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La rhino-pharyngite virale : maladie de rentrée

Article paru dans le journal nº 16 Acheter ce numéro
ORL

Un jour chaud, le lendemain froid, les changements climatiques soudains qui ont sévi cet été sont à l’origine d’une recrudescence des consultations de patients atteints de rhino-pharyngite virale.

La rhino-pharyngite se caractérise d’abord par une fièvre souvent associée à des courbatures, des maux de tête, des éternuements, un nez bouché ou un rhume clair. Puis, rapidement, une douleur apparaît au niveau de la gorge ainsi que fréquemment un enrouement et une toux sèche, irritante et insomniante. Cette dernière se transforme ensuite en toux grasse avec des expectorations (crachats) sombres. Le tableau s’accompagne d’une fatigue générale souvent tenace.

Il faut réagir dès les premiers symptômes en optant pour l'un ou l'autre de ces protocoles :

Protocole 1

Au début de la fièvre, faire appel à :

– Aconit : souvent peu après avoir ressenti un froid brutal, on ressent une sécheresse nasale qui s’accroît rapidement puis à laquelle s’associent des éternuements. Survient un grand frisson qui précède de peu une montée rapide de la fièvre. Rougeur, chaleur de la peau sans sudation, accélération du rythme cardiaque, agitation et soif intenses complètent le tableau. Une dose en 9 CH suffit parfois pour interrompre définitivement le processus infectieux.

Sinon, on passe au stade de Belladonna : à l’occasion d’une fièvre élevée, oscillante, la gorge est rouge, sèche, donnant l’impression d’être serrée comme par un bâillon ; chaque déglutition provoque une violente douleur qui souvent irradie dans les oreilles ; le visage est congestionné, couvert de sueurs, irradiant sa chaleur ; quant aux ganglions cervicaux, ils sont fréquemment augmentés de volume et sensibles au toucher.

Là encore, une dose en 9 CH suffit parfois à mettre fin à la maladie.

Un peu plus tard :

Si l’écoulement est liquide et claire comme de l’eau, Allium cepa est le plus souvent indiqué : l’écoulement est très abondant et surtout brûlant : il érode les orifices des narines. De plus, les yeux piquent et larmoient. Signe important : plus l’atmosphère est chaude, plus l’écoulement nasal est abondant. 3 granules en 9 CH d’abord toutes les deux heures, puis espacer dès amélioration.

Deux autres remèdes sont moins fréquemment indiqués : Kalium iodatum et Arsenicum album.

Si l’écoulement est épais et purulent, trois remèdes sont souvent indiqués :

– Kalium bichromicum : écoulement jaune-verdâtre, difficile à expulser car adhérant la muqueuse nasale. Amélioré en restant à la chaleur.

– Mercurius solubilis : tableau plus intense, mais surtout langue large, marquée de l’empreinte des dents. Haleine fétide imprégnant l’atmosphère ;

– Hydrastis canadensis : sécrétion très épaisse, jaune, se collectant au niveau des orifices narinaires tandis qu’une autre partie s’écoule lentement dans l’arrière-gorge.

– Posologie : 3 granules en 9 CH toutes les 4 heures au début, puis de plus en plus espacés.

Lorsque la fièvre est tombée et que l’écoulement s’éclaircit, d’autres remèdes sont alors nécessaires : Pulsatilla, Kalium muriaticum en particulier.

Protocole 2 :

  • Oscillococcinum (1 dose matin et soir pendant 2 jours),
  • Gouttes aux essences (GAE : 20 gouttes 3 à 4 fois par jour),
  • Vitamine C (acérola : 2 à 4 cp à croquer le matin) ou l’association vitamine C et cuivre : Vitacuivre (3 à 4 comprimés à croquer dans la journée)
  • Miel (1 cuillère à café 3 fois par jour).
  • Pour dégager le nez, des lavages de nez au sérum physiologique (Stérimare) ou des inhalations avec du Balsofulmine sont souvent efficaces, sinon le Rhinofluimucil remédiera à la situation.

La fièvre sera combattue avec du paracétamol (Doliprane) uniquement si elle dépasse les 38,5 °C ou si elle est mal supportée.

Ce traitement pourra être complété par de la N-acétyl-cystéine (Exomuc : 1 sachet 3 fois par jour) qui fluidifiera les sécrétions nasales et bronchiques, mais aussi relancera les défenses immunitaires.

En cas de toux gênante, on lui préférera les sirops de Trophirès ou de Végétosérum à raison d’1 cuillère à dessert 3 à 4 fois par jour.

En cas d’enrouement persistant, Arum triphyllum composé : 20 gouttes avant les trois repas.

En aromathérapie

Prendre au choix, de l’huile essentielle de laurier noble (Laurus nobilis), de niaouli, de ravintsara, tea tree.

Posologie 2 gouttes 6 fois/j sur le thorax jusqu’à guérison.

En gemmothérapie

Faites appel à l’Aulne,au rosier et la iorne (cette dernière pour drainer).

Attention, n’ayez recours aux antibiotiques qu’en cas de surinfection.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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