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Les facteurs de risque du diabète 2

Article paru dans le journal nº 20 Acheter ce numéro

Le fait qu’il y ait un terrain familial est une notion établie depuis longtemps. Cependant, les variants génétiques sont incapables à eux seuls de déclencher la maladie. Plusieurs facteurs extérieurs jouent un rôle prépondérant pour la favoriser.

Le surpoids

Selon une étude pour un indice de masse corporelle (IMC) à la limite supérieure de la normale (23 à 24,9), le risque relatif est déjà plus que doublé (2,67). Avec un surpoids important (IMC entre 30 et 34,9), le risque relatif passe à 20,1 et avec un surpoids sévère (IMC supérieur à 35) à 38,8.

Plus important encore que l’IMC, la répartition des graisses sous la peau de l’abdomen et autour des viscères (et qui est apprécié par le tour de taille) augmente le risque de développer un DNID dès que le tour de taille dépasse 88 cm chez la femme et 102 chez l’homme.

La rapide augmentation de l’obésité chez les enfants et les adolescents au cours des trois dernières décennies du XXe siècle a été suivie par l’apparition de cas de DNID à un âge de plus en plus précoce, caractérisé par une aggravation de l’insulinorésistance dès la puberté, et plus encore chez les filles que chez les garçons.

Le manque d’exercice

L’exercice physique stimule l’utilisation des acides gras par le muscle et permet ainsi une meilleure utilisation du glucose.

L’alimentation désordonnée

L’alimentation « industrielle » est devenue diabétogène car elle inclut :

  • La consommation exagérée de lipides, notamment sous forme de graisses saturées.
  • La forte proportion de sucres simples purifiés et de céréales fortement raffinées.
  • La faible proportion de glucides complexes.
  • La faible proportion de fruits et légumes.
  • La désorganisation du rythme des repas et leur prise sans conscience et sans plaisir.
  • L’intempérance alcoolique

Le tabagisme… ainsi que son arrêt !

Fumer expose à développer plus facilement un diabète, et plus on fume plus le risque augmente : ainsi fumer plus de 40 cigarettes par jour augmente ce risque de 45 % chez l’homme et de 74 % chez la femme.

Arrêter de fumer sans avoir fait un travail en psychothérapie afin d’identifier le besoin émotionnel non satisfait qui a conduit à s’adonner au tabac recrée la sensation de manque et expose à manger plus, à prendre rapidement du poids et ainsi à révéler un véritable diabète.

Le petit poids de naissance

L’accroissement de la masse grasse est normalement exponentiel au cours du dernier trimestre de la vie intra-utérine, mais il est considérablement ralenti chez le fœtus victime d’un retard de croissance. Dans ce cas, l’organisme tente de rattraper le retard contracté in utero, la première année de vie. Plus tard, aux alentours des 7 ans, la graisse se répartit préférentiellement sur le tronc. Sur le plan biologique, il existe très tôt une insulinorésistance.
Notons aussi que le diabète maternel pendant la vie intra-utérine accroît le risque pour l'enfant de souffrir du diabète de type 2

Le stress psychologique

Le stress chronique, qui peut aboutir au « burn out » (épuisement physique, émotionnel et moral), augmente le risque de diabète.

Le manque de sommeil

Dormir régulièrement moins de 5 heures ou plus de 9 heures par nuit expose à une augmentation du risque.
La dépression chez l’homme
Selon une étude suédoise, les hommes qui présentent des signes dépressifs marqués auraient un risque deux fois et demi plus élevé de révéler un diabète de type 2 dans la décennie qui suit que les hommes non dépressifs.

La DMLA

Présenter une forme « humide » (vasculaire) de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) augmente le risque de diabète de 80 % par rapport aux personnes de même âge exempt de cette atteinte oculaire.

La profession

Plusieurs profils sont particulièrement exposés au risque de diabète. Il s’agit notamment des :

  • Chauffeurs de taxi qui passent en moyenne 11 heures par jour dans leur véhicule, ne font que très peu d’exercice physique et qui souvent ne consomment que des sandwiches. Ainsi, sur les 15 000 chauffeurs franciliens, 4,2 % sont diabétiques insulinodépendants alors qu’on n’en dénombre que 1,3 % chez les autres artisans.
  • Les commerciaux qui passent aussi plusieurs heures par jour dans leur voiture, prennent la majorité de leurs repas au restaurant, font souvent peu de sport et sont soumis à la pression des résultats.

Le profil psy des diabétiques

Le sucré réfère à la douceur de vivre, à la tendresse, à l’harmonie dans les relations aux autres et au monde. Par la résistance des cellules à intégrer le sucré et à le transformer en énergie et autres éléments vitaux, le diabète serait révélateur de tristesses accumulées, non métabolisées. La capacité à puiser du plaisir dans le quotidien est considérablement amoindrie et remplacée par un dégoût prononcé pour les choses qu’on se sent obligé de faire.

Au lieu d’accepter les épreuves comme autant d’opportunités d’apprendre, d’adopter des comportements plus adéquats, voire de faire de nouveaux choix, on s’acharne à refuser la réalité, à lui résister… en prenant du poids. Peut-être afin de mieux impressionner l’adversaire et de le mettre en fuite sans avoir à l’affronter : on régresse alors complètement dans l’« animal » ! Parfois, la personne finit par entrevoir une autre issue que celle qui consiste à subir en tentant de résister, mais alors la peur de perdre certains acquis paralyse en soi toute velléité de changement. Alors, au dégoût vient s’ajouter la lassitude. L’épuisement devient inévitable : découragement, dépression, voire résignation.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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