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Les oreilles qui coulent, c'est le pseudomonas aeruginosa

Article paru dans le journal nº 31 Acheter ce numéro
ORL

Vous avez les oreilles qui coulent, l’intérieur des pavillons se couvre de croûtes, cela vous gratte ? C'est peut-être le pseudomonas aeruginosa. Difficile de s'en débarrasser car ce germe a la vie dure, quasiment plus aucun antibiotique n'est capable d'en venir à bout. Et si vous vous grattez vous risquez de le répandre. Comment vous en débarrasser ?

Pseudomonas aeruginosa peut être considéré à bien des égards comme l’exemple-type des bactéries pathogènes opportunistes.

Pratiquement inoffensif chez l'individu sain, il se manifeste parfois en général par des zones qui démangent, que l'on gratte et qui suppurent un peu.

Le pseudomonas aeruginosa est un germe qui donne une coloration bleu gris d’où son autre nom de bacille pyocyanique. Cette bactérie se développe sur les zones humides, les plis notamment en inter-orteil, péri-anal et parfois effectivement dans les oreilles. Bien entendu, ce sont les endroits les plus secrets de notre peau qui sont les plus touchés.

C'est bénin, mais tous les médecins, dermatologues que vous consultez vous proposent des remèdes qui le calment quelque temps sans jamais en venir réellement à bout. C'est aujourd'hui la bactérie la plus surveillée par le corps médical car on ne sait plus la contrôler.

Une capacité d'adaptation
hors du commun

Car P. aeruginosa possède les mécanismes lui permettant de résister naturellement à de nombreux agents antibactériens, de coloniser les surfaces inertes et les épithéliums, de former des biofilms protecteurs.

Cette capacité d'adaptation hors du commun, la bactérie le doit à la très grande taille de son génome (5 à 7 Mb, soit dix fois celle d'un mycoplasme), son extrême versatilité métabolique et sa capacité à percevoir son environnement grâce à de multiples senseurs membranaires spécifiques.

Tant que c'est bénin, que peut-on faire ?

On peut proposer un soin avec les huiles essentielles. Mais comme la bactérie est particulièrement résistante, il faut faire pratiquer un aromatogramme par un laboratoire de biologie qui sait faire cet examen afin de connaître les huiles essentielles auxquelles le germe est sensible. Ensuite on peut faire formuler en pharmacie un mélange avec les huiles essentielles concernées mais en choisissant celles qui ne sont pas corrosives ou irritantes

On peut alors proposer le mélange suivant à faire préparer en pharmacie :

  • Argile verte : 4g
  • ZNO (oxyde de zinc) : 4g
  • les huiles sensibles : 1ml de chaque ( maximum 5 huiles essentielles)
  • Ou bien MYCOBIO (lotion complexe d’huiles essentielles large spectre que vous trouverez en pharmacie)
  • excipient crème

De plus il faut sécher très correctement les zones lésées pour éviter que le germe ne se multiplie et désinfecter soit à l’eau de DAKIN soit à l’eau DALIBOUR.

Prendre parallèlement :

  • PYOCYANIQUE 4CH 5 gran à jeun
  • huile de pépin de pamplemousse 10 gouttes matin et soir avec
  • CITRUS decumana TM 50 gouttes matin et soir pour désinfection intestinale
  • et ECHINACEA TM 30 gouttes matin et soir pour l’immunité
  • Prendre également des probotiques et des alkylglycérols pour aider à remonter l’immunité et diminuer la sudation par action sur le tube digestif.

Mieux vaut le maintenir à distance

Pseudomonas aeruginosa, isolé pour la première fois par Schroeter en 1872, se révèle en effet redoutable chez les sujets immuno-déficients, les malades intubés-ventilés des services de réanimation ou ceux souffrant d'affections chroniques comme la mucoviscidose, la dilatation des bronches, etc...

L'enquête de prévalence organisée par l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) dans les hôpitaux français en 2001 lui attribuait la responsabilité de 11% de l'ensemble des infections nosocomiales, 9,6% des infections urinaires, 9,7% des infections du site opératoire, 15,5% des infections cutanéo-muqueuses et 21,7% des infections respiratoires hautes et basses (http://www.invs.sante.fr).

Une enquête similaire réalisée en 2006 est arrivée au même constat : P. aeruginosa représente aujourd’hui un véritable problème de santé publique.

L'ennemi médical n°1

Les raisons de cette situation préoccupante sont nombreuses et complexes. La multiplication des gestes médicaux invasifs comme le cathétérisme, la chirurgie ou l’endoscopie sur des patients de plus en plus fragiles (polytraumatisés, immunodéprimés profonds, cancéreux, personnes âgées...) explique en partie le succès de cette espèce saprophyte à l’hôpital.

De même, la structure des établissements de soins où sont concentrés malades et soignants favorise la propagation des bactéries les plus adaptables.

L’utilisation massive d’antiseptiques et d’antibiotiques tend, par ailleurs, à sélectionner un environnement microbien peu diversifié où seules les espèces les plus résistantes survivent. En tout état de cause, P. aeruginosa a trouvé à l’hôpital une niche écologique particulièrement favorable à son développement.

De manière encore plus inquiétante, l’administration répétée d’antibiotiques chez des patients fragilisés (réanimation, hématologie/oncologie) ou souffrant de mucoviscidose a favorisé ces dernières années l’émergence de souches de P. aeruginosa résistantes à tous les antibiotiques commercialisés.

Le nombre croissant de ces souches dites “toto-résistantes” fait craindre un retour à l’ère pré-antibiotique où les moyens thérapeutiques étaient presque inexistants.

Cette évolution s’inscrit, par ailleurs, dans un contexte actuel peu favorable où les recherches et les innovations pharmaceutiques en matière d’antiinfectieux se font de plus en plus rares.



 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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