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Cancer colorectal, un fléau évitable

Article paru dans le journal nº 42 Acheter ce numéro
  • cancer du côloncancer du côlon

Le cancer colorectal ne cesse de progresser, malgré le perfectionnement des traitements. Parmi les causes de cette maladie qui s’installe en toute discrétion, une alimentation mal équilibrée, un mode de vie trop sédentaire ou encore le tabagisme. Vous trouverez dans ce dossier des conseils pour mieux vous en prémunir en privilégiant une alimentation saine et les solutions de la médecine naturelle.

Comme pour bien d’autres pathologies, l’incidence du cancer colorectal (CCR) ne cesse d’augmenter depuis quelques décennies.

En France, il est le 2e cancer le plus fréquent chez la femme, le 3e chez l’homme et la deuxième cause de décès par cancer, juste derrière celui du poumon : en effet, la survie nette à 10 ans avoisine ou ne dépasse guère les 50 % (48 % chez l’homme, 52 % chez la femme).

Pour l’année 2012, l’Institut national du cancer a évalué le nombre de nouveaux cas à 42 152 (23 226 chez l’homme contre 18 926 chez la femme). Avec ces chiffres, l’Hexagone est dans le peloton de tête des pays les plus affectés par cette pathologie (Europe de l’Ouest, États-Unis, Australie et Japon).

La même année, 17 722 en sont mortes (9 275 hommes, 8 447 femmes). La plupart de ces décès étant imputables à l’établissement tardif du diagnostic, souvent à l’occasion d’une métastase. L’épidémie n’est pas prête d’être endiguée, et ce pour plusieurs raisons (la liste ci-dessous n’est certainement pas exhaustive).

  • Malgré une amélioration des moyens de dépistage et des traitements – qui conduit à une moindre mortalité –, le nombre annuel de nouveaux cas continue de croître. La principale raison avancée par le corps médical est l’allongement considérable de la vie au cours du siècle dernier.
  • Le mode de vie occidental est sur le banc des accusés, mais il est presque devenu une tradition, en tout cas pour les jeunes générations qui n’ont pas connu d’autre modèle. Sans une certaine dose de curiosité et de réflexion, il est impossible de se libérer du carcan de ces fausses certitudes.
  • Changer la moindre habitude est chose difficile : une information ne suffit pas pour passer à l’acte qu’elle encourage. Il faut d’abord vérifier sa véracité auprès de personnes réputées pour leur expertise, puis s’imaginer la mettre en pratique dans sa vie et ressentir les modifications bienfaisantes qu’elle est susceptible d’apporter.
  • Au premier rang de ces habitudes, la passivité dans laquelle le patient se glisse trop souvent : au lieu d’être l’acteur principal de sa possible guérison, il attend tout des soignants.
  • L’évolution de l’opinion publique est lente : ce n’est qu’après avoir profondément imprégné un certain pourcentage de la population qu’une transformation des paradigmes est réalisable. Ce ne sont pas les industriels de l’agro-alimentaire qui sont les plus grands responsables de cette catastrophe sanitaire, mais bien leurs clients que nous sommes tous, à des degrés plus ou moins importants.

Toutefois, rien n’est inamovible. Avoir pour but premier de revenir au meilleur état de santé possible (la guérison n’est jamais garantie) et faire du temps qui nous reste à vivre un temps d’épanouissement suffit généralement pour infléchir le pronostic de façon positive.

Haro sur le mode 
de vie occidental !

Dans le reste du monde, les cas de cancre colorectal sont bien plus faibles, jusqu’à trente fois inférieurs dans certaines régions d’Afrique ! En outre, le taux de ce type de cancer dans les populations ayant fui la misère s’élève rapidement au cours des deux premières décennies après leur arrivée dans un pays riche. Cet ensemble de faits suggère que le mode de vie des pays fortement industrialisés est impliqué dans la genèse de cette pathologie. En cause ? Avant tout, l’alimentation mal équilibrée et la sédentarité de plus en plus importante.

Une pathologie qui s’installe incognito

Pris séparément, aucun symptôme rencontré au cours de la constitution d’un cancer colorectal n’est caractéristique. En revanche, bien en connaître la liste est important, car c’est leur association en plus ou moins grand nombre qui doit alerter et faire consulter rapidement. Sans cette précaution, la maladie fait lentement son lit et n’est diagnostiquée qu’à un stade évolué, voire dépassé pour toute thérapie salvatrice.

Les signes les plus fréquents

Les plus fréquents de ces signes possiblement annonciateurs sont certaines perturbations du transit intestinal : constipation ou diarrhée, ballonnement abdominal, sensation que le rectum est tendu et/ou plein, besoin pressant et persistant d’aller à la selle le matin, selles beaucoup plus longues, car de diamètre rétréci, impression d’élimination incomplète qui conduit à des efforts d’évacuation, vomissements.Les plus alarmants sont les saignements, parfois de sang rouge franc, parfois sous forme de méléna (selles noires comme de l’encre).

Dans un tel cas, l’existence d’un terrain hémorroïdaire ne doit pas faire oublier l’éventualité d’une dégénérescence de la muqueuse colorectale.

Parfois, la maladie ne se dévoile qu’à l’occasion d’une complication : dégradation de l’état général sans cause évidente (inappétence prononcée, amaigrissement et fatigue), anémie (particulièrement lorsque le saignement est régulier, mais reste microscopique), occlusion intestinale, péritonite.

Le gros intestin est le siège de nombreuses opérations d’importance. Entre autres, la réabsorption massive de l’eau contenue dans le bol alimentaire jusqu’à ce que les résidus soient convertis en selles ni trop molles ni trop dures, la synthèse des vitamines B et K, la fin de la digestion de l’amidon et le maintien d’une flore microbienne saine.

N’étant constituée que d’une seule couche de cellules, la muqueuse colique est fragile. Si sa production de mucus vient à diminuer en quantité et/ou en qualité, elle est alors moins protégée des agents stressants environnants (bactéries pathogènes, toxiques en tous genres) et devient des plus vulnérables.

Quant à la flore avec laquelle elle collabore, elle aussi peut être profondément altérée suite à diverses agressions, comme l’ingestion régulière d’une alimentation déséquilibrée ou la prise d’antibiotiques.

Une genèse encore assez mystérieuse

À ce jour, la genèse du CCR reste encore assez mystérieuse. Parmi les certitudes, l’implication d’un terrain inflammatoire chronique (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) et/ou la présence fréquente de polypes.

Les polypes sont des formations tumorales bénignes qui se développent sur la muqueuse. Hormis le cas de certaines maladies génétiques, ils sont rares avant la cinquantaine, mais après cet âge, ils augmentent rapidement en nombre pour affecter la moitié des seniors de 80 ans et plus. Avec le temps, ils grossissent et font croître le risque de dégénérescence. S’il n’est pas interrompu, le processus se déroule ainsi : dégénérescence de la partie superficielle qui est au contact du contenu digestif, atteinte des parties sous-jacentes, de la paroi digestive, des ganglions lymphatiques du voisinage et enfin essaimage vers le foie et les poumons.

Un phénomène récemment découvert pourrait être le chaînon manquant permettant d’expliquer le passage progressif de la santé à la maladie cancéreuse : la multiplication locale de certaines bactéries pathogènes. En effet, en stimulant la réaction inflammatoire, ces bactéries activent des médiateurs chimiques qui promeuvent la dégénérescence cancéreuse.

Pédiculé ou sessile ?

Les polypes se présentent sous deux formes, pédiculée (rattachée
par un pied à la paroi digestive) ou sessile (plane).
Si le principal risque de cancérisation est l’augmentation de volume, la forme sessile est un facteur aggravant de plus.
Toutefois, quelle que soit sa forme, tout polype isolé doit être prélevé afin de déterminer précisément son degré de dégénérescence.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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