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Éviter l’effet nocebo, est-ce possible ? Oui !

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  • Retrouver une relation thérapeutique équilibréeRetrouver une relation thérapeutique équilibrée

De tout ce qui a été évoqué précédemment, il ressort que la probabilité de la guérison dépende, en grande partie, de la qualité de la relation entre soigné et soignants. Comment changer les postures des uns et autres pour limiter le risque d'effet nocebo ?

La relation thérapeutique est souvent polluée par l’effet nocebo induit par l’une ou l’autre partie. Ce constat a conduit au début des années 2000 à une réflexion au sein du corps soignant. Une réflexion qui a abouti à rappeler l’idéal hippocratique : le soignant est au service du malade dans la lutte contre la maladie.

Concernant le soignant

Tout soignant se doit d’être à l’écoute, empathique et humble car la guérison ne dépend que très peu de lui. La sagesse intérieure du client en est seule capable, à condition d’être réveillée et que la maladie n’ait pas trop progressé. Savoir, savoir-faire et savoir être au meilleur niveau est donc le défi lancé au soignant. C’est dire la nécessité du travail sur soi, de cette éducation d’un nouveau genre qui prend notamment en compte :

  • La connaissance de soi à partir d’une observation soigneuse par le retour au calme, la méditation…
  • L’acceptation de la réalité. En clair, nul n’est parfait, soi-même non plus ; chaque relation est immédiatement colorée (sympathie ou antipathie) par les impressions émanant du patient ; le savoir et le savoir-faire médicaux ne se limitent pas au champ de la médecine occidentale du XXe siècle.
  • La mort prématurée d’un patient rappelle au soignant sa propre finitude. D’où la nécessité de traiter toutes ces sources de souffrance afin qu’elles ne perturbent plus la relation avec le patient ; de cultiver la bienveillance et la non-discrimination en toutes circonstances.
  • La maîtrise d’au moins une méthode permettant de gérer au plus vite les émotions négatives (colère, peur) et les pensées limitantes («  Je suis vraiment mauvais ! ») qui émergent.
  • La nécessité de demander de l’aide en cas d’émotion persistante.
  • La reconnaissance des besoins légitimes et indispensables de chaque partie. Pour le soignant : avoir une bonne estime de soi en améliorant sans cesse, savoir, savoir-faire et savoir être. Pour le soigné : celui d’être écouté dans ses ressentis, ses craintes, ses attentes, et d’être accepté et respecté dans ses croyances.
  • La nécessité de poser la ferme intention que le temps de la consultation soit profitable aux deux parties et ainsi diminuer l’impact des éventuelles émotions.
  • La nécessité de développer des réponses de qualité aux situations les plus fréquemment rencontrées. Par exemple, en cas d’état de stress post-diagnostic, reconnaître que c’est un passage quasiment obligé et rassurer en proposant des séances d’EMDR ...
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