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Comment faire du cancer notre allié ?

Article paru dans le journal nº 43 Acheter ce numéro
  • faire du cancer notre alliéfaire du cancer notre allié

Quels que soient les facteurs ayant participé à la genèse du cancer, cette maladie ne nous apporte pas que de la souffrance. Elle nous fournit aussi l’occasion de nous retrouver face à nous-même, en révélant certains de nos désirs profonds.

Qui, lorsqu’il était enfant n’a pas simulé un mal de tête ou de ventre pour ne pas aller à l’école ? Quand le stratagème fonctionnait, la prétendue maladie nous permettait d’éviter de passer les épreuves tant redoutées et d’être dorlotés par nos parents... Se pourrait-il donc que la maladie trouve en partie son origine dans l’inconscient ? Ce dernier aurait-il cherché et trouvé dans la maladie un moyen de s’extraire d’une situation ingérable ?

Selon le Dr Carl Simonton, la maladie permet d’obtenir cinq grands types de bénéfices.

  • La permission de ne pas affronter une situation difficile.
  • L’attention et l’affection des proches.
  • Des conditions favorables pour repenser à un problème et lui trouver une solution convenable.
  • La possibilité de pouvoir enfin développer son potentiel.
  • Ne pas avoir à satisfaire ses propres attentes, car trop exigeantes, ni celles des autres.

Ces avantages sont bien sûr porteurs de messages. Chacun d’entre eux renvoie à un besoin qui n’est pas satisfait, n’a pas été identifié et, a fortiori, n’est pas reconnu comme légitime.

Sans cette indispensable prise de conscience, ces bénéfices peuvent se transformer en entraves au processus de guérison. En effet :

  • La maladie ne fait que reporter à plus tard la confrontation avec la situation douloureuse, qui permet seule de se libérer l’esprit.
  • Les bénéfices s’effilochent au fil du temps comme peau de chagrin : les forces des proches s’épuisent et peuvent même faire place à des pensées et des émotions inavouables. Dans le même temps, le malade pense qu’il ne peut continuer à obtenir ces avantages qu’en restant malade, voire de plus en plus malade : il s’est lui-même mis dans la pince redoutable d’une alternative du diable (lire plus bas) dont il ne peut plus se dégager !

Atteindre l’équilibre émotionnel

Le patient cancéreux est souvent incapable de gérer certaines situations ainsi que de renoncer aux avantages que la maladie lui procure, même s’il a intellectuellement compris qu’apprendre à se comporter différemment est nécessaire, voire indispensable.

À cela, au moins trois raisons :

  • S’il ressent en lui un manque des plus cruels, il ne sait pas lesquels de ses besoins vitaux sont insatisfaits ni comment procéder pour les identifier.
  • Même s’il est au clair sur la nature de ses déficits et carences, le malade peut avoir des doutes quant à la légitimité de les combler : en effet, une telle démarche remet fréquemment en question le mode de fonctionnement de la cellule familiale ! Exemple : vouloir quitter un métier où l’on s’ennuie pour exercer une activité où l’on pourra mobiliser son potentiel peut contrarier l’entourage du fait des conséquences socio-économiques que cela risque d’entraîner.
  • Le repli sur soi (autre conséquence de la maladie) conduit le malade à penser que la satisfaction de ses besoins dépend désormais de son entourage. L’enfant qui est en lui prend le pouvoir et le pousse à se comporter en victime plutôt qu’en adulte responsable.

Mais s’il comprend la nécessité de s’inscrire dans un apprentissage de la satisfaction de ses besoins légitimes, commence alors pour lui un chemin vers la libération véritable.

L’alternative du diable

Le malade du cancer est souvent en proie au dilemme suivant :

« Ou bien je fais tout pour guérir, mais je risque alors de perdre à jamais les avantages que la maladie m’a apportés, ou bien je conserve ces avantages, mais je risque de perdre la vie ! »

Une alternative diabolique, car chacun de nous souhaite à la fois être en bonne santé et être choyé par ceux qu’il aime ! La sagesse consiste à voir que l’alternative n’en est pas une, et qu’on peut satisfaire à la fois les deux exigences :

« Je peux tout faire pour aller mieux ET conserver les avantages que la maladie m’a apportés, car, dès maintenant, j’apprends à les satisfaire par moi-même. »

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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