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Santé de l’habitat (1) : une science ancienne

Article paru dans le journal nº 52 Acheter ce numéro
  • Le site de Stonehenge, considéré par beaucoup comme un haut lieu d'énergie. Le site de Stonehenge, considéré par beaucoup comme un haut lieu d'énergie.

Quand on va mal, on est prêt à chercher une solution dans un tas de directions. En négligeant souvent une piste qui nous concerne pourtant toutes et tous : l’influence du lieu où nous vivons. Nous y subissons des influences d’origines diverses qui peuvent avoir des conséquences très concrètes sur notre qualité de vie et notre santé.

Vous souvenez-vous du « monstre caché sous le lit » de votre enfance ? Combien de fois vos parents vous ont-ils répété « c’est dans l’imagination », avant que, les années passant, le monstre ne s’évanouisse ? Parfois, pourtant, ces monstres ne sont pas tout à fait dénués de réalité. On ne peut pas les voir, mais ils savent empêcher les gens de dormir ou de se concentrer, de connaître la paix, voire la bonne santé. Ces monstres, ce sont les phénomènes géopathogènes, les perturbations énergétiques au sens large qui peuvent affecter votre lieu de vie. Ces influences sont connues depuis des millénaires, mais la technologie permet d’en mesurer très concrètement certains effets.

Une pratique ancienne

On trouve des traces de sa pratique sur tous les continents et à toutes les époques, des Celtes aux Chinois, en passant par le continent africain et même le Groenland. Partout, des objets, sculptures, fresques et écrits montrent des personnages tenant dans leurs mains des pendules, des baguettes ou des bâtons fourchus pour repérer des sources, rechercher des énergies, choisir des emplacements pour établir un lieu de vie, un monument…

Les premiers monuments païens étaient dressés en des lieux choisis avec soin, soit pour bénéficier de vibrations exceptionnellement favorables, soit pour « redresser » des ondes négatives particulièrement actives. Aux émanations ondulatoires d’origine cosmo-telluriques, les hommes ont combiné les formes très spécifiques de leurs créations ; mégalithes, dolmens et tumulus, puis temples et pyramides aux formes variées, jusqu’à la sophistication maçonnique de nos cathédrales.

Les fouilles menées dans les pyramides d’Égypte ont permis de retrouver des pendules sculptés en grès et en bois, mais aussi d’autres outils de divination, comme cette sorte de fouet rappelant un fléau pour battre le grain, mais à manche très court. Il s’agirait en réalité d’un modèle de pendule qui servait à interroger les divinités et à départager le vrai du faux sur diverses questions, notamment d’ordre judiciaire.

Après J.-C., l’Église aussi bien que la science naissante combattent l’art du sourcier, considéré comme satanique, jusqu’à la fin du xixe siècle. Malgré cela, des ordres religieux, principalement les jésuites, le pratiquent et publient leurs écrits, tel le Traité de la baguette divinatoire (1693) du père Le Lorrain, docteur en théologie et professeur de physique au collège Louis-le-Grand. Dans les années cinquante, la géobiologie trouve un nouveau souffle avec la mise au jour de deux réseaux telluriques, presque simultanément, l’un par le Dr Ernst Hartmann, l’autre par le médecin allemand Manfred Curry et l’ingénieur Siegfried Wittmann. Ils continuent de faire référence aujourd’hui dans la détection des réseaux cosmo-telluriques.

Du sourcier à la radiesthésie

L’art du sourcier fut baptisé « radiesthésie » par l’abbé Bouly (1865-1958), prêtre-enseignant à Boulogne-sur-Mer. Il s’était découvert un talent de sourcier en 1913, qu’il étendit à la recherche de cavités, de métaux et même à l’étude des microbes. Ce vocable sera repris par l’Association française et internationale des amis de la radiesthésie, créée à Lille en 1929, et comptant des membres prestigieux comme Édouard Branly, l’inventeur de la TSF. A mesure que ce savoir empirique se structure et se transmet, des figures éminentes émergent, qui marqueront la discipline. C'est par exemple le cas du professeur Yves Rocard (père de Michel Rocard), grand ponte en physique et mathématiques, qui s’intéresse à la radiesthésie à l’âge de 55 ans, après avoir vu un maçon manipuler la baguette de coudrier. Se découvrant lui-même sensible, il tente une étude scientifique du phénomène. D’après lui, les sourciers détectent les potentiels électrocinétiques générés pas les infiltrations de l’eau dans des milieux poreux sous l’action de différences de pression. La radiesthésie passe par l’hyper-sensibilité de l’opérateur à des variations infimes du champ magnétique terrestre. Raillées par le petit milieu, ses théories lui coûtent un fauteuil à l’Académie des sciences.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique geobiologie Radiesthésie habitat

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