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Nutriments et plantes anti-diabète

Article paru dans le journal nº 20 Acheter ce numéro
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Il existe de très nombreux déficits en micronutriments au cours du diabète non insulino-dépendant (DNID). Nombreux sont ceux qui ont montré leur efficacité dans la prise en charge du diabète comme dans sa prévention. Quelques plantes ou produits végétaux sont également connus pour réguler la glycémie. Au total, même si des études rigoureuses manquent pour tous ces produits, l’ancienneté de leur usage traditionnel plaide pour leur réelle efficacité et leur bonne tolérance.

Article mis à jour le 17/06/2020

Diabète : les traitements officiels et leurs effets secondaires

Le premier antidiabétique est sans doute la metformine (Glucophage, Diabamyl, Glymax, Stagid). Ce médicament allopathique qui date de 1957 est prescrit au terme d’un semestre de régime alimentaire et d’activité physique si l’Hba1c persiste au-dessus de 6,5 %, et cela quelle que soit la valeur de l’IMC. Elle ne provoque pas d’hypoglycémie et se montre efficace pour restaurer la sensibilité à l’insuline. Mais il faut savoir que sa tolérance est variable, et parfois entachée par des troubles digestifs tels qu’ils obligent à arrêter le traitement : diarrhées profuses, notamment avec insécurité sphinctérienne.

Vient ensuite la catégorie des insulinosécréteurs auxquels, en cas d’échec de la monothérapie, on associe en général la metformine (Glucidoral, Daonil, Euglucan, Glutril, Diamicron, Amarel, Glibénèse, Minidiab, Ozidia). Ils peuvent être à l’origine d’hypoglycémies, parfois sévères au point d’engendrer un coma délétère pour les cellules nerveuses. Ils exposent à une prise de poids.

Les glitazones (Actos, Avandia) sont formellement contre-indiquées en cas d’insuffisance cardiaque chronique ou passagère. Elles ont été impliquées dans l’émergence d’œdème maculaire et exposent à une prise de poids.

Avant d'avoir recours à ces traitements et lorsque c'est possible (à voir avec votre médecin traitant), il est intéressant de se tourner vers les traitements naturels pour voir, car il y en a pléthore.

Diabète et compléments alimentaires

Voici une liste des principaux auxquels on peut avoir recours jusqu’à normalisation des problèmes, soit un minimum de 6 mois dans le meilleur des cas. En général, il sont très bien tolérés. À l’exception de relents et nausées avec les acides gras essentiels et paresthésies en cas de surdosage de la vitamine B6. Mais ce problème sera vite résolu avec l’arrêt du complément alimentaire.

L’EPA, le DHA (oméga 3) et le GLA (oméga 6)

Ils diminuent les risques de complications de l’intolérance au glucose. La supplémentation en acides gras essentiels est non seulement capable de normaliser beaucoup des altérations de la chaîne métabolique, mais aussi de permettre l’amélioration, voire la normalisation de nombreux autres paramètres perturbés tels que l’élévation des triglycérides, l’augmentation de l’agrégation plaquettaire, la hausse des chiffres tensionnels, le processus d’athérosclérose et ses complications microangiopathiques (neuropathie périphérique, rétinopathie, néphropathie). De plus, une consommation accrue d’oméga 3 facilite la perte de poids. Lisez ici pour savoir comment choisir ses oméga 3

De nombreuses vitamines

  • La benfotiamine (forme particulière de vitamine B1). Peu présente dans l’alimentation, cette forme liposoluble de la vitamine B1 pénètre facilement au cœur des cellules (à la différence des autres formes de vitamine B1). Elle active alors une enzyme, la transcétolase, qui transforme certains dérivés potentiellement dangereux en métabolites inoffensifs. Chez le diabétique de type 2, cette enzyme est justement peu efficace. Donner de la benfotiamine (jusqu’à 320 mg/j) au diabétique lui permet de restaurer cette enzyme à un niveau d’activité satisfaisant. La benfotiamine est 15 à 20 fois plus efficace que la thiamine pure (forme la plus habituelle de vitamine B1), elle est largement utilisée au Japon et en Allemagne. C’est ainsi qu’on sait aujourd’hui qu’en plus de ralentir le vieillissement vasculaire, elle freine considérablement l’évolution, voire prévient l’émergence des complications spécifiques du diabète.
  • La pyridoxamine : c’est une des trois formes naturelles de la vitamine B6. Elle empêche les formes d’Amadori (premiers complexes de protéines) d’évoluer vers des produits terminaux de glycation (PTG), véritables agglomérats ayant une toxicité redoutable.
  • La vitamine B8 (biotine) : le déficit en vitamine B8 affecte le fonctionnement d’au moins deux enzymes essentielles à la régulation du métabolisme du glucose : la glucokinase au niveau du pancréas et du foie, et l’acétyl-CoA carboxylase, enzyme dont l’action facilite la pénétration du glucose sanguin dans les cellules pour y être métabolisé.
  • Les vitamines A, C et E : elles participent à la lutte contre la production de radicaux libres générée par l’excès de glucose et d’acides gras libres dans les milieux interstitiels.

Des minéraux spécifiques

Le chrome : en association avec la vitamine B3 et le glutathion, il stimule l’activité de la tyrosine kinase, enzyme qui régule l’activité du récepteur à l’insuline.

Le magnésium : il est essentiel à la sécrétion et à l’action de l’insuline. Il améliore ainsi la tolérance au glucose. Son association avec la vitamine B6 stimule l’utilisation intracellulaire du glucose. Les apports en magnésium par l’alimentation et la boisson sont la plupart du temps insuffisants de sorte que la supplémentation doit être quasi systématique chez le diabétique.

Le sélénium : ce minéral est la coenzyme de la glutathion peroxydase, enzyme essentielle à la régulation des radicaux libres.

Le zinc : il est essentiel à la synthèse, à la sécrétion et au stockage de l’insuline. Il stabilise sa structure et participe au maintien de son efficacité dans le temps.

Les autres nutriments indispensables

L’acide alpha-lipoïque : il intervient à de multiples niveaux, comme coenzyme de certains processus enzymatiques, antiradicalaire vis-à-vis de l’oxygène singulet (O2), antioxydant en protégeant et en participant à la régénération de l’ADN, inhibiteur des premières étapes de la glycation, chélateur de minéraux, régénérateur des vitamines C et E et du glutathion.

Les flavonoïdes : ces molécules, naturellement présentes dans de nombreux légumes et fruits, s’opposent à la glycation non enzymatique des protéines. Parmi elles, le resvératrol focalise actuellement l’intérêt de nombreux chercheurs. Certains le conseillent dans la lutte contre l’insulinorésistance. La posologie chez l’homme serait voisine de 15 mg par jour. Comme cette dose correspond à 3 litres de vin rouge par jour, il semble inévitable que cette prescription se fasse sous forme de complément alimentaire. Reste le problème du coût, car le resvératrol est à ce jour une molécule fort onéreuse (environ 1 500 euros le kilo !).

La L-carnosine : ce dipeptide qui est naturellement présent dans les muscles striés et le cerveau, est un inhibiteur du pouvoir glycateur du glucose, du galactose et plus encore de la dihydroxyacétone.

L’hypochlorite d’aminoguanidine : comme la benfotiamine et la L-carnosine, l’hypochlorite d’aminoguanidine se lie aux produits précoces de la glycation et forme avec eux des composés aréactifs et surtout incapables d’évoluer vers des produits terminaux de la glycation.

La coenzyme Q10 : cette molécule, normalement ubiquitaire, est de moins en moins synthétisée à partir de 50 ans. Impliquée dans la production d’énergie, dans le métabolisme des hydrates de carbone, c’est également un puissant antioxydant, un régénérateur de la vitamine E ainsi qu’un antiagrégant. La partie la plus efficace de la coenzyme Q10 est l'ubiquinol, on peut donc également choisir cette forme de complément.

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Diabète : quelques complexes de nutrithérapie clefs en main.

À notre connaissance, aucune formule de compléments alimentaires ne présente l’ensemble des nutriments et micronutriments listés ci-dessus. Cependant, certains complexes ont une bonne efficacité :

Gluco-Nut, complexe de 16 composants synergiques dont : extrait de cannelle, picolinate de chrome, complexe vitaminique B.

Glycocontrol : benfothiamine, picolinate de chrome, sélénium.
Glucotens, complexe de plantes (ail, thé vert, gymnema, griffonia) et de micronutriments (vitamines du groupe B, magnésium, potassium, sélénium et acide alpha-lipoïque).

AntiOxNut : complexe de 14 antioxydants synergiques dont resvératrol, coenzyme Q10, curcumine et lutéine.

Recommandation : au cours du DNID, on recommandera de prendre façon systématique du DHA, de l’huile de bourrache, un complexe régulateur ainsi qu’un complexe antioxydant.

La place de la phytothérapie

Voici la liste des plantes qui ont la réputation de résoudre les problèmes de diabète. Pour certaines, les études scientifiques manquent encore. Quant à leur posologie, elle peut varier d’un thérapeute à l’autre.

La cannelle (Cinnamomum verum) : la consommation quotidienne d’un extrait de cannelle à raison de 360 mg/j améliore les marqueurs du métabolisme glucidique, diminue significativement l’insulinorésistance, sans cependant influencer l’indice de masse corporelle.

Le gymnéma (Gymnema sylvestris) : ce remède traditionnel ayurvédique est utilisé tant comme régulateur de la glycémie que des pulsions sucrées. On attend des études pour confirmer ces allégations.

Langerstroemia speciosa L. : plante des Philippines riche en acide corosolique qui a une action simulant celle de l’insuline.

L’huile de son de riz rouge : cette huile est reconnue aux USA par le centre de ressources pour le diabète pour sa richesse en acide lipoïque et en coenzyme Q10.

L'huile de son de riz contrairement à la levure de riz rouge ne contient pas de monacoline K qui présente une grande similitude de structure avec la lovastatine, la première des statines commercialisées. La levure de riz rouge n’est donc pas à recommander aux personnes qui ont présenté des troubles musculaires et encore moins aux personnes qui ont eu ce type de troubles au cours d’un traitement par une statine. Elle peut être consommée en complément de coenzyme Q10.

Le glucomannane, le psyllium (Plantago ovata) et l’avoine (Avena sativa) : les fibres solubles qui les composent font baisser l’indice glycémique des repas et donc la sécrétion d’insuline nécessaire.

L’aloès (Aloe vera), le ginseng (Panax ginseng, Panax quinquefolium), l’oignon (Allium cepa), la momordique (Momordica charantia) et le nopal (Opuntia ficus indica) auraient, d’après les quelques études réalisées, une action hypoglycémiante.

Le myrtillier (Vaccinium myrtilloides, Vaccinium myrtillus) : les feuilles de la myrtille auraient elles aussi une action hypoglycémiante, mais les études ne font que commencer.

Le vinaigre de cidre : les études qui affirment que la consommation régulière de vinaigre de cidre aurait une action comparable à celle de la metformine ou de l’acarbose portent malheureusement sur un échantillon d’individus bien trop faible pour qu’on puisse en avoir la certitude.

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Quelques complexes phyto-malins

Gluc’Aroma : cette association d’huile de périlla et de cinq huiles essentielles (livèche racine, géranium, criste-marine, eucalyptus citronné, oignon) agit sur la plupart des facteurs impliqués dans la genèse et l’aggravation du DNID. Un complexe particulièrement adapté aux cas d’hypertension artérielle et d’hyperglycéridémie associés.
Posologie : 2 capsules avant les trois repas.
Au terme de trois mois d’une telle cure, la sécrétion d’insuline serait réduite de 30 % en moyenne.

MetaReg : cette formule, mise au point pour le syndrome métabolique, trouve aussi sa pleine indication au cours du DNID. Sa composition comprend du picolinate de chrome, des vitamines (B6, B12 et C), de la quercétine ainsi que des extraits concentrés de cassis, de mélisse officinale, d’oignon et de vigne rouge.
Posologie : 1 à 2 gélules par jour.

Han-Hepa : ce complexe à base d’extraits de fruits de kaki, de baies de goji, de feuilles de thé vert, de graines de sarrasin et de germes de soja, a une vocation hépatoprotectrice. Il régule principalement le métabolisme des lipides.
Posologie : 3 gélules trois fois par jour.

DiabeMine : est composé de plantes et substances naturelles qui, d’une part, favorisent une digestion complète des aliments au niveau de l’estomac afin de les rendre assimilables. Il comprend notamment du Gymnema sylvestre, des graines de jamblon (Eugenia jamboleana), des extraits de neem et du rosier du japon.
Posologie : 3 gélules par jour.

 

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