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Dépistage et traitements conventionnels du cancer colorectal

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Plusieurs examens sont nécessaires pour confirmer l'existence d'un cancer colorectal. Une fois le diagnostic posé quelles solutions et quels traitements propose la médecine conventionnelle ?

L’examen clinique est rarement probant, excepté dans le cas d’une localisation rectale, qui pourra être détectée par le toucher.

Autrement dit, le bilan fait appel quasi exclusivement à des examens complémentaires. Il comprend trois parties :

1. La confirmation de l’existence d’un CCR : coloscopie (optique ou virtuelle), biopsie et examen anatomopathologique. Plus rarement, une coloscopie par vidéo-capsule en cas de saignement digestif occulte.

2. La recherche de métastases : échographie, scanner, IRM de différentes parties du corps selon le contexte.

3. Un bilan sanguin afin d’estimer au mieux l’état général.

Au terme de ce bilan, on connaît la nature du CCR (un adénocarcinome, dans la très grande majorité des cas), l’extension aux organes périphériques, l’existence ou non de métastases, et le degré de résistance de l’organisme. À partir de ces éléments, le degré de gravité est établi et chiffré (stade de 0 à 4).

Les chances de survie à moyen (à 5 ans) et long terme (au-delà des 10 ans) sont d’autant plus importantes que le stade auquel le CCR a été diagnostiqué est précoce.

À cela, il faut rajouter d’éventuels facteurs aggravants :

  • L’obésité et ce, quel que soit le stade de la tumeur.
  • La localisation du cancer sur la partie droite ou transverse du côlon.
  • Un niveau socio-économique précaire.

Les traitements conventionnels

Ils se basent avant tout sur la résection de la tumeur et de ses éventuelles extensions.

  • Suite à l’ablation du ou des polypes découverts à la coloscopie, l’étude au microscope permet de savoir si la tumeur est bénigne ou le siège d’une dégénérescence et, dans cette seconde éventualité, si l’on doit procéder à une nouvelle opération.
  • Lorsque le diagnostic de CCR a été formellement établi, le chirurgien retire la tumeur, le tissu colique environnant sur au moins 5 cm de part et d’autre et une douzaine de ganglions.
  • Parfois, certaines circonstances ne permettent pas ce genre d’interventions, ce qui conduit à réaliser un anus artificiel.

Quant à la chimiothérapie, elle a un rôle adjuvant :

  • En préopératoire, afin de réduire le volume de la tumeur.
  • En post-opératoire, afin d’augmenter les chances de réussite.
  • En palliatif quand tout acte chirurgical est inenvisageable.

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