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Comment redynamiser son organisme

Article paru dans le journal nº 98 Acheter ce numéro
  • Il faut apporter à l’organisme ce qui est nécessaire pour son homéostasie, son métabolisme et son nettoyage.Il faut apporter à l’organisme ce qui est nécessaire pour son homéostasie, son métabolisme et son nettoyage.

Alors que beaucoup se réjouissent de sortir de l’hiver et s’impatientent de retrouver les charmes printaniers, les maux hivernaux ne font pas relique et disparaissent parfois aussi timidement que fleurissent les végétaux au printemps… sensibles à la moindre variation. Qualifions cette période de véritable transition, synonyme d’adaptation. — Partie 5

Au printemps, l'organisme entreprend la bascule des modifications liées à l’augmentation de la luminosité, à l’inverse de celles propres à l’entrée dans l’hiver. Il doit rester éveiller plus longtemps et a de moins en moins de temps pour retraiter, entre autres, les déchets emmagasinés pendant plusieurs mois. Il faut plus d’énergie pour faire tourner ce métabolisme qui augmente, mais celle-ci est déjà réquisitionnée pour les adaptations diverses. Sur ce constat, comment redynamiser le corps ? « Amorcer le printemps », c’est l’envisager selon deux enjeux capitaux.

Gérer son stress et ses émotions

Comme nous l’avons vu, la gestion du stress constitue le pilier majeur de cette transition afin de ne pas amplifier le challenge homéostatique. La biochimie cérébrale et les dérèglements du système nerveux épuisent les réactions d’adaptation et les nutriments qui les font tourner.

Le magnésium, par exemple, est appelé dans le plasma sanguin à chaque montée d’adrénaline (stress) pour éviter l’arrêt cardiaque, si bien que ses réserves intracellulaires s’amenuisent. Il intervient, entre autres, dans la production d’énergie et dans le relâchement neuromusculaire, une complémentation en début de printemps prévient la fatigue et le stress. On lui associe des vitamines du groupe B, les plus carencées en fin d’hiver, tant elles sont utiles aux fonctions métaboliques et cérébrales et manquantes dans l’alimentation raffinée, surcuite, ou trop riche.

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Une plante adaptogène peut être de bon secours. Selon les individus, on s’orientera vers l’une de celles-ci : rhodiole, éleuthérocoque, schisandra ou ashwagandha. Elles optimisent le métabolisme, l’immunité, le système hormonal (surtout les hormones du stress, axe hypophyso-surrénalien), et la cognition.

Bien sûr, sophrologie, méditation, cohérence cardiaque, qi gong, certains types de yoga, une pratique sportive raisonnable et régulière prennent une place hygiéniste et remplacent peu à peu les premiers outils. Par ailleurs, les comportements et attitudes peuvent aider dans le quotidien. Ainsi, structurer le temps (et l’espace) pour mieux visualiser les journées abaisse le sentiment de surprise ou de perte de contrôle. De même, mieux vaut éviter de pousser ses limites durant cette période, au profit d’actions régulières et prévisibles. Enfin, cela peut paraître évident, mais peu de personnes sont à l’écoute du besoin de repos : il convient de faire des pauses régulières et d’augmenter les activités qui font plaisir pour diminuer naturellement le niveau de cortisol et augmenter celui de sérotonine.

Redynamiser : augmenter son énergie

Il faut en priorité s’attacher à apporter à l’organisme ce qui est nécessaire pour son homéostasie, son métabolisme et son nettoyage, et profiter de l’opportunité qu’offrent l’arrivée du printemps et la disponibilité d’une multitude de produits frais, de jeunes pousses, de fanes, de vert tendre et d’exquises textures croquantes pour y parvenir.

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L’alimentation est un vecteur important de redynamisation, comme l’eau et l’oxygène. Manquer d’eau amène inévitablement une fatigue, et la qualité de l’air et de la respiration seront des leviers considérables. La sève de bouleau, récoltée en mars, propose un drainage acidosique en reminéralisant et revitalisant l’organisme. Citons aussi la routine matinale, les étirements et les techniques d’hydrologie qui sont sans équivoque un moyen de redynamiser accessible à tous, où chacun trouvera son protocole idéal selon son morphotype et son niveau de vitalité.

Rafraîchir le siège par le bain dérivatif

L’apport de fraîcheur sur le périnée provoque une vasoconstriction du système circulatoire local, redonnant de la mobilité aux intestins et aux fascias, dynamisant la circulation des divers fluides corporels, cellules et toxines organiques qui s’accumulent dans cette zone. Cette technique permet aussi une meilleure circulation et élimination des graisses issues de la digestion.

Chouchouter son sommeil

La première conséquence du bouleversement hormonal qui caractérise l’arrivée du printemps est la perturbation des schémas de sommeil. Un soin particulier doit être placé pour retrouver des cycles de sommeil bien organisés afin d’encourager cet enjeu printanier. Outre les outils dédiés à la sérotonine et la mélatonine, la régularité (coucher ET lever) est la clé pour le retour d’un bon rythme.

Les difficultés d’endormissement peuvent se résoudre avec des plantes sédatives (passiflore, coquelicot, mélisse, angélique) tandis que les réveils nocturnes seront traités différemment, soit par des plantes hypnotiques et myorelaxantes (eschscholtzia, valériane), soit par une pharmacopée spécifique d’un organe selon l’heure du réveil si c’est toujours la même.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique Stress cure de printemps Fatigue magnésium printemps

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