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Virus courants : des bombes à retardement

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  • Nos virus communs, pas si inoffensifs.Nos virus communs, pas si inoffensifs.

On s’alarme facilement aujourd’hui de la grippe, ou des risques de pandémies incontrôlables liées au SRAS ou à Ebola. On oublie que les virus qui nous habitent, tels les herpèsvirus HSV-1 ou Epstein-Barr, peuvent être responsables de nombreux problèmes de santé. Mais au fait, comment ça marche un virus ? Tour d’horizon de ces discrets pyromanes.

On s’était tant bien que mal fait à l’idée d’être « colonisés » par des bactéries, et voilà qu’il faut y ajouter les virus ! Mais que cela ne vous effraye pas ; nous en sommes tous porteurs depuis la nuit des temps. Heureusement, chez la plupart des gens, règne une sorte de symbiose au sein de ce virobiote, permettant à chaque virus de vivre sa vie sans être préjudiciable à l’autre. Quelques fois même, des interactions positives en résultent.

Des virus qui s’incrustent

Si tout le monde connaît aujourd’hui les virus de la grippe, des hépatites B et C ou du VIH à cause des infections aiguës (et des décès) qu’ils occasionnent, il en existe de plus communs dont on parle assez peu. Ils s’appellent herpèsvirus, cytomégalovirus, papillomavirus, coronavirus, adénovirus… et ont pour particularité de ne déclencher, le plus souvent, que des symptômes à peine audibles lors de la primo-infection. Au pire, les signes se rapprochent de ceux d’une « petite » grippe, avec laquelle ces virus sont d’ailleurs souvent confondus. Rien de grave, en somme, serait-on tenté de penser. Sauf que ces virus ont une fâcheuse tendance à taper l’incruste. Que vous ayez ou non perçu leur irruption dans votre organisme, une fois qu’ils y sont, ils y demeurent. Capables d’une grande discrétion pendant des années, ils déclenchent parfois, généralement en association avec d’autres facteurs – dont des bactéries ou des parasites « partenaires » –, des dégâts plus ou moins graves.

Le rôle central de la bouche

Nous nous accommodons généralement assez bien de nos virus. Ils ont co-évolué et développé des interactions complexes vers un vivre-ensemble dont on trouve des répercussions sur le développement et les caractéristiques des espèces, parallèlement aux critères évolutifs classiquement admis. Les virus que nous abritons sont nombreux, et pas encore tous identifiés. La bouche, principale porte d’entrée et carrefour avec les voies respiratoires et digestives, semble jouer un rôle central dans « l’accueil » et la circulation des virus et des bactéries. Là se logent Epstein-Barr et d’autres herpèsvirus, des coronavirus (SRAS), le virus respiratoire syncytial (VRS), le cytomégalovirus, des adénovirus et des virus de la famille des influenzas.

Des infections aux virus non déterminés

Les virus les plus meurtriers – influenzas, variole, rage –, responsables de dizaines de millions de morts, sont mieux contenus de nos jours. Mais, dans ...

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