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Traitement : la puissance du mental

Article paru dans le journal nº 68 Acheter ce numéro
  • Traitement : la puissance du mental

Il est admis depuis des siècles que l’esprit participe au processus de guérison. Ou, à l’inverse, l’en empêche, voire crée ou aggrave les problèmes de santé. Comment, dès lors, restaurer la sérénité du patient, propice à son autoguérison ?

Dès l’origine de la médecine et jusqu’à l’émergence de la science moderne, le soignant – quelle que fût son appellation – remettait son patient à Dieu après lui avoir prodigué les soins dont il était capable, car il était convaincu que la guérison ne pouvait avoir lieu sans qu’il n’y ait aussi l’intervention de l’esprit.

Que l’esprit participe au processus de guérison est donc une notion très ancienne, dont on trouve trace dans les livres sacrés. Notamment dans ce passage de l’Évangile selon Marc (XI, 23-24) : « En vérité je vous le dis, si quelqu’un dit à cette montagne : soulève-toi et jette-toi dans la mer, et s’il n’hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé. C’est pourquoi je vous le dis, tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera accordé. »

Le mental, capable d’un impact négatif

Il est aussi reconnu depuis longtemps que le mental peut impacter négativement la maladie par la production d’émotions délétères et de pensées limitantes.

À l’ère chrétienne, un soignant savait qu’un patient est une personne qui a perdu le contact avec la puissance guérisseuse de son esprit. Et qu’il ne pourrait rétablir ce lien essentiel en instruisant le patient si celui-ci n’était pas en capacité d’entendre cet enseignement et de le comprendre.

Afin de répondre tout de même à la demande du malade – le guérir –, le soignant devait alors interpeller la sagesse intérieure du patient malgré lui. Lorsqu’il y parvenait, la guérison semblait tenir du miracle, d’où l’appellation de thaumaturge qui lui était donnée.

Le soignant savait également que, dans le processus de guérison, les doutes n’ont pas leur place : c’est un fait, le moindre d’entre eux sape les possibilités de succès de n’importe quelle entreprise. Ce qui revient à dire que ce qui est considéré impossible est souvent le produit du manque de confiance en ses propres aptitudes à relever le défi qui est proposé…

Rompre le cercle vicieux et restaurer la sérénité

À l’opposé des pratiques d’enseignement en médecines traditionnelles, la formation conventionnelle occidentale n’apprend pas aux médecins que le processus de guérison repose sur le réveil puis l’écoute de la sagesse intérieure du patient.

Or elle seule est à même de reconnaître ce qui est le plus adapté pour que s’installe à nouveau une homéostasie physique et psychique. En tant qu’intercesseur auprès de cette sagesse, le placebo est donc un outil de choix, car il rompt le cercle vicieux dans lequel s’est installé inconsciemment le patient dès qu’il présente une affection chronique.

Cependant, même les remèdes les plus efficaces peuvent s’avérer inopérants si le climat intérieur du patient n’est pas préalablement restauré dans une certaine sérénité. Pour induire cette métanoïa (façon plus saine d’appréhender la vie), le soigant dispose de deux outils fondamentaux :

  • L’attente secrète du patient : dans sa psyché, la guérison est de l’ordre du rêve, seule l’intrusion du magique dans sa vie pourrait y parvenir, en réalisant ce qui apparaîtrait alors comme un miracle. Mais comme la magie n’est que trucage, le rêve ne pourra jamais devenir réalité. Le soignant s’empare de ce besoin de magie et, par le biais de son savoir et de son art, va faire surgir le miracle attendu dans la vie du patient, un miracle qui, en vérité, ne sera que le résultat de la stimulation de ses forces intérieures de guérison.
  • Le besoin du patient d’avoir une confiance inébranlable en son soignant : le médecin moderne, énième avatar de la lignée de soignants qui se succèdent depuis les débuts de l’humanité (mages, chamanes, sorciers, docteurs, thaumaturges…), est celui qui détient le pouvoir de vie et de mort sur ceux dont il a la responsabilité. Malgré tous les progrès techniques, aujourd’hui encore, dans l’inconscient collectif, certains êtres sont susceptibles d’intercéder pour des malades auprès d’êtres résidant dans des mondes parallèles, inaccessibles au commun des mortels.

À son corps défendant, le médecin est l’héritier de cette tradition multimillénaire. Il ne peut en faire l’économie sous peine de se priver et de priver son patient d’une part importante du pouvoir de guérison dont il est investi. En recourant à ces deux outils, le soignant est en mesure de remplir le cahier des charges demandé par le patient : « Placebo ! », soit « Je ferai ce qu’il vous plaît ! »

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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