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Sport et activités extrascolaires : les deux meilleures résolutions de la rentrée pour la santé de vos enfants

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  • Moins d'écrans, plus d'activités extrascolaires une bonne résolution à prendre !Moins d'écrans, plus d'activités extrascolaires une bonne résolution à prendre !

Deux études récentes confirment le sens commun, à savoir qu’augmenter les activités extrascolaires de nos enfants et les faire décrocher des écrans est crucial pour leur capital santé, tant physique que psychologique. Et, bonne nouvelle, cela passe parfois par des choses aussi simples que les pousser à aller voir leurs amis ou à jouer au foot en bas dans la rue.

Les vacances sont pour beaucoup de parents l’occasion de faire le point sur les bonnes habitudes à (re)mettre en place dès la rentrée de septembre. Si vous constatez à quel point vos enfants semblent épanouis par l’activité physique qu’ils pratiquent en vacances, ce n’est pas une vue de l’esprit : plus de sport et moins d’écrans sont de vraies résolutions santé à instaurer dès que vous le pouvez.

Plus d’activités extrascolaires et moins d’écrans = plus de bien-être

Une récente étude australienne qui a analysé les données de près de 62 000 élèves âgés de 9 à 15 ans a mis en évidence que le bien-être des enfants est accru lorsqu'ils participent à des activités parascolaires, et que ce bien-être diminue lorsqu'ils passent du temps derrière les écrans, sur les réseaux sociaux par exemple, ou en jouant à des jeux vidéo. Qu’il s’agisse de pratiquer un sport, de lire un livre, d’apprendre à jouer d’un instrument ou simplement de jouer ou faire ses devoirs avec des amis après l’école, les enfants qui pratiquent plus d’activités extrascolaires sont tout simplement plus heureux que leurs homologues rivés derrière leurs écrans.

Chez les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés, notamment, les sentiments de tristesse et d’inquiétude diminuent proportionnellement au nombre d’heures passées à réaliser des activités extrascolaires. De même, ceux qui pratiquent fréquemment un sport sont 15 % plus susceptibles d'être optimistes, heureux et satisfaits de leur vie et 10 % plus capables de réguler leurs émotions. À l'inverse, les enfants qui jouent le plus à des jeux vidéo et utilisent les réseaux sociaux ont des aptitudes à être heureux, optimistes et persévérants diminuées d’environ 10 %.

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Pas besoin d’activités coûteuses ou forcément sportives


On constate une différence nette, et peu surprenante, entre le taux d’activités extrascolaires des classes socio-économiques favorisées et les classes défavorisées, un écart qui se répercute sur les taux de bonheur des enfants des deux milieux. En revanche, les enfants issus de milieux moins favorisés se retrouvent aux mêmes niveaux de bien-être que les plus favorisés d’entre eux simplement en développant les activités extrascolaires « peu coûteuses » comme sortir voir des amis ou jouer au foot en bas de chez eux.

Ce n’est pas forcément le fait de se bouger ou de pratiquer un sport qui semble le plus important. Comme l’explique le docteur Rosa Virgara, chercheuse spécialisée en physiothérapie et autrice principale de l’étude : « C'est intéressant parce qu'on aurait pu penser que c'est le manque de mouvement physique qui est à l'origine du fait que les activités extrascolaires augmentent le bien-être, mais nos recherches montrent que même faire ses devoirs ou lire – deux activités sédentaires – contribuent positivement au bien-être… c’est donc autre chose. Nous avons d’ailleurs constaté que le bien-être des enfants est plus élevé lorsqu'ils participent à des activités parascolaires, et ceci même s'ils déclarent déjà être heureux. »

Ainsi, pour la chercheuse, dans l’ensemble, le message de cette étude est clair : « Regarder la télévision, jouer sur des ordinateurs et parcourir les réseaux sociaux n'aide pas à créer ou à maintenir un bien-être positif chez les enfants. »

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De l’activité physique aujourd’hui pour moins de maladies neurodégénératives demain

En Australie toujours, une autre étude réalisée sur trente années a établi, pour la première fois, un lien entre l'obésité infantile, la condition physique et le niveau cognitif à la quarantaine.

En suivant 1 200 personnes qui étaient des enfants en 1985 et qui ont aujourd’hui entre 39 et 50 ans, les scientifiques ont constaté qu'une bonne performance aux tests physiques dans l’enfance entraîne une meilleure cognition plus tard dans la vie, et peut protéger contre la démence. Et ce, quelles que soient les capacités scolaires initiales, quel que soit le statut socio-économique au cours de l'enfance, et indépendamment du tabagisme et de la consommation d'alcool au cours de la vie. En effet, les enfants qui avaient les niveaux les plus élevés sur les plans cardio-respiratoire et musculaire, et un surpoids inexistant ou limité, ont, à la quarantaine, des scores plus élevés dans les tests de vitesse de traitement et d'attention, ainsi que dans la fonction cognitive globale.

Ainsi, si depuis la pandémie et les confinements successifs vous avez constaté, comme beaucoup de parents, que vos enfants ont pris de mauvais plis en la matière, n’hésitez pas à profiter des vacances pour leur demander de s’aérer davantage et de garder ces bonnes résolutions à la rentrée.

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Sources :

« The relationships between school children's wellbeing, socio-economic disadvantage and after-school activities: a cross-sectional study », BMC Pediatrics, mai 2022.

« Longitudinal associations of childhood fitness and obesity profiles with midlife cognitive function: an Australian cohort study », Original Research, juin 2022.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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