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Nos téléphones sont des nids à bactéries

Article paru dans le journal nº 70 Acheter ce numéro
  • De trop nombreux professionnels de santé avouent ne pas respecter les règles d'hygiène élémentaire.De trop nombreux professionnels de santé avouent ne pas respecter les règles d'hygiène élémentaire.

Après les toilettes publiques et les claviers d’ordinateurs, c’est au tour de notre « meilleur » ami, le téléphone portable (vous pensiez peut-être à quelqu’un d’autre ?) d’être incriminé. Il serait un vecteur malheureusement très efficace de dissémination des bactéries .

Une nouvelle étude brésilienne* s’est intéressée à ce phénomène auprès d’étudiants universitaires, futurs médecins, pharmaciens, dentistes ou encore infirmiers. Elle a découvert que 40 % des téléphones portables de ce public étaient porteurs de Staphylococcus aureus , la plus pathogène de cette famille de bactéries ; mais aussi d’autres espèces, majoritairement résistantes à la pénicilline et, pour la moitié d’entre elles, capables d’adhérer aux surfaces.

Faut-il le rappeler, le fameux staphylocoque doré est l’une des bactéries les plus redoutées, en particulier dans le milieu hospitalier, à cause de la très grande antibiorésistance qu’elle y a développé. On lui doit une grande partie des maladies nosocomiales contractées lors d’un séjour à l’hôpital . Ce sont les téléphones des étudiants en soins infirmiers qui seraient les plus infectés, probablement à cause de leurs nombreuses interventions sur le terrain.

Le problème, c’est qu’à l’hôpital comme ailleurs, le téléphone portable est désormais omniprésent, y compris chez le personnel, qui l’utilise de plus en plus dans un cadre professionnel. Mais si la désinfection des instruments strictement hospitaliers ne prête pas à dérogation, le téléphone portable ne fait pas l’objet d’autant de rigueur . De trop nombreux professionnels avouent ne pas respecter les règles d’hygiène élémentaires comme se laver les mains après avoir manipulé le précieux objet.

Gênant pour le moins, surtout quand on sait qu’une autre étude menée par le laboratoire des agents infectieux et hygiène du CHU de Saint-Étienne avait déjà révélé que les portables servaient aussi de support à de nombreux virus , vecteurs de la grippe, de gastro-entérites, de l’hépatite C, de la poliomyélite ou de la rougeole.

Alors, même si vous ne travaillez pas en milieu hospitalier, pensez à nettoyer régulièrement votre téléphone portable, ainsi que sa coque et ses autres accessoires éventuels (comme les oreillettes) avec une solution adaptée, par exemple, les mélanges d’alcool et d’huiles essentielles aujourd’hui disponibles en parapharmacie. Car n’oublions pas que ce qui a le plus contribué à juguler la mortalité humaine dans l’histoire, c’est l’hygiène. N’est-ce pas, Docteur Semmelweis ?

Lire aussi Le déploiement de la 5G : quels risques pour la santé ?

 

Source :

*« Dissemination of pathogenic bacteria by univesity student’s cell phone », American Society for Microbiology, juin 2019.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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