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Les maladies des plaquettes et de la coagulation

Article paru dans le journal nº 14 Acheter ce numéro

La coagulation est un phénomène physiologique complexe, qui met en jeu différents facteurs de l'organisme pour aboutir à la formation d'un caillot, lequel permet l'arrêt d'une hémorragie ou des saignements. Les principaux facteurs participant au processus de la coagulation sont d'une part les plaquettes et d'autre part les facteurs de la coagulation, fabriqués par le foie, qui circulent librement dans le plasma. Il existe différentes maladies ou anomalies de la coagulation ; certaines vont dans le sens d'un excès de coagulation et exposent au risque de thromboses, les autres vont dans le sens d'un défaut de la coagulation et exposent à des risques d'hémorragies. Le traitements naturels sont ici plutôt des traitements d'amélioration du terrain.

Les hyperplaquettoses

Cette maladie se caractérise par un nombre exagéré de plaquettes. On distingue : les formes essentielles en lien avec une leucémie myéloïde chronique, une polyglobulie… et les formes secondaires à l’ablation de la rate, d’une hémolyse aiguë ou chronique, à un syndrome inflammatoire chronique.

Traitements alternatifs

  • Le régime méditerranéen réduit les risques d’accidents de phlébites et d’embolies, grâce à sa richesse en oméga 3 qui diminue la synthèse des dérivés facilitant l’agrégation plaquettaire.
  • Une complémentation en oméga 3 à longues chaînes, EPA et DHA (en pharmacie) à raison de 4 à 6 capsules par jour pourra être avantageusement ajoutée.

Les thrombopénies

Elles se caractérisent par une diminution du nombre de plaquettes. Comme pour l’anémie, elles peuvent relever d’une déficience de la moelle ou d’un phénomène qui tend à raccourcir le temps de vie des plaquettes déjà formées.

La gravité est ici aussi proportionnelle à l’intensité du manque :
Pas de risque hémorragique au-dessus de 100 000 plaquettes par mm3.

Le risque apparaît entre 100 000 et 50 000/mm3 avec un facteur favorisant associé.
Le risque est réel au-dessous de 50 000/mm3.

Les manifestations hémorragiques peuvent prendre plusieurs aspects : petites taches rouges souvent de la taille d’une tête d’épingle (pétéchies), ecchymoses au moindre traumatisme, hémorragies muqueuses spontanées à différents niveaux (gencives, nez, tube digestif, utérus) ou de bulles hémorragiques (notamment dans la bouche).

Traitements alternatifs
En homéopathie, nombreux sont les remèdes qui ont une action intéressante en cas de saignement.

Les deux plus connus sont :

  • Arnica montana, lorsqu’il y a formation d’hématomes pour des traumatismes de faible importance. 3 granules en 9 CH, de 2 à 3 fois par jour.
  • Phosphorus indiqué dès qu’il y a hémorragie. 1 dose en 9 CH, 1 à 2 fois par jour.

L’acupuncture peut également se révéler une aide précieuse.

L’hémophilie

De tous les troubles qui affectent la coagulation et qui ne relèvent pas du nombre de plaquette, c’est le plus connu. En fait, c’est un ensemble de maladies héréditaires qui affectent essentiellement le sexe masculin.  Elles sont dues au déficit ou à l’absence de synthèse d’un des facteurs de la coagulation.
On distingue les hémophilies de type A (affectant le facteur VIII) de celles de type B (affectant le facteur IX). Leur gravité dépend évidemment de la sévérité du déficit.

L’absence ou le déficit d’un de ces deux facteurs de la coagulation interrompt la chaîne biochimique qui conduit normalement à la formation d’un caillot. Non seulement le saignement dure plus longtemps que la normale mais il peut affecter des parties profondes de l’organisme (articulations, thorax, abdomen, cerveau), ce qui en fait toute la gravité.
Le traitement consiste – en curatif comme en préventif – dans l’injection intraveineuse du facteur de coagulation manquant. Ce dernier est extrait de produits sanguins ou provient du génie génétique.

Les risques d’un tel traitement, hormis la transmission d’une infection virale (devenue rarissime) consistent essentiellement dans la formation d’anticorps dirigés contre ces facteurs injectés, ce qui les rend inefficaces. Des procédés sophistiqués parviennent cependant à lever cet obstacle.

Traitements alternatifs
Tout comme pour la thrombopénie, l’homéopathie et l’acupuncture peuvent être utilisées. Une alimentation de type méditerranéen, riche en oméga 3 et en antioxydants, est très probablement des plus précieuses car elle favorise une meilleure résistance capillaire aux chocs minimes.

Purpura rhumatoïde

Le purpura est une forme particulière d’hémorragie caractérisée par l’apparition de tâches sanguines au niveau cutané ou/et muqueux.

Dans sa forme rhumatoïde, sa répartition est symétrique et ne concerne quasiment que les membres inférieurs.
Il concerne essentiellement les enfants entre 2 et 10 ans et surtout les garçons. Son origine n’est pas encore clairement définie, probablement un conflit immunitaire.

Traitement alternatif
L’homéopathie raccourcit significativement la durée de la maladie.

  • Arnica montana en 9 CH : 3 granules matin et soir pendant un minimum de 6 semaines lorsque le purpura se manifeste sous forme de petites taches réparties de façon symétrique.
  • L’associer à Phosphorus 9 CH, une dose le soir au coucher les 15 premiers jours.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique Pupura rhumatoïde Hémophilie Hyperplaquettose

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