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Allaitement : nos conseils pour que ça se passe bien

Caroline Morel  rédigé le 24 mars 2015 à 18h53
Article paru dans le journal nº 22 Acheter ce numéro
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Beaucoup de femmes n'allaitent aujourd'hui leur bébé que quelques semaines, voire quelques mois. Entre leurs propres inquiétudes et celles qui sont entretenues par le corps médical et les marchands de laits maternisés, il reste bien peu de femmes pour aller jusqu'au bout de l'allaitement et le prolonger parfois, malgré l'âge avancé du bébé. Voici nos conseils pour celles qui souhaitent allaiter, pour qu'elles se rassurent, mais aussi pour qu'elles soient fières de construire, ainsi, la santé de leur enfant pour longtemps.

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Dans notre société, l’allaitement s’entend en nombre de semaines de congé maternité. Les femmes conçoivent difficilement qu’un allaitement puisse se prolonger au-delà de 3 mois. Et pourtant… Si elles savaient !

Ce sont les trois premiers mois qui sont les plus difficiles. L’allai- tement, passé ce délai, est rarement problématique : la lactation est bien établie, la production de lait est parfaitement adaptée au bébé, la mère connaît les réactions de son corps et les techniques d’allaitement qui lui conviennent, le bébé réclame moins souvent à téter. La machine est bien rodée. Pourquoi tout arrêter à ce moment-là ?

L’allaitement est une relation qui comble parfaitement tous les besoins émotifs, affectifs et sensoriels du nourrisson, mais aussi de la maman. C’est une relation qui devrait durer longtemps, que l’on devrait compter en années et non pas en mois. Ce sevrage précoce est une coutume regrettable dans les sociétés occidentales.

Un bébé ne devrait pas être sevré. Il devrait pouvoir poursuivre la relation d’allaitement jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin. Le sevrage est une étape du développement que l’enfant franchit selon son propre rythme, tôt ou tard. Ne vous posez pas de questions. Allaitez au jour le jour et vous verrez…

Il vous faudra vous boucher les oreilles pour résister aux invectives outrées de l’entourage : comment, il tète encore ? Oui, il tète encore, et en tétant il se construit. Car l’allaitement, c’est bien plus que nourrir le bébé. C’est lui procurer un environnement émotionnel d’amour et de sécurité dans lequel tout son être peut s’épanouir. Plus le bébé aura été sécurisé par la relation d’allaitement, mieux il cheminera vers l’indépendance, sûr de lui, d’autant plus confiant qu’il sait que le sein est un havre de paix qu’il retrouvera dès qu’il aura besoin de reprendre des forces et de l’assurance.

Pour aller jusqu'au bout, lisez nos douze conseils

Évitez toute médication pendant l’accouchement.

Les sédatifs, analgésiques et anesthésiques peuvent réduire   l’aptitude à un accouchement normal, provoquer la somnolence, empêcher d’établir un contact intime avec le nouveau-né, diminuer sa capacité de téter et empêcher une bonne mise en place de la succion.

Au sein dès la première demi-heure

Mettez votre bébé au sein dans la demi-heure qui suit l’accouchement. Demandez qu’on laisse votre bébé nu
sur votre ventre. Il n’est jamais urgent de nettoyer, peser et habiller le bébé. Après un accouchement normal, les réflexes de fouisse- ment et de succion de l’enfant sont particulièrement puissants. Après 20 minutes, le nouveau-né commence à ramper vers le sein et 45 minutes après la naissance, en moyenne, il tète.

Ne donnez à votre bébé aucun biberon de complément.

Ne lui donnez aucune tétine ou sucette. Le bébé tète pour se nourrir mais aussi pour le plaisir. Si votre bébé réclame souvent, il a peut-être tout simplement envie de téter pour se ras- surer ou pour le bien-être que cela lui procure. Une sucette lui
fait perdre ses repères. Il est plus facile d’avaler un biberon que d’apprendre à téter le sein. Les biberons, outre le fait qu’ils sont préparés avec des laits artificiels nocifs à la santé du bébé (sans aucun agent immunitaire, ils détruisent la flore intestinale fragile du bébé), réduisent la capacité de téter et, par là même, la stimulation de la lactation. Moins le bébé tète, moins vous avez de lait et plus vous devez donner de biberons. C’est un cercle vicieux qui conduit l’allaitement à l’échec.

Restez au lit avec lui

Gardez votre bébé avec vous 24 heures sur 24, et si pos- sible dans votre lit. Les bébés placés en pouponnière sont exposés à des germes infectieux transportés par le personnel hos- pitalier. Le bébé placé à côté de sa mère et qui est allaité est pro- tégé par la présence des anticorps du lait qui bloquent la multi- plication des germes et des virus. À chaque tétée, la protection anti-infectieuse est adaptée au germe présent à ce moment-là.

Pratiquez un allaitement au sein à la demande

Faites téter votre bébé souvent, sans horaire fixe. Le lait maternel se digère facilement et rapidement. Il est donc normal que votre bébé ait souvent faim. Il n’y a aucun écart à respecter entre les tétées ; toutes les 2 heures semble être une bonne moyenne - quoique certains bébés les espaceront davantage et d’autres réclameront beaucoup plus souvent. Faites-lui confiance pour trouver son propre rythme. Un sein ou les deux à chaque tétée, c’est vous qui décidez.

Pensez à manger et à boire

Les besoins nutritionnels sont plus importants pendant la lactation que pendant la gros- sesse. Pour soutenir vos forces, votre courage et assurer la quali- té de votre lait, mangez beaucoup. Mangez du pain complet, des céréales non raffinées : on sait aujourd’hui que plus le régime maternel sera riche en hydrates de carbone complexe que ceux- ci contiennent, plus le lait aura une grande concentration en gras et sera donc nourrissant et riche. Mangez de bonnes soupes de légumes, buvez beaucoup d’eau et évitez autant que possible
les substances chimiques industrielles.

Profitez de ce que bébé dort pour vous reposer.

Si allaiter n’est pas fatigant en soi, il faut cependant récupérer de la fatigue de l’accouchement. Le ménage, la vaisselle ne sont ja- mais urgents, personne ne vous en voudra d’avoir une maison en désordre. Faites toujours passer les personnes avant les choses. La fatigue est souvent facteur d’une baisse de la lactation et peut entraîner des lymphangites.

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Ayez confiance

Ayez confiance en vous et en votre capacité à allaiter votre enfant exclusivement. Vous aurez du lait en abondance si vous êtes convaincue d’en avoir. Rien n’est meilleur que votre lait pour votre bébé.
Bouchez-vous les oreilles et n’écoutez pas les conseils contradic- toires de sages-femmes et puéricultrices qui n’ont jamais allaité elles-mêmes et qui n’ont aucune formation spécifique sur l’allaitement.

N’écoutez pas les médecins qui, tout en trouvant l’allaitement formidable, ne l’estiment pas très rationnel (on ne sait pas combien prend le bébé à chaque tétée) et qui s’empresseront de vous prescrire un lait artificiel et des purées.

N’écoutez pas non plus les grand-mères qui trouveront toujours que vous vous y prenez mal et que votre lait n’est pas assez nourrissant.

Écoutez en revanche votre conscience, votre coeur, votre instinct maternel qui savent ce qui est bien pour vous et pour votre enfant.

Rencontrez d’autres mères qui allaitent.

Allez aux réunions organisées par elles pour le soutien à l’allaitement : vous vous y ferez des amies, elles vous conseilleront, vous aideront à surmonter les difficultés. Vous pourrez partager votre ex- périence, vous vous sentirez moins seule, moins isolée. Vous y ver- rez surtout de beaux bébés au sein et des enfants qui ont été allaités longtemps (2, 3, 4 ans).,Cela vous donnera l’envie et le courage de poursuivre ce que vous avez commencé.

Traitez naturellement les troubles de l'allaitement

L'ENGORGEMENT

Les seins deviennent durs, tendus, gonflés, très sensibles, voire même douloureux.

  • Faites téter le bébé de façon régulière. Peut-être ne le mettez- vous pas assez souvent au sein.
  • Ne buvez pas trop de liquide.Une douche bien chaude aide à décongestionner les seins en faisant s’écouler le lait. Accentuez le phénomène par des pressions manuelles sur les seins pour les vider le plus possible.
  • Massez les seins avec de l’huile essentielle de lavande.

Ces engorgements surviennent souvent vers le troisième jour après la naissance, avec la montée laiteuse. Il faut laisser au corps le temps d’adapter la production de lait aux besoins du bébé.

LA LYMPHANGITE

Douleur aiguë dans un sein qui peut être intense au toucher, traînée rouge sur le sein, grande fatigue, tremblements, fièvre. Ce sont les signes d’une inflammation du réseau lymphatique.

Les lymphangites sont faciles à soigner si on ne les laisse pas dé- générer. Il faut donc apprendre à les reconnaître dès les pre- miers signes.

  • Reposez-vous
  • Prenez : Silicea 15 CH, Croton 15 CH, Belladona 15 CH : 20 gouttes en alternance toutes les 2 heures
  • Ecchinea teinture mère : 20 gouttes 4 fois par jour
  • Continuez à allaiter le bébé. La douleur dans le sein est moins forte lorsque celui-ci est vide.

Les lymphangites sont le résultat d’une grande fatigue de la ma- man, de surmenage physique ou de contrariété psychologique. D’où l’importance d’une vie calme et d’une ambiance familiale détendue pendant toute la période d’allaitement. Les médecins ont tendance à faire sevrer les bébés dès que les mères font une lymphangite. Une bonne dose de repos suffit à faire rentrer les choses dans l’ordre.

LES CREVASSES

98 % des crevasses sont dues à une mauvaise position de l’enfant au sein. Le bébé doit être face à la maman (nombril contre nombril) et bien prendre toute l’aréole du sein dans la bouche (et pas seulement le mamelon).

Il est inutile de se laver les seins avant et après chaque tétée (ou faites-le avec votre propre lait : le lait maternel est stérile).
Appliquer une pommade telle que Castor Equi (graisse de cas- tor). Inutile de la décaper avant la tétée suivante : elle est non toxique pour le bébé.

{{#endif}} Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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