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Virus courants : un boulevard pour de nouvelles maladies ?

Article paru dans le journal nº 59 Acheter ce numéro
  • L'urbanisation en zone tropicale, une source potentielle de pandémies.L'urbanisation en zone tropicale, une source potentielle de pandémies.

Une grande partie de la population héberge, sans le savoir généralement, de nombreux virus à l’état latent. Or ceux-ci peuvent un jour devenir actifs – selon différents facteurs, liés à  l'environnement, à la vaccination, à la constitution génétique de leurs porteurs… On les soupçonne à présent d’être liés à nombre de maladies chroniques invalidantes.

Une infection froide, dite aussi « à bas bruit », commence souvent par un incident anodin à première vue. Une petite poussée de fièvre, une fatigue persistante, une douleur articulaire ou musculaire récurrente, une paupière qui sautille toute seule, des arythmies, des vertiges, des rougeurs cutanées, etc. On pourrait rallonger la liste presque à l’infini tant les manifestations peuvent varier d’un individu à l’autre. Mais, avec le temps, « ça » va s’installer et s’aggraver, quelques fois très rapidement, d’autres fois plus lentement, tantôt avec un symptôme unique, tantôt avec plusieurs.

Derrière les maladies « classiques », aux premiers rangs des causes de mortalité (cancers, cardiopathies et maladies dégénératives), pointent désormais des maladies chroniques, aux contours beaucoup plus flous, complexes à identifier et plus encore à traiter. Elles ont pour noms syndrome de fatigue chronique, maladie auto-immune, hypersensibilité chimique multiple, hypersensibilité électromagnétique, maladie de Crohn… mais aussi troubles du comportement, schizophrénie ou encore maladie de Parkinson.

Une capacité d’adaptation lente

Ces dernières années, la médicamentation forcenée, les vaccinations à l’aveugle, sans compter le développement de nombreux facteurs environnementaux délétères (pollution chimique et électromagnétique…) ont été propices à l’affaiblissement des organismes, tandis que, de leur côté, les germes pathogènes élevaient leur niveau de résistance. Les hôpitaux en savent quelque chose : les maladies nosocomiales ont proliféré au point de toucher aujourd’hui 1 patient sur 20 et de causer 3 000 à 5 000 décès annuels. Faut-il alors encore s’étonner que nous, humains, à la capacité d’adaptation biologique relativement lente, nous retrouvions en position de plus grande vulnérabilité face à des virus et des bactéries aux capacités d’adaptation, d’association et de recombinaison infiniment plus rapides ?

La médecine admet que des virus peuvent favoriser des cancers (ex. : le papillomavirus à l’origine du cancer du col de l’utérus, les hépatites B et C à l’origine du cancer du foie, etc.), mais elle détourne encore le regard des autres conséquences possibles, notamment les affections du système nerveux, les maladies dégénératives, cardiovasculaires ou métaboliques. Or de nombreux virus, tel l’herpès, hébergés par une grande partie de la ...

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