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Le foie, forteresse de la santé

Article paru dans le journal nº 3 Acheter ce numéro

La majorité des thérapeutes qui pratiquent les médecines naturelles reconnaissent l’importance majeure du foie dans le fonctionnement de l’organisme. En revanche, la médecine officielle s’y intéresse très peu. Elle nous offre la vaccination contre l’hépatite B (un désastre) et la greffe du foie… lorsqu’il est déjà trop tard. Seule la médecine alternative sait tirer parti des dons de la nature afin de préserver notre foie ou de le guérir lorsqu’il est malade.

Le foie est la glande la plus volumineuse de l’organisme ce qui lui permet d’assurer un travail colossal indispensable à la vie.

Sans rentrer dans les détails, on peut résumer l’activité du foie à trois fonctions :

  • Métabolique : le foie joue un rôle majeur dans le métabolisme des sucres, des protéines et des graisses.
  • Synthétique : des protéines à partir des acides aminés, du cholestérol et des sels biliaires qui constituent la bile indispensable à l’absorption des graisses.
  • Épurative : Le foie « détoxique » la plupart des « poisons » absorbés par l’alimentation, dont les médicaments, qu’il transforme en composés non toxiques. Il assure avec les reins l’élimination des déchets produits par notre métabolisme.

Le foie, constamment agressé

Il est fondamental de garder un foie sain si l’on veut jouir d’une bonne santé. Malheureusement, il souffre beaucoup tout au long de notre vie car les facteurs d’agression du foie sont multiples.
Citons en premier lieu l’incroyable consommation de médicaments qui caractérise notre société. Je pense en particulier aux antidépresseurs, aux somnifères, aux antibiotiques mais aussi à la pilule contraceptive, mal nécessaire mais toxique pour le foie. Je pense également à notre alimentation trop riche, trafiquée ou contaminée par des pesticides et des conservateurs. L’abus d’alcool (la France détient à ce niveau un triste record) est également un facteur majeur de souffrance hépatique.

C’est pourquoi, je conseille à tous mes patients d’entreprendre plusieurs fois par an une cure de désencrassement et de revitalisation du foie. Pour ce faire, la phytothérapie nous offre de nombreux remèdes comme :

  • le pissenlit : il augmente considérablement le volume de la bile – le pissenlit favorise l’élimination de l’acide urique et du cholestérol.
  • le chardon Marie : il protège le foie et l’aide à désintoxiquer le sang. On le prépare en mélangeant 1/2 litre d’eau de source à 1/2 poignée de graines sèches de chardon-Marie. Faire bouillir à couvert pendant 30 minutes. Filtrer et boire une tasse, 30 minutes avant chaque repas. Faire cela pendant trois semaines par mois, durant trois mois. La femme enceinte prendra 1 seule tasse par jour pendant trois semaines.
  • la fumeterre, qui fait partie des simples qui elles-mêmes ont la réputation de rendre centenaire. La fumeterre traite en effet de multiples troubles. Parmi ceux-ci, on notera son action contre les affections dermatologiques comme l’eczéma ou contre les migraines de la femme enceinte, dues à un mauvais fonctionnement hépatique. Les remèdes à base de fumeterre existent sous différentes formes : en poudre totale sèche et en extrait sec (disponible en herboristerie) ou en gélules ou en extrait aqueux (en pharmacie). On peut aussi en faire des infusions : Pour 1 litre d’eau, 5 cuillères à soupe de plante séchée. Prenez 2 à 3 tasses par jour, avant les repas, dix jours par mois pour plus d’efficacité.
  • Ou bien encore le Cynara cardunculus (voir encadré) avec lequel j’obtiens les résultats les plus spectaculaires.

Les hépatites virales

Ce sont des inflammations aiguës du foie provoquées par un virus.

Les trois virus les plus fréquemment rencontrés sont les virus A, B et C. Mais d’autres maladies virales (comme la mononucléose) peuvent aussi provoquer des hépatites.

Cependant, seules les hépatites B et C peuvent évoluer vers la chronicité avec le risque de développer une cirrhose ou un cancer du foie.

Le traitement des hépatites virales en médecine naturelle donne des résultats spectaculaires mais il faut bien distinguer la phase aiguë (pendant la maladie) de l’éventuelle phase chronique (séquelles d’une hépatite ancienne).

Le desmodium, remède de l’hépatite aiguë

Le desmodium est une légumineuse herbacée utilisée par les tradipraticiens de la forêt africaine pour diverses affections hépatiques virales.
L’hépatite aiguë caractérisée par différents signes comme le teint jaune, la fatigue, des troubles digestifs, des transaminases augmentées au niveau de la biologie sanguine, s’améliore en une semaine, et disparaît en deux à quatre semaines avec le desmodium.

Dose habituelle

  • Traitement d’attaque : prendre 2 gélules trois fois par jour.
  • Traitement de fond : prendre 1 gélule trois fois par jour.

J’associe au desmodium un grand remède homéopathique des hépatites : Phosphorus. En pharmacie, procurez-vous un tube de granules de :

  • Phosphorus en 7 CH et en 15 CH.
  • Phosphorus 7 CH : 3 granules une fois par jour.
  • Phosphorus 15 CH : 3 granules le 8e jour, le 16e, le 24e et le 32e (ne pas prendre la 7 CH ces jours-là.)

Deux plantes contre les hépatites B et C chroniques

La médecine classique ayant peu de solutions à proposer dans le cas des hépatites chroniques (l’interféron donne très peu de bons résultats), certaines plantes constituent une alternative naturelle, sans effets secondaires, avec de bons résultats

  • Bupleurum falcatum est une plante japonaise qui possède des propriétés antivirales utiles contre la rougeole, l’herpès et les hépatites.
  • Phyllanthus amarus est une plante herbacée annuelle, originaire de la région Indo-Malaise ayant une action antivirale. Gambir leaf est une plante active dans les hépatites tout comme le Jiaogulan qui est une plante chinoise.
  • Le curcuma est une plante surtout cultivée en Inde et qui possède des propriétés antivirales et hépatoprotectrices et Glycyrrhiza glabra (extrait de racine de réglisse) est utilisée dans le traitement des cirrhoses et des hépatites virales chroniques.

Protéger le foie lors des cures de chimiothérapie

La prévention des effets hépatodigestifs de la chimiothérapie anticancéreuse est aussi une bonne indication du desmodium. Il faut prendre 2 gélules trois fois par jour, à commencer deux à trois jours avant la chimiothérapie et continuer si possible pendant la durée de celle-ci. Arrêter lorsque l’état digestif est normalisé.

Le silicium organique constitue une bonne association au desmodium pour minimiser les nombreux effets secondaires de la chimiothérapie anticancéreuse.

Rôle de la vésicule biliaire dans la colite hépatique

Le foie fabrique quotidiennement environ un litre de bile qui est stockée dans la vésicule biliaire avant d’être expulsée dans l’intestin. La bile est absolument nécessaire pour la digestion des graisses. Certaines personnes (surtout si leur alimentation est grasse) sécrètent une bile trop épaisse, « boueuse ». Ce phénomène peut être à l’origine de certains malaises digestifs que l’on désigne sous le nom de « crise de foie ».
Lorsque le phénomène s’accentue, la vésicule peut être le siège de calculs biliaires responsables de la crise de colite hépatique.
Le traitement naturel des crises de foie sera l’huile de Cynara cardunculus à raison de 6 capsules par jour (3 le matin à jeun et 3 le soir au coucher).

 

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En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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