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Quid des médecines naturelles dans le cas du cancer colorectal ?

Article paru dans le journal nº 42 Acheter ce numéro
  • Quid des médecines naturelles dans le cas du cancer colorectal ?

Si l’adoption d’une meilleure hygiène alimentaire réduit indéniablement le risque de développer un CCR, elle est souvent insuffisante pour favoriser une survie largement supérieure au pronostic médical et une optimisation de la qualité du temps de vie restant. Voici quelques pistes pour améliorer les chances de succès.

Diminuer l’inflammation chronique des intestins :

La Boswellia serrata : cette plante utilisée en médecine ayurvédique pour les problèmes d’inflammation chronique des muqueuses digestives et respiratoires, prévient l’apparition d’une tumeur mieux que l’aspirine, inhibe la croissance du CCR et le risque de métastases. De 1 à 1,5 g/j d’extrait standardisé à 90 % de boswelline, en continu pendant au moins 9 mois puis diminution progressive.

Les complexes probiotiques/prébiotiques, en complément de la Boswellia, afin de permettre à l’unité fonctionnelle intestinale (muqueuse, flore et leurs innombrables interactions) de se restaurer au mieux. Par cure d’au moins six semaines. D’abord 2 à 3 g/j puis 1 g/j en entretien.

La glutamine afin de réduire l’hyperperméabilité de la muqueuse intestinale et de renforcer les défenses immunitaires.

L’irrigation du côlon ou grand lavement, préconisée par le Dr Kousmine et ses héritiers, utile à condition d’être pratiquée par un praticien rodé. Au départ, trois séances espacées d’une semaine, puis une par trimestre.

  • Une complémentation micronutritionnelle anticancéreuse efficace, encadrée par un médecin nutrithérapeute ou naturopathe. Sont principalement recommandés : vitamines B9 (sous forme de 5-MTHF), C, D et E, méthylsélénocystéine, oméga-3 (DHA, EPA notamment), curcumine, lutéoline, phycocyanine, sulforaphane. Quant au calcium, son usage sera modéré, car il peut favoriser l’émergence d’un cancer de la prostate.
  • Éventuellement associer, toujours sous contrôle médical, un extrait de champignon connu pour ses vertus immunostimulantes et éventuellement anticancéreuses. En particulier Antrodia camphorata, Cordyceps sinensis, Coriolus versicolor, Ganoderma lucidum (reishi), Grifola frondosa (maïtake), Lentinus edodes (shiitake).
  • Pratiquer une activité physique régulière : selon les recommandations officielles, 30 minutes de marche rapide par jour suffit.

Outre le fait qu’elles ne donnent pas les équivalences avec les autres pratiques corporelles, ces directives ne précisent pas le contexte dans lequel cet exercice doit être pratiqué pour être réellement bénéfique : l’activité choisie doit être source à la fois de plaisir (sans contrainte du genre : « Il faut que je fasse mes 30 minutes de sport sinon je risque de développer un cancer ! ») et de régénération (un cadre naturel, loin de sources importantes de pollution). Alors, le risque de développer des polypes s’en trouvera significativement réduit et celui de CCR, par voie de conséquence. Même chose pour ce qui concerne le risque de récidive et de mourir de cette maladie.

Gérer le stress par :

Une activité qui rompt le cercle vicieux des pensées et des émotions négatives : en plus d’un exercice physique quotidien, relaxation, méditation, yoga, reiki, tai-chi, qi gong, promenade dans la nature, pratique d’un art, etc.

Une psychothérapie de soutien (par exemple : gestalt thérapie, approche centrée sur la personne, analyse transactionnelle) afin de dépasser le traumatisme de l’annonce du diagnostic et la peur de mourir avant d’avoir réalisé ses projets en apprenant à privilégier tout ce qui donne sens à la vie.

Cependant, comme sa mise en place et son suivi ne sont pas faciles à réaliser par soi-même, le recours à un praticien de santé habitué à gérer ce mode alimentaire est souvent nécessaire.

Pour ou contre la vitamine B9 ?

Une concentration sanguine élevée en folates (forme naturelle de la B9) est un marqueur de moindre risque de CCR. En revanche, en prendre à titre préventif pourrait en aggraver le risque ! Pourquoi un tel paradoxe ? Il y a peut-être une réponse tout simple à cela… Les folates étant peu absorbés, on leur préfère aujourd’hui l’acide folique, forme artificielle. Comme la MTHFR (l’enzyme nécessaire pour le transformer en métabolite actif) est fréquemment dépassée par les doses administrées, la quantité qui n’est pas transformée pourrait être nocive, ce que le laissent entendre quelques études.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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