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Dépistage et traitements conventionnels du cancer colorectal

Article paru dans le journal nº 42 Acheter ce numéro
  • côloncôlon

Plusieurs examens sont nécessaires pour confirmer l'existence d'un cancer colorectal. Une fois le diagnostic posé quelles solutions et quels traitements propose la médecine conventionnelle ?

L’examen clinique est rarement probant, excepté dans le cas d’une localisation rectale, qui pourra être détectée par le toucher.

Autrement dit, le bilan fait appel quasi exclusivement à des examens complémentaires. Il comprend trois parties :

1. La confirmation de l’existence d’un CCR : coloscopie (optique ou virtuelle), biopsie et examen anatomopathologique. Plus rarement, une coloscopie par vidéo-capsule en cas de saignement digestif occulte.

2. La recherche de métastases : échographie, scanner, IRM de différentes parties du corps selon le contexte.

3. Un bilan sanguin afin d’estimer au mieux l’état général.

Au terme de ce bilan, on connaît la nature du CCR (un adénocarcinome, dans la très grande majorité des cas), l’extension aux organes périphériques, l’existence ou non de métastases, et le degré de résistance de l’organisme. À partir de ces éléments, le degré de gravité est établi et chiffré (stade de 0 à 4).

Les chances de survie à moyen (à 5 ans) et long terme (au-delà des 10 ans) sont d’autant plus importantes que le stade auquel le CCR a été diagnostiqué est précoce.

À cela, il faut rajouter d’éventuels facteurs aggravants :

  • L’obésité et ce, quel que soit le stade de la tumeur.
  • La localisation du cancer sur la partie droite ou transverse du côlon.
  • Un niveau socio-économique précaire.

Les traitements conventionnels

Ils se basent avant tout sur la résection de la tumeur et de ses éventuelles extensions.

  • Suite à l’ablation du ou des polypes découverts à la coloscopie, l’étude au microscope permet de savoir si la tumeur est bénigne ou le siège d’une dégénérescence et, dans cette seconde éventualité, si l’on doit procéder à une nouvelle opération.
  • Lorsque le diagnostic de CCR a été formellement établi, le chirurgien retire la tumeur, le tissu colique environnant sur au moins 5 cm de part et d’autre et une douzaine de ganglions.
  • Parfois, certaines circonstances ne permettent pas ce genre d’interventions, ce qui conduit à réaliser un anus artificiel.

Quant à la chimiothérapie, elle a un rôle adjuvant :

  • En préopératoire, afin de réduire le volume de la tumeur.
  • En post-opératoire, afin d’augmenter les chances de réussite.
  • En palliatif quand tout acte chirurgical est inenvisageable.

Les produits les plus fréquemment utilisés en France associent le 5FU (5-fluorouracile) au cétuximab (Erbitux®) ou au bévacizumab (Avastin®). Enfin, la radiothérapie en pré- ou post-opératoire, avec des indications semblables à la chimiothérapie.

Des effets secondaires mal maîtrisables

Plus l’exérèse chirurgicale est étendue, plus le risque de diarrhée chronique est élevé. Quant à la chimiothérapie, elle expose à une accélération du transit intestinal. Lorsque cela arrive, la médecine officielle conseille d’éviter les crudités, les légumes riches en fibres et les viandes en sauce. Si ces conseils ne suffisent pas, elle recourt alors à une argile épaississante (Smecta®) et/ou au lopéramide (Imodium®).

Une surveillance à trois vitesses

Selon le degré d’extension de la tumeur et l’efficacité du geste chirurgical, le suivi varie considérablement. Trois schémas sont possibles :

  • Simple suivi clinique.
  • Dosage régulier de l’antigène carcino-embryonnaire (ACE).
  • Contrôle scanographique à intervalles réguliers.

Quid de la coloscopie virtuelle ?

C’est un examen scanographique qui, en première intention, est de plus en plus souvent préféré à la coloscopie avec endoscope. En effet, même s’il oblige à la même préparation du gros intestin, il ne nécessite pas de sédation ou d’anesthésie, il visualise les polypes et les cancers aussi bien que son homologue optique et il n’expose pas comme lui à des risques d’hémorragie, de perforation ou d’infection (certes rares).

Le recours à la coloscopie avec endoscope est ainsi réduit aux seuls cas où une tumeur est décelée à la scanographie.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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