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Acouphènes
Du souffle à l’électricité

Article paru dans le journal nº 71 Acheter ce numéro
  • L'oreille, un organse sensoriel complexeL'oreille, un organse sensoriel complexe

Sifflement, bourdonnement, mais aussi hypersensibilité au bruit, pertes auditives… nos oreilles surexposées aux sons et aux bruits peuvent finir par « casser ». Les chiffres le montrent et avèrent que ce sont les plus jeunes qui sont les plus exposés. Si prévenir vaut toujours mieux que guérir, des solutions alternatives existent lorsque les acouphènes s’installent (Partie II).

Tout d’abord, qu’est-ce que l’oreille ? C’est un organe sensoriel complexe. Brièvement, nous pouvons dire de l’oreille qu’elle se compose de trois parties.

  • L’oreille externe comprenant le pavillon, le conduit auditif et le tympan. La nature étant bien faite, l’architecture du pavillon et le conduit auditif forme un résonateur naturel aux fréquences aiguës en général et sur la fréquence trois kilohertz (kHz) en particulier, qui correspond à la voix humaine.
  • L’oreille moyenne où se localise la chaîne des osselets comptant le marteau, l’enclume et l’étrier. Cette chaîne osseuse joue un rôle de protection du système auditif en freinant, via des muscles tenseurs (muscle stapédien ou muscle de l’étrier), les trop fortes amplitudes sonores. Toutefois, cette protection présente ses limites. Son endurance est réduite et surtout, elle n’est pas efficace contre les fréquences aiguës de trop forte intensité.
  • L’oreille interne formée par la cochlée (ou encore organe de Corti ou limaçon à cause de sa forme en spire), où baignent dans des liquides les cellules ciliées. Ces cellules sont les neurotransmetteurs qui apportent les informations sonores au cerveau via le cortex.

Comment entend-on ?

L’audition est un mécanisme particulièrement élaboré. L’oreille transforme une onde, souvent aérienne, un souffle, en mouvement mécanique avant de la coder en impulsion électrique, et ce, en un temps record. Le pavillon capte les vibrations sonores qui viennent frapper le tympan, qui est une membrane tendue, à l’instar d’un tambour. C’est le tympan qui transforme les vibrations aériennes en vibrations mécaniques qu’il transmet aux osselets qui forment ensemble un système de levier. Le marteau pousse l’enclume qui pousse l’étrier. C’est à l’étrier que revient la charge de transmettre la vibration mécanique à la cochlée dans l’oreille interne pour que les cellules ciliées transforment l’énergie mécanique en pulsions électriques, informations essentielles pour que le cerveau puisse traiter le son.

Le rôle primordial des cellules ciliées mérite que l’on s’y attarde. On distingue deux types :

  • Les cellules ciliées internes (CCI). Elles captent les vibrations par les osselets et les transmettent au cerveau via le nerf auditif. Les centres auditifs du cerveau reconnaissent, stockent et gèrent l’information sonore.
  • Les cellules ciliées externes (CCE). Après avoir reçu les vibrations des cellules ciliées internes, les centres auditifs du cerveau donnent l’ordre aux cellules ciliées externes de réagir au bruit, c’est-à-dire d’amplifier ou de freiner les sons. Ces cils sont des filaments musculaires et sont, comme tout muscle, susceptibles de se fatiguer. Lorsque les sons atteignent un volume trop élevé, les cellules ciliées externes utilisent leurs muscles pour diminuer l’amplitude de la vibration. C’est une sorte de sourdine, mais qui se fatigue si le bruit trop fort dure trop longtemps.

De plus, entre les cellules ciliées internes et le cerveau, il existe une sorte de route par laquelle sont transmises les informations sonores au moyen d’une substance appelée le glutamate. Trop de bruit signifie trop d’augmentation de glutamate et risque de destruction de cette zone de passage, par accumulation toxique de glutamate.

Comment perçoit-on le son ?

Notre oreille n’entend pas les sons d’une manière linéaire. On entend parfaitement les fréquences médiums et les aiguës. En revanche, notre système peine sur les basses et très hautes fréquences. D’où le fait que l’on ait inventé une pondération du décibel (dB) qui prend en considération la courbe de réponse de l’oreille humaine aux fréquences qu’elle entend. Cette pondération est le dB(A) et correspond au mieux à ce que subjectivement l’oreille perçoit.

Une science qui évalue l’émotion

C’est pour mesurer la perception du son, et notamment en termes 
de charge affective que la psychoacoustique a vu le jour. Cette branche 
de la psychophysique étudie les sensations auditives de l’homme, 
car il est entendu que ce n’est pas l’oreille qui entend, c’est le cerveau. L’oreille a pour rôle de transmettre et de restituer aussi précisément que possible les ondes vibratoires qu’elle capte de l’extérieur. 
Cette discipline a donc développé une unité de mesure de l’intensité sonore perçue par l’oreille et donc subjective : la sonie.

Une oreille relativement performante

Si le spectre auditif va de 20 à 20 000 hertz, l’oreille humaine est particulièrement performante sur une zone fréquentielle s’étendant de 125 à 8 000 hertz. Elle offre une sensibilité optimale sur une zone s’étendant de 500 à 4 000 hertz, qui sont des zones dites « conversationnelles », en clair, les fréquences essentielles à la compréhension de la parole humaine.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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