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Le stress chronique
première cause de l'arthrite

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L’arthrite n’est pas, comme on le croit souvent, une maladie qui touche exclusivement les personnes âgées. À partir de la première année de la vie, un individu peut être atteint par cette inflammation articulaire. Les anti-inflammatoires qu’on utilise pour la traiter en médecine allopathique font généralement taire la douleur. Mais ils entraînent aussi nombre d’effets secondaires. Il faut aussi se méfier des infiltrations de corticoïdes, dont on connaît mal les effets à distance. Face à l’arthrite chronique, on ne peut se contenter de raisonner en termes de mécanique. Une approche de terrain, de l’histoire personnelle de celui ou de celle qui souffre est indispensable. Quand le psychisme s’affaisse, la stature aussi.

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Rougeur, chaleur, tuméfaction, douleur, sont les caractéristiques classiques de l’inflammation rhumatismale, ce feu qui nous brûle. Associées à une altération ou une nécrose des tissus (une protéolyse locale intense) due aux enzymes des lysosomes. Inquiétante et douloureuse, l’inflammation est vécue comme une maladie alors qu’il s’agit avant tout d’un mécanisme de défense. Elle vise à neutraliser l’agent agresseur et à l’éliminer avec les tissus lésés.

Ses effets, dépassant leur but, sont parfois néfastes ; ils agissent eux-mêmes comme un agent d’agression, auto entretenu, qui finit par altérer les fonctions articulaires.
Les agents agresseurs responsables de l’inflammation sont nombreux. Les plus fréquents sont les micro-organismes (arthrites infectieuses), microcristaux (goutte et chondrocalcinose), complexes antigène-anticorps consécutifs à la réaction immunitaire (pathologie immunologique).

Le stress chronique, à l’origine des arthrites

Il n’y a pas de vie sans stress. Le stress nous est nécessaire au quotidien. Mais un stress trop prolongé ou répétitif peut déséquilibrer l’organisme et finir par tuer. Dans les cas d’arthrite, ce n’est pas le stress aigu qui est en cause. De courte durée, celui-ci a la mission de mettre l’organisme en état d’alerte. Quand l’événement agressif est bien géré, tout rentre dans l’ordre.

Mais si l’agression ou l’agent stressant persiste, le signal d’alarme est déréglé et c’est le début du stress chronique. La plaque tournante de cette adaptation est une glande neurohormonale située à la base du cerveau : l’hypothalamus. Stimulé par le stress, ce chef d’orchestre de l’organisme va alerter l’hypophyse, l’agent exécutant de l’hypothalamus.

L’hypophyse ainsi stimulée libère une hormone spécifique du stress : l’A.C.T.H. Cette corticotrophine active les corticosurrénales (partie périphérique des surrénales) qui sécrètent, d’une part des glucocorticoïdes (cortisol) anti-inflammatoires, et d’autre part des minéralocorticoïdes (aldostérone, désoxycorticostérone ou D.O.C.) qui favorisent l’inflammation.

Pro et anti-inflammatoires en compétition

Dans un premier temps, le cortisol joue un rôle essentiel dans le déroulement du stress, un rôle régulateur. Par un phénomène rétroactif, il envoie aux centres cérébraux les informations qui indiqueront à l’hypophyse de faire cesser le processus ou de l’accentuer selon l’intensité de l’agent agresseur. Mais en même temps, cette hormone très puissante agit sur toute une série d’organes et de cellules.

Quand la situation de stress se prolonge, l’apport de cortisol trop élevé pendant une période trop longue, provoque un épuisement progressif des glandes corticosurrénales et a des effets destructeurs sur l’organisme. Différents troubles métaboliques et organiques peuvent apparaître et générer un ensemble de pathologies : hypertension artérielle, ulcère d’estomac, diabète, ostéoporose, diminution des défenses immunitaires…

Les maladies en « ite » en fin de chaîne

Quand les glucocorticoïdes sont épuisés, ces hormones anti-inflammatoires ne peuvent plus éteindre l’inflammation. Le feu est déclaré et il n’y a plus de pompiers pour l’éteindre ! Entre en jeu une autre hormone hypophysaire : la S.T.H. ou somathormone qui, elle aussi, favorise l’inflammation.
C’est à ce stade du processus qu’apparaissent toutes les pathologies inflammatoires notamment les arthrites rhumatismales et, plus généralement, de toutes celles qui se terminent en -ite : rectocolite, gastrite, pancréatite.

Le stress chronique : une fatalité

Chaque jour, chaque minute (même la nuit quelquefois !), nous subissons des stress ou des agressions mentales que nous devons résoudre très rapidement. Sans cesse, nous devons nous adapter à notre environnement, qu’il soit climatique, politique, social, familial, professionnel, affectif…

Dans ces conditions, on peut comprendre comment le stress chronique s’installe et finit par favoriser les rhumatismes inflammatoires. On ne peut donc se contenter de raisonner en termes de mécanique ou de prédispositions génétiques ou acquises pour traiter les problèmes d’arthrite. Une imposante majorité d’arthrites proviennent simplement de stress répétitifs et mal gérés.

Les gens stressés ont généralement une cage thoracique peu développée (peu d’oxygénation), ne pratiquent pas de sport (sédentarité), ne prennent pas le temps de manger avec conscience (carence vitaminique et minérale), ni encore moins celui de se relaxer musculairement (épuisement musculaire avec formation d’acide lactique), d’uriner (émonctoire bloqué) et d’écouter les autres (carence d’amour).

Tous ces phénomènes entretiennent les effets négatifs des stress non réglés. La respiration est donc courte, voire saccadée, ce qui suppose une oxygénation amoindrie, génératrice de substances acides.

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Le fait que le stress représente une réaction, et non l’événement en lui-même, permet d’expliquer pour quelle raison certaines personnes sont plus stressées par leur arthrite que d’autres. Certains patients vont laisser leur douleur et leur mobilité réduite leur empoisonner la vie.

Mais, même parmi ceux qui prendront les choses avec plus de philosophie, l’arthrite reste un stress qui frappe de diverses manières et s’accompagne de différents symptômes, parmi lesquels :

  • fatigue et malaise général (faiblesse, étourdissements, céphalées, douleurs dorsales et autres problèmes),
  • tensions musculaires, nervosité (mains froides et moites), tremblements, anxiété, fibromyalgie.

Facteur aggravant, notre mental, désorganisé, nous fait choisir, en fonction de critères peu objectifs (l’instinct, le désir, l’envie, la raison, etc.), de consommer tel ou tel aliment. Le choix de l’aliment sera perturbé et l’instinct, ainsi que le désir et la raison, seront faussés.

Les traitements antistress

Les plantes adaptogènes
Elles neutralisent les effets secondaires générés par le stress. Toutes ces plantes recèlent des triterpénoïdes qui sont chargés de ramener le calme dans l’organisme en mimant l’action de la cortisone.
On peut citer l’éleuthérocoque en Russie, le ginseng en Chine, le Morinda citrifolia (appelé Noni) au Vietnam, le griffonia en Afrique, mais aussi, dans nos régions, le basilic, la passiflore ou la valériane.

Les huiles essentielles antistress
Ce sont les familles biochimiques à coumarine (can­nel­le de Chine, lavande, estragon, citron, bergamote, angéli­que), les éthers (anis étoilé, sassafras) et les esters (sauge sclarée, épinette noire).
Les éthers sont des molécules positivantes douées d’une action antispasmodique exceptionnelle couplée à l’effet antalgique et antiviral. Leur application cutanée à l’état pur demandera une dilution à 50 % dans une huile végétale.
Les esters contiennent des principes actifs volatils doués d’une action antispasmodique remarquable, anti-inflammatoire puissante et sédative efficace. Leur emploi cutané est permis sans aucun trouble ni irritation. De plus, leur toxicité est très faible, voire nulle.

Le magnésium
Le magnésium contribue à l’équilibre psychologique de l’organisme et aide à faire face aux situations de stress. Notre alimentation doit pouvoir nous en procurer en quantités suffisantes pour éviter la carence. Les aliments riches en magnésium sont toutefois peu nombreux : chocolat, cacao, céréales, certains légumes secs (haricots, pois cassés, lentilles), les fruits secs (noix et amandes) les fruits de mer et certaines eaux minérales.

L'homéopathie de l'arthrite

  • Aconitum napellus : au tout début, après une exposition brutale au froid, souvent sec, apparition de douleurs violentes au niveau d’une articulation qui gonfle rapidement et impose le repos total. Le tableau s’aggrave au cours de la nuit. C’est ainsi que débutent nombre d’accès de goutte. 3 granules en 5 CH toutes les heures, puis espacer ou remplacer si les signes cliniques se modifient.
  • Belladonna : autre remède de début, sans contexte particulier, l’articulation gonfle rapidement, devient rouge et très chaude. Tout contact et tout mouvement sont très douloureux. La température corporelle s’élève, le pouls déprime, et le visage transpire. 3 granules en 9 CH, d’abord toutes les heures.
  • Apis mellifica : en cas d’épanchement synovial. L’œdème gagne quelque peu les tissus avoisinants. La peau est plus rosée que rouge. Les douleurs provoquent une sensation de brûlures et de picotements, soulagées par toute application froide. Peu d’efficacité dans le temps : 3 granules en 9 CH, voire 15 CH, d’abord tous les quarts d’heure, puis espacer selon l’amélioration.
  • Bryonia alba : outre les signes d’inflammation, la peau paraît tendue à l’extrême, les douleurs sont intenses et lancinantes, aggravées par le moindre mouvement et attouchement, et améliorées par une pression soutenue. En cas de fièvre, la soif est intense. 3 granules de 9 CH (sans fièvre) à 15 CH (avec fièvre), 3 fois/jour sous surveillance médicale au moindre doute.
  • Rhus toxicodendron : les douleurs sont aggravées par l’humidité et le repos, et améliorées par le mouvement après un dérouillage assez long. Ce remède est souvent complémentaire à Bryonia, bien que ses modalités soient inverses : soit il lui fait suite soit il s’impose en alternance, par exemple Bryonia le matin et Rhus le soir. 3 granules en 7 CH ou 9 CH, 2 fois/jour.

Quel que soit le tableau, le recours à un ou deux remèdes de fond est indispensable, afin de s’assurer une efficacité dans le temps. Ce qui oblige à consulter un médecin homéopathe.

Les techniques de relaxation
Le yoga et autres disciplines d’Extrême-Orient comportent postures et techniques – notamment les techniques dites de « nettoyage » – visant à éliminer le stress. Pratiquées régulièrement, elles deviennent un puissant outil de transfert de la pensée et donnent les moyens de réduire le stress, en modifiant certaines priorités ou certains modèles de pensée.

L’imagerie mentale : des études, faites sur le cerveau pendant des séances d’imagerie mentale suggèrent que lorsqu’une personne imagine une situation, elle stimule les mêmes parties du cerveau que lorsqu’elle la vit vraiment. Le message que l’imagination transmet au cerveau est retransmis à d’autres centres cérébraux, aux glandes endocrines et au système nerveux autonome, responsables de la régularisation des fonctions clés comme la fréquence cardiaque et la pression artérielle. Si vous arrivez à contrôler votre douleur en utilisant l’imagerie mentale, vous pouvez peut-être réduire votre besoin de prendre des médicaments antidouleur.

Pour en savoir plus, lire :
« Au diable arthrose et arthrite » aux éditions Robert Jauze – 266 pages – 25 euros.


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