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Le régime Seignalet, incontournable contre l'auto-immunité

Article paru dans le journal nº 22 Acheter ce numéro
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Le régime alimentaire paraît être un traitement essentiel dans les maladies auto-immunes. Le plus connu est le régime inventé par le Dr Seignalet. Cependant il est indispensable qu’afin d’être motivé, le patient prenne conscience des raisons de ce mode de nutrition et change son état d’esprit par rapport aux aliments considérés traditionnellement comme bons, tels le lait et le blé.

Le but du régime Seignalet est de proposer un régime de type ancestral ou hypotoxique. Ce dernier s’avère très efficace dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, puisqu’il est pauvre en aliments dangereux, et riche en aliments protecteurs, mais surtout dans toutes les pathologies dites de « civilisations » telles que les maladies auto-immunes. Voici quelques principes fondamentaux du régime du docteur Seignalet.

Les aliments à proscire

  • Le blé : il est dangereux, en raison de la structure de ses protéines et du fait qu’il est toujours cuit. Il faut donc supprimer le pain, les croissants, les gâteaux, les pizzas, les biscuits, les biscottes, les galettes de blé, la farine de blé, les pâtes et les semoules. Le pain complet est pire encore que le pain classique, car il est plus cuit et plus riche en molécules de Maillard.
  • Le maïs : il est dangereux pour les mêmes raisons que le blé. Il faut donc supprimer les corn-flakes, le pop-corn, les grains de maïs doux et la farine de maïs (Maïzena).
  • L’orge, le seigle et l’avoine.
  • En somme, toutes les céréales modernes, mutées, cuites, incomplètes vieillies…
  • Le lait d’origine animale et ses dérivés
  • Présentant de nombreux inconvénients pour l’homme, le lait de vache est donc interdit ainsi que ses dérivés : beurre, fromages, crème, glaces, yaourt. Il faut aussi proscrire les autres laits d’origine animale : chèvre, brebis, jument…
  • Les viandes cuites.
  • Les charcuteries cuites telles que le jambon cuit, le pâté, les rillettes, le boudin, l’andouillette…
  • L’oeuf cuit.
  • Les boissons riches en sucre blanc et en acide phosphorique, puissants déminéralisant (coca, sodas, jus de fruits du commerce), ainsi que la bière qui est assimilable à une céréale.
  • Il semble que les légumineuses et certains types de germes de luzerne pourraient favoriser – par un phénomène d’hypersensibilité – l’apparition du lupus. Certaines données permettent en effet de croire que le lupus pourrait, dans certains cas, être dû à une réaction d’intolérance alimentaire. L’allergène responsable serait la canavanine (acide aminé toxique analogue de l’arginine).

Les aliments tolérés

  • Le sarrasin, le blé noir et le sésame.
  • Les céréales anciennes complètes. Sauvages, crues ou cuites au-dessous de 110 °C, rapidement consommées, peuvent être bénéfiques, au moins chez certains individus.
  • Les viandes sont considérées comme bonnes quand elles sont crues. En cas de dégoût, on tolérera une cuisson la plus brève et la moins forte possible. Dans une viande non biologique, préférez le maigre au gras, souvent bourré de déchets lipophiles. Les viandes doivent être de qualité irréprochable, achetées chez un commerçant de confiance. Les volailles, le lapin et les gibiers sont malaisés à ingurgiter crus de même que les abats.
  • Les charcuteries crues : le jambon cru, le saucisson, la saucisse, le chorizo, le salami.
  • Le café et le thé, en quantité raisonnable.
  • Les boissons alcoolisées, à dose modérée.
  • Les aliments autorisés
  • Le riz : du fait qu’il soit resté semblable à sa forme sauvage préhistorique, l’expérience clinique montre qu’il est rarement nocif. Aussi est-il autorisé, aussi bien blanc que complet.
  • Le lait de soja et les yaourts de soja. Ils sont de bons substituts du lait de vache et des yaourts classiques.
  • L’œuf cru. L’idéal est de se procurer des œufs biologiques. Le blanc, uniquement formé d’albumine et peu ragoûtant, peut être écarté, alors que le jaune sera gobé. Pour les patients qui ne souhaitent pas manger d’œufs crus, on peut les préparer à la coque à température peu élevée.
  • Le poisson cru. Le poisson cuit est moins redoutable que la viande cuite. Cependant, mieux vaut opter pour le poisson cru. Une recette simple consiste à faire mariner de fines tranches de poisson dans du jus de citron additionné d’un peu d’huile d’olive, et aromatisé par de fortes quantités de coriandre, d’aneth et de basilic.
  • Les crustacés, les mollusques et les coquillages
  • Les coquillages crus, les huîtres, les moules, les palourdes… sont même conseillés.
  • Les légumes essentiellement verts
  • Asperge, artichaut, aubergine, betterave, champignons, chou, fenouil, épinards, haricot vert, navet, poireau, pomme de terre, salsifis et légumes exotiques. S’ils sont trop durs pour être consommés crus, ils sont cuits à la vapeur ou encore à l’étouffée.
  • Les légumes secs ou légumineuses. Pois, haricot blanc ou rouge, lentilles, pois chiche, fève, quinoa, tapioca et soja sont autorisés, cuits à la vapeur ou à l’étouffée.
  • Les crudités. On usera largement des aliments appartenant à ce groupe : carotte, céleri, champignons, concombre, cresson, endive, mâche, melon, poivron, radis, salades vertes, tomate.
  • Les fruits. Abricot, ananas, banane, cerise, fraise, framboise, mandarine, orange, pamplemousse, pêche, poire, pomme, prune, raisin, fruits exotiques, pour ne citer que les principaux.
  • Les fruits secs ou conservés. Largement représentés dans le régime (datte, figue, amande, arachide, noisette, noix, olive), ils doivent être mangés crus.
  • Certains condiments. Sel, vinaigre de cidre, citron, oignon, ail, câpre, cornichon. La quantité de sel doit être limitée et il faut préférer le sel complet, beaucoup plus riche en minéraux.
  • Certains aromates. Basilic, bourrache, cerfeuil, ciboulette, coriandre, persil, pourpier, roquette…
  • Certaines épices : Curcuma, coriandre, cumin, cannelle, paprika.
  • L’eau est conseillée en grande quantité. Elle doit être la moins minéralisée possible afin d’éviter une surcharge des émonctoires. Éviter l’eau du robinet, polluée et souvent fortement chargée en fluor.
  • La chicorée est, quant à elle, encouragée.

Aliments divers autorisés

  • Le miel et les pollens, produits naturels par excellence.
  • Les graines germées de légumineuses, ou de céréales ancestrales ou peu manipulées par l’homme : soja, lentilles, pois chiche, haricot, riz, sarrasin, épeautre, mil, luzerne.
  • Le chocolat noir, biologique, contenant du sucre complet.
  • Le sucre complet, riche en potassium, en magnésium, en calcium, en phosphore, en fer et en vitamines.

Le cas particulier du Crohn

Les aliments dangereux et les plus susceptibles de déclencher les symptômes de la maladie de Crohn sont les suivants, il faut savoir que l’intolérance porte souvent sur plusieurs aliments à la fois :

  • céréales (maïs, blé, seigle, avoine) ;
  • lait ;
  • levure ;
  • oeufs ;
  • légumes de la famille des crucifères (chou pommé, brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles),
  • pommes de terre ;
  • tomates ;
  • agrumes ;
  • thé, café ;
  • pommes ;
  • chocolat ;
  • champignons.

Pour la Sclérose en plaques, le régime Kousmine

Dans les cas de sclérose en plaques, le régime de la doctoresse Kousmine a fait merveille, puisque du temps de son vivant, elle a guéri plus de 500 personnes atteintes de cette maladie.
Ce régime repose sur 5 axes :

  1. Réhabilitation de certains aliments (huiles de première pression à froid (lin en particulier), céréales complètes, plus de fruits et légumes, sucre brun ou miel en place du sucre blanc) ;
  2. Hygiène intestinale avec espaces de diète et pratique de lavements ;
  3. Vérification du pH urinaire afin d’assurer le meilleur équilibre acido-basique ;
  4. Complémentation par apport de vitamines et minéraux en cas de déficit ou de carence ;
  5. Prise en charge des implications psychiques de la maladie.

En outre, le docteur Kousmine insiste beaucoup sur l’entretien de la flore intestinale, en raison de son rôle fondamental dans l’immunité.

Maladies auto-immunes : le consensus alimentaire des chercheurs

  • Réduire, voire proscrire les graisses saturées d’origine animale (viandes grasses, lait, beurre, fromages) et les modes de cuisson gras.
  • Consommer régulièrement des acides gras insaturés : huiles vierges de première pression à froid contenant plus d’oméga 3 que d’oméga 6 (huiles de périlla, de caméline, de lin ou plus accessible huile de colza), poissons des mers froides (ceux qui sont à chair sombre) et huiles de poisson.
  • Consommer régulièrement des légumineuses et des végétaux frais (fruits et légumes de proximité, de culture biologique et consommés frais) apportant vitamines et oligo-éléments.
  • Éviter les aliments raffinés et les excitants.
  • Opter résolument pour les produits issus de l’agriculture biologique.

Un plus au régime Seignalet

Les huiles doivent être consommées en quantités assez importantes : deux à trois cuillérées à soupe par jour et par personne, à verser dans l’assiette sur la salade ou sur le plat de légumes cuisinés (haricots verts, fenouil, etc.).
Bien entendu, nous parlons ici d’huiles vierges crues, obtenues par première pression à froid, privilégiant un rapport oméga 6 sur oméga 3 inférieur à 5. En phase aiguë, on conseillera les huiles de périlla, de caméline ou de lin, puis en entretien, un mélange huiles de colza et olive (40%/60%) disponible en magasin diététique (marques Émile Noël, Vigean…).

Mise en garde

Les patients attirés par le Régime Seignalet doivent suivre les indications diététiques prônées sans aucune erreur, ni entorse. En cas de succès, ce médecin conseillait de continuer ce régime toute leur vie. Ceci apparaît contraignant pour certaines personnes au bout d’un certain nombre de mois (perte de convivialité), ce qui expose lors de la reprise d’une alimentation élargie à une rechute parfois très douloureuse. Il paraît aujourd’hui plus judicieux de ne suivre le régime Seignalet que quelques mois, le temps de faire la recherche des aliments auxquels on est intolérant de façon spécifique et ensuite de réaménager le régime Seignalet selon ces résultats.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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