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Cancer : (re)donner un sens à sa vie

Article paru dans le journal nº 46 Acheter ce numéro
  • Quelle direction voulons nous imprimer au temps qui nous reste ? Quelle direction voulons nous imprimer au temps qui nous reste ?

A tout instant, un événement est susceptible de bouleverser le quotidien. Un tel moment critique ne nous laisse guère d’autre choix que de faire le deuil d’un certain passé et de réfléchir au sens profond de notre vie. Certes, rien ne sera plus comme avant, mais ce constat n’est pas synonyme de fin du sens, qu’il s’agisse de la direction que nous voulons imprimer au temps qui nous reste ou de la saveur de chaque instant avant notre dernier souffle.

 

Arrivé à ce point de la réflexion, changer sa façon habituelle de penser s’impose de toute urgence : vouloir vivre est largement préférable à ne pas vouloir mourir. En effet, la première proposition est réalisable, source d’espoir et de joie alors que la seconde est impossible et, à cause de cela, source d’angoisse et de souffrances.

Changer d’habitude n’est pas aisé. Ici, comme au cours des précédentes étapes, il est nécessaire d’user d’un protocole conçu à cet effet, tel que celui proposé ci-après, qui comporte trois volets.

1/ Distinguer l’essentiel et l’accessoire

Il ne s’agit pas de renoncer définitivement au second, mais de lui donner sa juste place :

  • Laquelle de mes dimensions souffre de cruelles carences ?

  • De quoi cette dimension a-t-elle besoin pour que je n’aie plus le sentiment de vide ?

La validité des réponses peut être vérifiée par un kinésiologue, ce qui fait gagner en confiance. C’est là que refont surface les aspirations qu’on nourrissait étant jeune, mais qu’on n’a pas développées depuis : art, relation d’aide, enseignement, etc.

2/ Mettre au clair nos croyances sur la mort

Les croyances à propos de la mort sont de 3 types :

  • La conscience cesse alors d’exister.

  • La conscience continue d’exister et cette existence est désirable.

  • La conscience continue d’exister et cette existence est indésirable.

Peu importe l’option à laquelle on croit, seul compte le fait qu’elle engendre en soi une certaine sérénité. Le recours aux 5 questions du Dr Maultsby permet de déterminer si la croyance qu’on entretient est saine ou non. Si une émotion négative est liée à cette croyance, son traitement par l’EFT sera une aide efficace pour créer un climat de calme intérieur indispensable à l’élaboration d’une croyance saine et à l’identification des besoins qu’il est nécessaire de satisfaire pour la faire sienne au plus vite.

3/ S’assurer qu’on mourra sans regret

Au terme de la vie, rien n’est pire que le sentiment de ne pas l’avoir remplie. C’est pourquoi il est nécessaire de se demander : « Qu’est-ce que je veux impérativement vivre avant de mourir ? »

Afin d’amener rapidement à la conscience les réponses les plus pertinentes, il convient de resserrer progressivement le champ d’introspection en reformulant la question de la façon suivante :

  • Il me reste cinq ans à vivre, qu’est-ce que je veux impérativement faire avant de partir ?

  • Et s'il me reste un an… Un mois… Une semaine… Un jour… Une heure…?

Toutes les réponses sont précieusement consignées. Néanmoins, le risque de réaction émotionnelle est élevé, tout particulièrement si on n’a pas acquis au préalable la capacité de bien gérer le stress quotidien. C’est pourquoi cet exercice ne peut être pratiqué sans le soutien d’un thérapeute de la relation d’aide.

Au terme de ce travail, inscrivez sur une page de votre carnet tous les besoins que vous aurez identifiés au cours de ce processus. Il est possible que des réponses complémentaires vous viennent à des moments inopinés. N’oubliez pas de vite les noter, elles aussi.

L’importance du sentiment 
de sécurité

Enfin, face aux personnes et aux situations qu’il redoute, le malade a un comportement différent de celui qu’il aurait s’il était encore en bonne santé. Comme il n’a plus la force de combattre ni la possibilité de fuir, il ne peut que subir la pression du « Je sais ce qui est bon pour toi ! » exercée par certains proches et soignants. Alors même qu’il peine à identifier ses besoins vitaux et à en reconnaître la légitimité, il est violemment confronté à la violence de certains messages qu’il prend pour des injonctions.

Écartelé entre le désir de ne pas rompre la relation et le besoin profond d’opérer des changements dans sa vie, il ne peut choisir. Pour sortir de ce piège, deux personnes sont nécessaires : un ami proche pour éloigner toute personne toxique et un psychothérapeute pour traiter les émotions rebelles et élaborer des stratégies de protection

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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