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Les cosmétiques industriels : un danger pour la peau

Article paru dans le journal nº 39 Acheter ce numéro

Pour prendre correctement soin de sa peau, il convient d’en comprendre le fonctionnement. Sans oublier de prendre conscience de ce que cachent les cosmétiques derrière leurs effluves enjôleurs.


Faire un réquisitoire contre les cosmétiques prendrait à lui seul un dossier entier. Il est tout de même bon de rappeler quelques faits ici.

Les huiles minérales (paraffine et vaseline) sont des produits dérivés du pétrole. Ces hydrocarbures bouchent les pores de la peau et peuvent provoquer à long terme des maladies telles que de l’eczéma et autres irritations. Le comble : ces huiles entre dans la composition de certaines crèmes prescrites en cas… d’eczéma.

Les silicones (methicone, solixane, cyclopentasiloxane…) entrent souvent dans la composition de shampoings, déodorants et autres crèmes. On leur attribue des vertus hydratantes parce qu’ils laissent un film donnant la sensation de douceur. Ce film obstrue la peau et bloque sa fonction d’émonctoire.

Les parabènes (comme le parahydroxybenzoate de méthyle, l’éthylparabène…) sont utilisés comme conservateurs dans la plupart des cosmétiques non bio. De nombreuses études les suspectent d’être cancérogènes. Malheureusement, si l’industrie a compris que l’utilisation de parabènes n’était plus vendeur, ses substituts (conservateurs synthétiques) ne sont pas sans danger.

L’éther de glycol (phénoxyéthanol, phénoxytol). On l’utilise comme substitut des parabènes, sans être pour autant moins dangereux, puisqu’il est considéré comme perturbateur endocrinien. On lui attribue l’origine d’allergies difficiles à diagnostiquer.

Des paradoxes…

En plus d’être souvent toxiques, les cosmétiques trimballent leur lot de paradoxes… En cas de peau grasse, utiliser des produits dits « dégraissants » est ainsi contreproductif puisqu’ils créent un cercle vicieux. Outre l’agression qu’ils infligent à l’épiderme, ils entraînent une production excessive de sébum en réaction, contre laquelle on luttera en rajoutant une louche desdits produits. Lutter contre l’excès de sébum passe par l’intérieur, en faisant des cures d’aliments riches en soufre.

En outre, il est à noter que, paradoxalement, l’eau déshydrate la peau, raison pour laquelle il est nécessaire de bien la sécher. Pour le visage, privilégiez l’utilisation d’un liniment bio (surtout si votre peau est sèche). À essuyer avec un coton, sans utiliser l’eau du robinet.

Pour les peaux normales, un lait contenant de l’Aloe vera est suffisant. N’utilisez pas inopportunément l’Aloe vera sous forme de gel ou sous sa forme naturelle, car contrairement aux idées reçues, elle a tendance à -dessécher la peau (d’où son utilisation pour le soin des peaux à tendance grasse). Ses vertus sont tout autres. Contre les brûlures ou les coups de soleil, pour contribuer à la cicatrisation, sa forte teneur en acides aminés, en vitamines et en minéraux est d’une efficacité scientifiquement avérée.

… et des idées de soins

Pour le démaquillage, misez sur des produits et des gestes doux. La première méthode consiste à utiliser du lait (une noisette suffit) ou du liniment sur un coton et frotter doucement pour enlever les impuretés et le maquillage. Vous utiliserez ensuite un autre coton sec pour éliminer tous résidus visibles de lait. Seul un film hydratant subsistera.

La deuxième méthode consiste à utiliser la même quantité de lait directement sur vos doigts (propres) pour masser délicatement, en insistant sur les zones les plus ridées. Essuyez ensuite avec un coton, voire un carré démaquillant lavable.

L’alliesthésie, une addiction néfaste

Tout amateur de parfum sait, sans en connaître forcément le mot, ce qu’est l’alliesthésie. C’est le phénomène d’accoutumance à une fragrance, ou plus scientifiquement, de la baisse de sensation de plaisir induite par une odeur, ce qui pousse à utiliser des doses croissantes de parfum. Sans pouvoir s’appuyer sur des études scientifiques fiables, certains dermatologues suspectent les molécules chimiques des parfums d’entraîner à la longue des maladies dégénératives, voire, pour les plus pessimistes, de l’hypertension. Ce qui est plus probable, c’est que le parfum de synthèse peut entraîner des allergies… On parle d’ailleurs d’allergie aux fragrances.

Muscs de synthèse, pas un must

Les muscs xylène et cétone sont classés par l’ANSM comme cancérogènes et polluants. Ces muscs ont été synthétisés dès le XIXe siècle pour remplacer le musc d’origine animale. Ils composent la fragrance de nombreux produits de consommation (savons, détergents, parfums…).

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En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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