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Ostéothaï, l’énergie en fusion

Article paru dans le journal nº 54 Acheter ce numéro
  • Une séance d'ostéothaï se pratique au sol sur un patient habillé et est souvent comparée à une danse ou à un yoga à deux.Une séance d'ostéothaï se pratique au sol sur un patient habillé et est souvent comparée à une danse ou à un yoga à deux.

L’ostéothaï est la rencontre du massage thaï traditionnel et de l’ostéopathie moderne. Elle combine la puissance des techniques énergétiques thaï et la précision du toucher ostéopathique. Ensemble, elles prennent en compte l’individu dans sa globalité pour libérer petites tensions et gros blocages, tant physiques qu’émotionnels.

Le massage thaï est le fruit d’une synthèse millénaire entre pratique énergétique chinoise et yoga indien. Les moines bouddhistes l’ont toujours utilisé pour entretenir leur corps avant et après leurs longues heures de méditation. Dans son histoire, bien plus ancienne que sa reconnaissance actuelle en France, l’ostéopathie emprunte aux techniques de manipulation douce et au pouvoir guérisseur de la main qui écoute. De ces deux disciplines métissées naît aujourd’hui l’ostéothaï.

Toucher devient un art

Les longs étirements musculaires s’associent à la recherche précise et patiente des zones où le corps a perdu en mobilité. La séance, qui se pratique au sol sur un patient habillé, durant une heure et demie en moyenne, est souvent comparée à une danse ou à un yoga à deux, car la connexion entre donneur et receveur est ici centrale. Toucher devient un art et le massage un outil de guérison, dans un soin hybride et universel qui fait la part belle à la réflexologie et à la méditation.

Avec ses mains, mais aussi ses pieds, ses coudes et même ses genoux, le praticien travaille le long de l’axe vertébral, du crâne au sacrum. La colonne est notre armature. Elle assure notre équilibre et notre verticalité. De la colonne vertébrale dépend notre capacité à aller de l’avant et à tenir debout... y compris dans la tête. Elle est reliée à toutes nos structures internes, qu’elles soient osseuses, musculaires, fasciales, viscérales ou nerveuses.

L’ostéothaï va au contact de la dure-mère, cette membrane fibreuse et rigide qui entoure le cerveau, la moelle épinière et les racines des nerfs crâniens et spinaux, et dans laquelle peuvent résider des stases énergétiques, responsables de dysfonctionnements variés.

Toute énergie bloquée qui se libère agit comme un carburant pour l’organisme, qui va puiser dedans pour reprendre des forces. Ce rééquilibrage spontané se nomme homéostasie : une intelligence détenue par notre corps pour assurer son propre maintien. Ne sous-estimons pas ces poches d’énergie disponible, qu’un massage profond permet alors de percer en douceur.

Un regain de vitalité

L’ostéothaï repose sur la biomécanique, l’articulation naturelle des chevilles, des genoux, de la zone coxo-fémorale ou encore des épaules. Pour leur redonner de la mobilité, elle travaille autour de l’articulation, sur les tendons et les tissus conjonctifs, rarement sur l’articulation proprement dite. Carrefours du corps, les articulations peu souples s’encrassent et font souffrir. Les dénouer chasse les toxines et apporte un regain de vitalité.

L’ostéothaï agit également au niveau viscéral et des liens avec le bassin. Les tensions de l’abdomen sont souvent responsables de problèmes structurels (douleurs lombaires, raideurs), de désordres digestifs ou de blocages émotionnels.

La routine ostéothaï pour les organes internes s’appuie sur l’approche orientale du hara, le point de gravité du corps, considéré par les Chinois et les Japonais comme le centre vital. La manipulation viscérale exige une qualité de présence et une précision anatomique que le massage thaï et l’ostéopathie, conjugués, optimisent.

Vivre à pleins poumons

L’ostéothaï possède aussi une action sur le souffle en libérant le mouvement primaire de la respiration : le rythme expansion-contraction que l’on retrouve dans tout organisme vivant, de la pulsation cardiaque au déplacement d’une méduse. Vivre en bonne santé, c’est vivre à pleins poumons. Le processus respiratoire soutient les systèmes neurologique, cardiovasculaire, musculo-squelettique ou psychique.

Bien plus qu’une mécanique restreinte aux seuls poumons, l’ostéothaï dresse un pont entre nos états physique, émotionnel et mental. Les mouvements et balancements de la cage thoracique déverrouillent le médiastin, cette zone fortement vascularisée qui contient notamment le cœur et l’œsophage. Comme le diaphragme, le médiastin est un cylindre qui a tendance à encapsuler le souffle et a besoin d’être régulièrement assoupli pour libérer l’amplitude respiratoire et les émotions qui vont avec.

Pour aller plus loin :

Méthode unique et originale, l’ostéothaï offre de nouvelles perspectives de traitement et passionne de plus en plus d’ostéopathes et de praticiens de massages bien-être à travers le monde, séduits par sa « boîte à outils » thérapeutique. Pour ses fondateurs, les ostéopathes français David Lutt et Arnaud L’Hermitte, la discipline permet d’adapter le massage aux besoins des patients occidentaux, en quête d’une détente personnalisée et d’une stratégie de santé préventive.


Formations : www.lulyani.com
Pour 1 heure 30 de séance, compter 80 euros.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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