Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Acouphènes
bruits et sifflements

Article paru dans le journal nº 71 Acheter ce numéro
  • LL'émotion associée au son va déterminer le vécu de l'acouphène

Sifflement, bourdonnement, mais aussi hypersensibilité au bruit, pertes auditives… nos oreilles surexposées aux sons et aux bruits peuvent finir par « casser ». Les chiffres le montrent et avèrent que ce sont les plus jeunes qui sont les plus exposés. Si prévenir vaut toujours mieux que guérir, des solutions alternatives existent lorsque les acouphènes s’installent (Partie IV).

Il n’y a pas un, mais bien des acouphènes. Le Dr Martine Ohresser décrit dans son livre, Bourdonnements et sifflements d’oreille, que l’acouphène est une perception sonore en l’absence de tout stimulus acoustique extérieur. Son origine se situe à l’intérieur même de l’organisme. L’acouphène est à l’oreille ce que le phosphène est à l’œil.

En clair, les victimes d’acouphènes se plaignent de sifflements, de bourdonnements, de fréquences simples ou multiples, abstraites ou concrètes, qui ne sont perçues que par elles-mêmes. Les acouphènes peuvent passer inaperçu, ou alors occuper tellement d’espace dans la vie de la victime qu’elle vit un véritable enfer qui peut la conduire en ultime recours, au suicide. La plus grosse association de victimes d’acouphènes, France Acouphène, indique qu’il existe un ou deux cas de suicide par mois directement imputables aux sifflements.

Une émotion délétère

Selon le Dr Ohresser, «  ce n’est pas tant le son lui-même qui rend l’acouphène difficile à supporter, mais l’émotion qu’on y associe ». Rappelons que ce n’est pas l’oreille qui entend, mais le cerveau. Plus précisément, le système auditif, en fonction de son état de santé, perçoit des sons, qu’il transmet au cerveau pour que ce dernier puisse lui donner une signification. Dans le cas de l’acouphène, pour une raison indéterminée, une sonorité banale a été colorée négativement par le cerveau. « Cette émotion négative que ce bruit suscite le rend intolérable », précise Martine Ohresser. C’est du moins ce que peuvent entendre certaines victimes de la part des ORL malgré leurs souffrances. Acouphènes, symptômes psychologiques, vrai ou faux ? La réponse nous vient du Pr Monnier, ancien chef du service ORL du centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne :

« Le phénomène ici n’est pas lié au son à proprement parler. L’acouphène existe effectivement, mais dans ces cas précis, la tolérance au son, ce que l’on appelle la coloration psychologique ou émotionnelle des acouphènes, est en cause. C’est cette coloration psychologique qui pousse un sujet dans un modus vivendi très négatif, dans une perpétuelle réaction de rejet de ce bruit interne dont il ne peut pas se débarrasser. Ce n’est pas tant une question d’intensité, que de rejet qui rend l’acouphène si délétère pour la qualité de vie. C’est ce que l’on appelle l’interaction psychoémotionnelle face au symptôme ».

C’est ce qui explique pourquoi deux personnes pourront avoir des réactions opposées face à un acouphène de même intensité.

Quelles sont les origines des acouphènes ?

Les origines de l’acouphène sont ...

Image description

Il vous reste encore 50% de cet article à découvrir

Article paru dans le numéro 71, pour lire l'intégralité de cet article, achetez ce numéro à l'unité

Je suis abonné, je me connecte


Mot de passe oublié ?
Alternative Sante : l'expérience de la médecine naturelle

Pour 2€ / mois votre abonnement est un signe de soutien !
Cliquez ici pour voir nos offres

2€ / Mois

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique Ouïe acouphènes ouïe
ARCHIVES :
AccédeZ à TOUS LES ANCIENS NUMÉROS
35 € Cliquez ici

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous