Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Le diaphragme : un douanier aux multiples fonctions (III)

Article paru dans le journal nº 89 Acheter ce numéro
  • Le rôle de cloison du diaphragme en fait un lieu essentiel de communicationLe rôle de cloison du diaphragme en fait un lieu essentiel de communication

Située au centre du corps, cette masse musculaire à l’allure d’un parachute se contracte et se relâche au rythme de la respiration, animant ses voisins au tempo de son mouvement perpétuel. Il bouge… plus ou moins bien. C’est alors que suivent tant de fonctions organiques pour lesquelles un soin particulier consacré au diaphragme s’impose comme le premier remède. Dossier partie III

Le rôle de cloison du diaphragme en fait un lieu essentiel de communication entre les éléments anatomiques des deux cavités qu’il sépare : la cavité thoracique et la cavité abdominale. La fluidité de ces échanges dépend de la souplesse du diaphragme.

Orifices naturels ou hiatus

Le diaphragme comporte alors des orifices naturels qui permettent le passage d’organes ou de vaisseaux d’une cavité à l’autre. Par ces orifices transitent la circulation sanguine et lymphatique de l’abdomen et des membres inférieurs, le bol alimentaire et des messages nerveux. L’activité du diaphragme a des conséquences pour chacun.

Parmi les onze orifices, présentons-en trois avec une approche fonctionnelle :

L’orifice aortique où passent l’aorte et le conduit thoracique. Ce vaisseau important assure le retour lymphatique essentiel au système immunitaire et aux processus cicatriciels. À l’inverse du réseau sanguin dont la distribution est propulsée par la pompe cardiaque, l’orifice aortique ne bénéficie que des mouvements de l’individu au moment de l’action des valvules lymphatiques (qui empêchent le reflux), et aux variations de pression dans la cavité thoracique pendant l’inspiration pour faire progresser son contenu (la lymphe). En ce sens, la sédentarité est néfaste, profilant une stagnation de ce fluide, et pénalisant ainsi l’amplitude et la souplesse diaphragmatiques. Les va-et-vient du diaphragme encouragent le passage de la lymphe d’une cavité à l’autre. Sa crispation abroge cette condition et entretient alors des encombrements lymphatiques délétères. Cela peut-être une des influences qui majorent les pathologies infectieuses ou mucogènes. La mucose est une catégorie d’humeurs déterminant le type de prise en charge pour l’élimination en naturopathie, combinant des plantes dépuratives qui libèrent et revitalisent les émonctoires associés avec des règles hygiénistes : la limitation des colloïdes et l’apport des cofacteurs dans l’alimentation, la respiration profonde, la mobilisation musculo-­squelettique par ­l’activité physique.

L’ orifice de la veine cave inférieure où passent cette veine abdominale ainsi que le nerf phrénique droit. Le sang veineux de l’abdomen et du bas du corps chemine par cette voie et ne profite pas de l’énergie de la pompe cardiaque qui envoie le sang via les artères. Les veines ramènent celui-ci pour être retraité en faisant un passage par les organes filtres, tel le foie. Cette remontée veineuse repose sur la qualité de la gaine circulatoire, la capacité émonctorielle hépatique, le mouvement de l’individu et l’effet de « pompe » du diaphragme. Une crispation de ce muscle répercute une pression importante sur le réseau veino-­lymphatique bas par un effet de goulot d’étranglement au niveau du hiatus. Les lourdeurs circulatoires sont souvent prises en charge par des collants de contention et, parfois, une médication à visée fluidifiante sanguine peut être proposée. C’est une approche anti-­symptomatique qui soulage, mais qui ne résout pas la cause et rend l’individu dépendant de ces outils qui peut voir sa condition se détériorer en leur absence.

L’orifice œsophagien où passent l’œsophage, des nerfs pneumogastriques et les nerfs vagues. Outre les sensations digestives (difficulté de déglutition), la coordination des muscles lisses pour le péristaltisme visant à brasser et faire progresser le bol alimentaire peut être perturbée, tout comme l’information sécrétoire délivrée par les nerfs s’ils sont intempestivement comprimés. Les chambardements digestifs ne sont pas uniquement dus à la pression abdominale.

Hernie hiatale et diaphragme spasmé

Cette pathologie est caractérisée par un déplacement d’une partie de l’estomac dans la cavité thoracique à travers l’orifice œsophagien. La rigidité du diaphragme semble en être un facteur majeur. Des médicaments anti-acides pour prévenir l’ulcération sont proposés au long cours. Ils doivent être administrés sur de courtes périodes ; d’autres solutions, comme la poudre de lithothamne, peuvent tamponner l’acidité de tels reflux.

Jambes lourdes : la « vraie » prévention

Prévenir ce phénomène consiste à renforcer la qualité de la gaine veineuse, avec l’apport d’OPC (oligo-proanthocyanidines), des antioxydants présents dans les fruits et légumes colorés rouge, orange, violet…, et de silice biodisponible comme dans la prêle des champs (Equisetum arvense). Il est indispensable de proposer une activité physique adaptée. Il faut évidemment vérifier l’encombrement du foie, utiliser si besoin des plantes drainantes voire hépato-régénérantes, comme le chardon-Marie qui améliore, par ailleurs, la fluidité portale. Il faut œuvrer surtout pour le relâchement du diaphragme et mettre en place des solutions causalistes antiblocage. Les priorités sont : rétablir l’équilibre neurovégétatif et permettre l’apprentissage de la gestion du stress. Des plantes phlébotoniques comme le fragon épineux peuvent compléter ce travail mais elles seront vaines si utilisées seules.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique jambes lourdes OPC diaphragme hernie hiatale lithotamme

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous