l’hypercholestérolémie, notamment quand ils surviennent dès la quarantaine, peuvent également constituer un facteur aggravant.
  • L’hyper ou l’hypothyroïdie chez les femmes.
  • Un antécédent de dépression nerveuse, de stress post-traumatique, de traumatisme crânien.
  • Des troubles du sommeil de longue date accéléreraient l’accumulation des plaques de peptide bêta amyloïde.
  • Des facteurs environnementaux. Si la thèse est réfutée par les autorités sanitaires, les liens avec une exposition à l’aluminium et au mercure ont été mis en évidence. Tout comme le fait d’habiter à proximité d’une ligne à haute tension.
  • Nos régimes alimentaires sont en cause. Trop riches en acides gras saturés et pauvres en oméga 3 ainsi qu’en vitamines et en minéraux essentiels, ils favorisent la maladie.

Si cette maladie inquiète, c’est aussi et surtout parce qu’on ne sait pas bien la soigner. En médecine allopathique, les quelques médicaments qui existent peuvent avoir de redoutables effets secondaires. Du coup, certaines pistes proposées par la médecine alternative commencent à faire connaître leurs résultats. En les choisissant bien (voir les autres articles du dossier), il est possible d’améliorer la vie du malade, notamment au cours des deux premières phases de la maladie.

La fausse bonne piste du Dr Alzheimer

Le Dr Aloïs Alzheimer (1864-1915), psychiatre, neurologue et neuropathologiste allemand, a décrit le premier cas de cette maladie. Fin 1901, il avait reçu une femme de 51 ans présentant un tableau typique de démence, une affection jamais décrite jusqu’alors à un si jeune âge. Lorsque celle-ci mourut au printemps 1906, il découvrit des fibrilles dans son cerveau, une anomalie inconnue. Dans les années qui suivirent, d’autres médecins décrivirent des cas similaires. Aussi, pendant des décennies, on pensa que la maladie d’Alzheimer, ne concernait que des personnes de la cinquantaine. Aujourd’hui, on sait que ce type de dégénérescence du cerveau commence au contraire le plus souvent après 65 ans.

Les trois stades de la maladie

Au fur et à mesure de son évolution, la maladie prend trois formes :

  • La forme légère au cours de laquelle les problèmes de mémoire dominent. Ils s’accompagnent souvent d’une dépression plus ou moins marquée ou d’une indifférence au monde. L’autonomie est très peu affectée à ce stade.
  • La forme modérée, caractérisée par des troubles invalidants, tant au niveau de la mémoire que de l’orientation temporo-spatiale. Y sont associées une aphasie (trouble du langage), une agnosie (impossibilité de reconnaître les objets), une apraxie (désorganisation des gestes) et une altération de l’autonomie. À l’occasion d’une soudaine prise de conscience, le malade peut tenter de se suicider.
  • La forme sévère, marquée par des troubles majeurs de la mémoire, un langage considérablement réduit, des épisodes délirants quotidiens, une agressivité et une agitation croissantes. Comme l’apraxie s’aggrave elle aussi, les chutes sont plus fréquentes et leurs conséquences nettement plus graves.

Les médecins traitants sur la défensive

Une étude récente a éclairé d’un jour nouveau le retard au diagnostic, notamment des formes légères. En interrogeant une population de médecins généralistes, on s’est rendu compte que seulement un peu plus de la moitié d’entre eux utilisent les tests cognitifs de dépistage. De plus, ils opposent à cette pratique leur manque de temps, leur peur d’annoncer à leurs patients la maladie et, surtout, leur confiance limitée dans l’efficacité, voire l’utilité, des médicaments actuellement à leur disposition !

Qu'appelle-t-on démence ?

D’après les critères définis dans le manuel de diagnostic des troubles mentaux établis par l’Association américaine de psychiatrie, le tableau de la démence comporte des troubles plus ou moins importants tels que :

  • des pertes de mémoire : amnésie des faits récents, puis anciens ;
  • des troubles de l’organisation et dans l’exécution d’une tâche complexe, comme de régler une facture par chèque  ;
  • un appauvrissement progressif du vocabulaire ;
  • des troubles de la coordination des mouvements ;
  • une perte des repères, comme de ne plus comprendre la signification des panneaux routiers, de ne plus reconnaître un visage familier.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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