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E407, E412, E414 alias gomme arabique, guar ou carraghénanes : sept émulsifiants associés à un risque accru de diabète de type 2

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Gomme arabique, guar ou carraghénanes… Ces émulsifiants couramment utilisés dans certaines pâtisseries, gâteaux et desserts, yaourts, glaces (y compris en bio) semblent associés à un risque accru de diabète de type 2. De quels risques s’agit-il et comment les éviter ?

Après le E551 dont nous vous parlions récemment (un agent antiagglomérant soupçonné de favoriser la maladie cœliaque), c’est au tour de plusieurs autres additifs émulsifiants des familles des E3XX et E4XX d’être accusés d’augmenter le risque de développer un diabète de type 2 . Pour la première fois, une équipe internationale de recherche a analysé le lien entre les apports alimentaires en émulsifiant en se fondant sur l’analyse des données de 104 139 Français adultes suivis, durant quatorze années, et qui ont détaillé leur consommation d’aliments, de boissons consommées ainsi que leurs marques.

Gommes guar, arabique, xanthane ou carraghénane : quels sont les émulsifiants à risque ?

Les chercheurs ont alors observé que l’exposition chronique aux émulsifiants suivants est associée à un risque accru de diabète de type 2 :

  • Carraghénanes (ou E407) : augmentation du risque de 3 % pour chaque tranche de 100 mg par jour. Ces sucres naturels issus d’algues rouges sont couramment utilisés comme épaississants et gélifiants dans de très nombreux aliments de supermarché (fromages, margarines, pain, crèmes desserts, etc.) et sont également soupçonnés de favoriser différents phénomènes inflammatoires, notamment dans la sphère intestinale.

  • Gomme de guar (ou E412) : augmentation de risque de 11 % pour chaque tranche de 500 mg par jour. Obtenue par broyage de graines de guar, une plante indienne, on la retrouve dans de nombreuses soupes, sauces, crèmes glacées et pâtisseries (y compris sans gluten, du fait de son fort pouvoir épaisissant).

Elle peut également générer des ballonnements, flatulences ou un effet laxatif.

  • Gomme d’acacia (ou gomme arabique, ou E414) : augmentation de risque de 3 % pour chaque tranche de 1 000 mg par jour. La gomme d’acacia est très présente dans les pains, laits végétaux, biscuits (cookies, barres de céréales), confiseries du type chewing-gums ou guimauves, les sodas, les boissons énergétiques ou protéinées (celles qui sont destinées aux sportifs, par exemple) et produits laitiers.

  • Gomme xanthane (ou E415) : augmentation de risque de 8 % pour chaque tranche de 500 mg par jour. On la retrouve dans certaines sauces, mayonnaises, biscuits, laits végétaux, poissons en boîte, ou encore carottes ou choux râpés.

  • Phosphate de potassium (ou E340) : augmentation de risque de 15 % pour chaque tranche de 500 mg par jour. Cet antioxydant et émulsifiant est très couramment utilisé dans les viandes cuites transformées, les farines, biscuits apéritifs, céréales de petit-déjeuner, sauces et pâtisseries industrielles.

  • Esters mono – et diacétyltartriques des mono – et diglycérides d'acides gras (E472e) : augmentation de risque de 4 % pour chaque tranche de 100 mg par jour. Principalement employé pour donner du volume aux produits, éviter la formation de bulles ou une mie plus souple, on retrouve le E472e dans les plats préparés, cafés et succédanés, biscuits et céréales du petit-déjeuner, pains, croissants et biscottes ou encore sauces et matières grasses industrielles . Cet additif pourrait augmenter la perméabilité de la barrière intestinale, ainsi que les phénomènes inflammatoires, et perturber l'équilibre de la flore intestinale.

  • Citrate de sodium (ou E331) : augmentation de risque de 4 % pour chaque tranche de 500 mg par jour. Cet acide que l’on retrouve naturellement dans la plupart des fruits est très présent dans les yaourts, confitures, crèmes glacées, bonbons, le lait en poudre, les boissons gazeuses et le vin.

Alors qu’en Occident 30 à 60 % de l’apport énergétique alimentaire des adultes provient d’aliments ultra-transformés susceptibles de contenir ces émulsifiants, ces données inquiètent. Si d’autres investigations doivent être menées avant d’établir un lien formel de causalité, les résultats de cette étude sont solides, et vont également aider les chercheurs à investiguer, à l’avenir, d’éventuels « effets cocktails » entre ces différents additifs.

Par ailleurs, vous l’aurez sûrement remarqué, certains de ces émulsifiants sont également utilisés dans les aliments bio ou infantiles, comme la gomme de guar, d’acacia, xanthane ou les carraghénanes ou le citrate de sodium. Une information à connaître, notamment si vous êtes plus à risque de développer un diabète.

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