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Du bon usage
des compléments alimentaires

Article paru dans le journal nº 83 Acheter ce numéro
  • Le marché du complément alimentaire en France pèse 1,9 milliard d'euros. Le marché du complément alimentaire en France pèse 1,9 milliard d'euros.

Le chiffre est éloquent : 350 200 milliards de dollars. C’est le poids du marché mondial du complément alimentaire (dont 1,9 milliard d’euros en France), où foisonnent toutes sortes de formulations et de laboratoires proposant une offre vaste, florissante de promesses. Pourtant, dans ce domaine, a priori sans risque selon sa définition, bien choisir demande tantôt du discernement, tantôt de l’expertise…

La description officielle d’un complément alimentaire, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), précise que ce dernier ne peut détenir aucun pouvoir thérapeutique. Ainsi, on pourrait croire qu’il est sans risque, sous-entendu qu’il est inefficace. Nous ne proposerons pas ici d’idées alimentant le débat de la légitimité d’une telle affirmation ni d’argument visant à faire la promotion de l’usage des compléments alimentaires. Il n’existe d’ailleurs, à ce jour, aucun élément fiable in vivo permettant de confirmer ou d’infirmer cette indication. Certains défenseurs des compléments alimentaires garantissent les effets et l’absence de risque, tandis que les détracteurs moquent le ridicule de tel produit, inefficace, tout en craignant ses interactions, voire sa dangerosité. Paradoxe ou hypocrisie ? Sur un marché bien moins encadré que celui du médicament, pas étonnant de voir s’exprimer tant de réactions divergentes. En tout cas, pour le consommateur de compléments alimentaires, ­oscillant entre l’ignorance et l’insouciance, on ­comprend les limites que ces manques de preuves et de réglementation engendrent. Nous nous concentrerons sur quelques précautions à prendre pour bien choisir ses compléments, car il y a là déjà beaucoup à examiner. Autocomplémentation, sérieux ou compétence des laboratoires, nécessité avérée de la consommation d’un produit… Ces sujets ouvrent suffisamment la voie des questionnements et des démonstrations proposés ici.

C’est quoi un complément alimentaire ?

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), « c’est une denrée alimentaire dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constitue une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seul ou combiné ». Ainsi, ce n’est pas un médicament précise l’agence sur son site Internet : «  Par définition, un complément alimentaire ne peut ni avoir ni revendiquer d’effets thérapeutiques ».

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Se faire accompagner

Le meilleur moyen de savoir si l’on devrait consommer un complément alimentaire ou non est de ­comprendre comment notre organisme fonctionne, et s’il est judicieux de lui apporter des molécules en quantité inhabituelle. On mesure alors tout l’intérêt du thérapeute qualifié pour guider sur la nécessité d’un produit, vérifier les contre-indications parfois inconnues, car insoupçonnées, pour des produits considérés comme naturels et non dangereux, éviter les interactions indésirables limitant l’efficacité ou annulant les effets dans le meilleur des cas, ou susceptibles d’occasionner des troubles divers, à plus ou moins long terme. Prendre tout seul, sans connaissance, sur la seule recommandation d’un marketing équivoque, d’un témoignage, ou même d’une lecture scientifique appropriée, mais isolée donc incomplète pour traiter son organisme, expose à des résultats plus aléatoires, sinon néfastes. Quitte à rechercher un mieux-être par le biais de ces produits, autant utiliser les ressources à disposition pour bien le faire, et se faire accompagner par un professionnel qualifié, pratiquant la nutrithérapie ou la naturopathie dans son approche holistique et causaliste.

Le rôle de la naturopathie

Cette médecine complémentaire n’a pas pour 
vocation de conseiller des compléments à gogo. 
Il s’agit avant tout de rétablir la physiologie naturelle du corps, en passant par des principes d’hygiène de vie personnalisés, tenant compte de la vitalité d’une personne, de son morphotype, de ses antécédents, 
de son mode de vie, de sa culture… Si le naturopathe peut, en première intention, faire usage de vitamines, de minéraux, de plantes et de molécules diverses 
dans ses recommandations, son objectif est ensuite d’affranchir l’individu de toute forme de « dépendance » aux compléments alimentaires en préférant trouver un équilibre sain, notamment par l’assiette, l’activité physique, la gestion du stress, entre autres.

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En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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