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Santé : le système lymphatique, grande oublié

Article paru dans le journal nº 80 Acheter ce numéro
  • 1,5 à 2 litres de lymphe circulent dans le réseau lymphatique 1,5 à 2 litres de lymphe circulent dans le réseau lymphatique

Ce « sang blanc », comme l’appelaient les Anciens, assure des fonctions essentielles. Il est au cœur de la purification de notre organisme, et pourtant, son rôle est méconnu. Il est donc grand temps de jeter un coup de projecteur sur ses bases physiologiques, fonctionnelles et sur les outils et les stratégies thérapeutiques à mettre en œuvre pour purifier ce liquide nourricier et draineur, transporté par le système lymphatique.

Nous vivons dans un monde où nous sommes plus attirés par ce qui se voit que par ce qui reste discret. Ceci pourrait expliquer pourquoi la lymphe est si inconnue pour la majorité d’entre nous. Une autre piste serait que les marqueurs moléculaires spécifiques à ce réseau ne datent que de la fin  du XXe siècle. Tout le monde connaît le sang, la circulation sanguine et la pompe cardiaque. Mais combien d’entre vous se sont déjà penchés sur ce merveilleux réseau lymphatique qui irrigue tous vos tissus, sur ses organes aux rôles fondamentaux pour la sauvegarde de votre intégrité et sur ce liquide blanchâtre et légèrement jaunâtre tout à la fois nourricier et draineur que l’on nomme la lymphe?

Collecteur de déchets

Parallèle à la circulation sanguine, le système lymphatique est un réseau de conduits très fins qui se déploie dans tout le corps, à l’exception du système nerveux, des muscles, de la moelle osseuse et du cartilage. Ses organes, la moelle osseuse et lethymus, sont à l’origine de la production d’un de ses composés, les lymphocytes appartenant aux globules blancs du système immunitaire. D’autres organes viennent les seconder dans ce rôle immunitaire, ce sont les ganglions lymphatiques et la rate. Les 1,5 à 2 litres de lymphe qui circulent dans le réseau lymphatique possèdent une couleur blanchâtre (d’où le nom donné par les Anciens) ayant une composition similaire au plasma sanguin sans les globules rouges.

Une des particularités de ce réseau, qui la différencie de la circulation sanguine, est qu’elle ne possède pas de pompe comme le cœur. De fait, sa circulation est très lente. En effet, il lui faut près de vingt-quatre heures pour parcourir l’ensemble du corps 1. Son mouvement est conditionné par les mouvements du corps et la contraction des muscles. Nous verrons par la suite que cela revêt une grande importance. La transsudation du contenu des capillaires produit le liquide interstitiel dans lequel baignent les cellules et c’est à travers ce liquide que celles-ci obtiennent leurs nutriments et peuvent éliminer leurs déchets. Cet exsudat est ensuite collecté dans les vaisseaux lymphatiques. La lymphe transportée dans ces vaisseaux a, à la fois, un rôle de collecteur des déchets cellulaires et de transporteur des acides  gras en provenance directe de la digestion via les chylifères, des vaisseaux lymphatiques directement raccordés à l’intestin grêle. La lymphe transporte également les vitamines liposolubles (A, D, E, K) ainsi que des hormones et ceci en plus des lymphocytes. Une lymphe surchargée en déchets perdra de son efficacité à transporter et à délivrer des nutriments pourtant essentiels à l’ensemble de vos cellules et organes. Dans sa fonction immunitaire, la lymphe est purifiée sur tout son trajet grâce aux ganglions lymphatiques. Ces derniers servent à la fois de  réservoir de lymphocytes et de lieu de destruction par phagocytose des agents pathogènes, tels que les bactéries et les virus. C’est pour cette raison qu’en cas d’infection, vos ganglions gonflent. Vos organes sentinelles sont alors en pleine action de mobilisation et de destruction des microbes. Ainsi, la lymphe, son réseau et ses organes sont en première ligne de votre système immunitaire.

Mais ce système occupe bien d’autres fonctions encore, comme celles de contrôler le volume et la pression du liquide interstitiel, contrôler la concentration de protéines et maintenir l’équilibre de l’osmolarité. Environ 75 % des déchets produits par les 60 000 milliards de cellules nous composant se retrouvent directement dans la lymphe qui draine ainsi nos organes et plus particulièrement nos intestins et nos poumons. Les vaisseaux lymphatiques secondent les capillaires sanguins dans le transport des déchets. Ils ont un rôle capital dans la détoxication de notre organisme.

Vases communicants

Une fois les déchets collectés, il faut ensuite les évacuer vers les portes de sortie que sont les émonctoires. Pour se faire, une partie de ses déchets est drainée par les ganglions lymphatiques, et l’autre, qui constitue la majorité (environ 90 %), passera du réseau lymphatique au réseau sanguin pour être éliminés vers l’extérieur par le foie et les reins. Observons ici la notion de vases communicants qui existe entre les deux réseaux transporteurs de liquides, nous rapprochant par là même de la vision de la médecine des profondeurs, de l’approche globale et holistique propre aux médecines traditionnelles et à la naturopathie.

L’ensemble du système lymphatique rejoint la circulation sanguine dans le conduit thoracique au niveau de la veine sous-clavière gauche, juste avant le cœur. C’est à cette jonction que la lymphe délivre les acides gras collectés au niveau de l’intestin ainsi que ses déchets qui repartent dans la circulation sanguine. Le sang sera alors épuré par les deux grands organes purificateurs que sont le foie et les reins. Les déchets hépatiques seront transportés par la bile et déversés dans le gros intestin puis éliminés par voie rectale. Aussi, pour une évacuation efficace, il faut que ces organes émonctoriels soient fonctionnels.

La vision des Anciens

Pythagore fut, en plus d’être un grand mathématicien, le précurseur de l’hygiène de vie. C’est lui qui révéla le lien entre la
qualité des humeurs, l’ensemble des liquides nous composant, et la santé. Ses travaux furent ensuite repris par le père de la médecine occidentale, Hippocrate de Cos qui affirmait: « L’essence de toutes les maladies est une imperfection de nos humeurs. » Ainsi, le grand médecin de l’île grecque de Cos proposait comme première action thérapeutique de favoriser une évacuation spontanée ou provoquée des déchets. C’est le fameux deinde purgare que nous pourrions traduire par « ensuite purger ». Les naturopathes ont hérité de cette sagesse ancestrale en préconisant toujours la détoxication ou le nettoyage de l’organisme comme priorité. Cette approche de médecine de terrain fut poursuivie, au IIe siècle, par Claude Galien, qui assurait que la santé était un équilibre des humeurs, puis par le célèbre médecin suisse et alchimiste Paracelse et enfin, au début du XXe siècle, par le Français Paul Carton.

Les trois stratégies de purification de l’organisme

Schématiquement, nous pourrions dire qu’il existe trois stratégies de purification de la lymphe. La première consiste à limiter la production dedéchets avec une alimentation à dominante végétale et en excluant les produits industriels et hyper-transformés. La seconde visera à favoriser le mouvement continuel des liquides dans le corps et, en particulier, celui de la lymphe par l’activité physique et les techniques respiratoires. La troisième reposera sur les techniques de purification de l’organisme par le soutien du travail des émonctoires qui purifient le sang et la lymphe. Pour ce faire, l’utilisation des plantes et celle des huiles essentielles seront à l’honneur.

Médecine causaliste

Citons ici une nouvelle fois le grand médecin de Cos : « Que ton aliment soit ta première médecine ». Hippocrate utilisait des traitements médicaux essentiellement à base de plantes, en ayant pris les précautions préalables pour agir sur les humeurs et l’alimentation. Aujourd’hui c’est ce que nous pourrions appeler la médecine causaliste qui s’adresse à l’origine des maladies plutôt qu’à ses symptômes. La médecine qui combat les symptômes n’est utile qu’en cas d’urgence. La place prépondérante de l’industrie agroalimentaire dans notre alimentation dite « moderne » a progressivement contribué à rendre celle-ci de plus en plus inadaptée par rapport à nos besoins nutritionnels. L’hyper-raffinage, les multiples phases de transformation, l’adjonction de produits de synthèse et de sucres ajoutés pour corriger les saveurs et nous rendre dépendants, les conservateurs, les colorants et bien d’autres molécules incompatibles avec la santé devraient nous faire fuir ce type d’aliments. Cette nourriture à calorie vide est la plus pourvoyeuse de déchets. Elle intoxique les cellules et les tissus et surcharge la lymphe.

Trop de viande

Des  études  scientifiques  en  médecine de terrain ont démontré que face à une attaque  par  un  pathogène  (bactéries, virus, champignons, levures), la violence de la réaction de l’organisme et l’atteinte toxique étaient en lien direct avec la toxémie, c’est-à-dire la quantité de déchets et de poisons contenus dans les tissus et les liquides nous constituant. Dit autrement, moins vous êtes intoxiqué et encrassé, mieux votre système immunitaire jouera  son rôle de protection tout en limitant lesréactions inflammatoires pathogènes.

Comme nous l’avons souligné, toute forme de graisse absorbée transitera parle système lymphatique. Or, depuis la Seconde Guerre mondiale, la part des produits animaux consommée par les Occidentaux a augmenté de façon exponentielle et inadaptée par rapport aux besoins en termes de santé. Il en est ainsi de la viande, de la charcuterie et des produits laitiers.

La viande, nourriture occasionnelle, il y a quelques décennies, représente aujourd’hui une consommation moyenne annuelle de 60 à 80 kilos par an et par habitant. En un demi-siècle, sa consommation a été multipliée par cinq, alors que l’évolution démographique a été multipliée par deux seulement. La viande, à l’instar de la charcuterie et des produits laitiers absorbés en excès, est riche en graisse saturée,  celle qui encrasse la lymphe et donc l’organisme.

Quel régime adopter ?

Avant toute chose, éliminez au maximum tous les aliments ultra-transformés. Ensuite faites la part belle aux végétaux. C’est la première démarche à mettre en place. Consommez des légumes et des fruits de saison, idéalement issus de circuits courts. Variez les apports régulièrement pour éviter tout risque de carence. Pensez également à intégrer dans votre alimentation de bons acides gras, grâce à des huiles vierges ou extraites à froid, et des oléagineux. N’omettez pas de consommer plusieurs fois par semaine des légumineuses (légumes secs), source de protéines végétales, qui ont le gros avantage de ne pas contenir de graisses délétères pour votre santé. Quant aux fruits, ils devraient être la seule source de sucre pour votre organisme, faisant ainsi fi des sucres ajoutés par l’industrie agroalimentaire.

Pour celles et ceux qui souhaitent conserver des produits animaux, privilégiez les œufs issus de poules élevées en plein air, qui picorent librement ou qui sont complémentées avec du lin et du blé et non pas avec du maïs, des petits poissons et occasionnellement des volailles fermières, bio de préférence. Une seule ration par jour de protéines animales à alterner, parmi les propositions ci-dessus, devrait constituer une consommation maximale. Et l’idéal serait d’intégrer une alimentation végétalienne une ou deux journées par semaine. Quant aux produits laitiers, si vous en mangez, limitez-vous à deux ou trois rations de fromage de brebis ou chèvre, frais de préférence.

Un bon argument, pour vous, Messieurs, est que la lymphe est impliquée dans l’érection. Ainsi, plus celle-ci est encrassée, moins vos performances sexuelles sont au rendez-vous ! L’excellent documentaire The Game Changer, réalisé en 2019, permet de faire tomber le mythe selon lequel la force et la virilité sont en lien avec la consommation de protéines animales!

Une activité physique

C’est essentiellement la contraction des muscles qui assure la propulsion de la lymphe ainsi que la contraction des fibres lisses des parois des vaisseaux lymphatiques. L’activité physique reste donc indispensable pour favoriser la circulation de la lymphe dans les canaux. La respiration joue également un rôle important dans l’activation de sa circulation. Ainsi, des respirations ventrales profondes mobilisant le diaphragme, telles que celles pratiquées en yoga, en sophrologie, en relaxation ou en chant classique, agissent dans ce sens. Côté activité physique, celle-ci doit être régulière, a minima trois fois par semaine, et être pratiquée pendant au moins quarante-cinq minutes. Favorisez les activités qui augmentent le rythme cardiaque et respiratoire, telles que la marche rapide, le footing, le vélo, la na-tation, l’athlétisme, la gymnastique pour contribuer à une meilleure circulation et filtration du sang blanc. C’est environ 100 ml de lymphe par heure qui franchit le conduit thoracique d’une personne au repos, alors que durant un exercice physique de ce type, le volume peut être 10 à 30 fois supérieur.

Le grand nettoyeur

Le jeûne2, pratique multimillénaire, que l’on retrouve dans toutes les religions, a pour objectif d’offrir un temps de repos à vos organes de la digestion. Elle permet une évacuation massive des déchets accumulés dans votre corps. Ainsi, lorsque celui-ci  n’a plus rien à assimiler, votre « médecin intérieur » ainsi nommé par les Anciens, va pouvoir optimiser ses efforts de détoxication et il va alors consommer les réserves adipeuses où sont stockés les déchets les plus toxiques. En conséquence, la pratique du jeûne est l’outil le plus puissant pour purifier vos humeurs et ainsi alléger le travail de collecte des déchets de votre lymphe. Celle-ci assumera d’autant mieux son rôle immunitaire et de transporteur des nutriments essentiels.

Le jeûne séquentiel est un bon moyen de démarrer cette expérience. Il vous suffit pour cela de laisser au moins seize heures de pause après votre dernier repas de la veille. Mais pour obtenir des résultats durables, il est indispensable de pratiquer celui-ci au minimum trois à quatre fois par semaine et au long cours.

L’étape suivante consiste à faire une pause alimentaire de trois jours qui pourra être prolongée jusqu’à six ou sept jours, si votre vitalité et votre santé le permettent. Cette purification d’un cran supérieur (qui devrait idéalement être pratiquée chaque année) correspond au jeûne hydrique, où les seuls apports seront de l’eau et quelques infusions légères. Si vous débutez dans cette pratique, vous pourrez faciliter votre cure en ajoutant deux ou trois verres par jour de jus de légumes dilués à 50 % d’eau, à dominante verte (chou kale, persil, épinard, concombre, fenouil, poivron) ou de bouillon de légumes.

Recettes pour aider à purifier votre lymphe


En infusion

Mélilot : 15g
Piloselle : 15g
Reine-des-prés : 15g

Laissez infuser dix minutes dans un litre d’eau bouillante, boire trois tasses par jour pendant trois à quatre semaines, loin des repas et sucrez au miel pour potentialiser les effets des plantes.

En aromathérapie

HE de lentisque pistachier : 1 ml
HE de cèdre de l’Atlas : 3 ml
HE d’immortelle : 3 ml
HE de genévrier de Virginie : 3 ml
HE de romarin à camphre : 3 ml
Huile végétale de noisettes : 17 ml

Appliquez la quantité nécessaire du mélange en association au drainage lymphatique, en partant des chevilles et en remontant tout le long des jambes vers le cœur, une à deux fois par jour, jusqu’à amélioration significative.

 

L’étape suivante, pour les plus avertis dans la pratique du jeûne hydrique, sera le passage au jeûne sec. Celui-ci se pratique alors sans aucun apport, ni de nourriture ni de boisson ni d’eau. C’est le moyen le plus efficace, mais également le plus exigeant pour purifier la lymphe. Cette pratique ne doit pas dépasser vingt-quatre à quarante-huit heures, sans encadrement sérieux et sans avoir, au préalable, nettoyé son foie et ses intestins.

La place des plantes

Les plantes sont également utilisées pour soutenir l’action des organes de détoxication (foie, reins, intestins, poumons, peau) et ainsi faciliter l’évacuation des déchets.

Voyons donc quelles sont les plantes les plus intéressantes à cette fin :

  • La piloselle est diurétique. Elle aide à  réduire les œdèmes  des membres inférieurs, tout en favorisant l’élimination      de l’urée. Elle agit aussi sur le foie et la vésicule biliaire, des organes clefs de la détoxication.
  • Le mélilot officinal, qui contient des coumarines, a aussi des vertus diurétiques. Il augmente le volume des urines qui sont également plus claires. De surcroît, c’est un excellent antiseptique des voies urinaires.
  • La reine-des-prés est d’une grande richesse thérapeutique   avec une action diurétique, anticellulite et anti-inflammatoire. La molécule de l’aspirine a été calquée sur sa composition, riche en salicylate de méthyle.
  • Le pissenlit est efficace pour augmenter le volume de votre bile (voie d’élimination des toxines). C’est également un bon dépuratif qui agit sur l’émonctoire peau. Pendant deux heures, faire tremper à froid 15 g de feuilles et 15 g de racines dans 1 litre d’eau. Puis chauffer à feu doux et juste avant ébullition retirer du feu. Boire trois tasses par jour un quart d’heure avant les repas. La consommation en salade de jeunes pousses est également indiquée.

Du côté de l’aromathérapie, il faudra chercher des huiles essentielles lympho et phlébotoniques (les deux activités sont toujours liées). Nous vous recommandons donc les huiles essentielles de patchouli, vétiver, cyprès, pin sylvestre, sauge sclarée, lentisque pistachier, cèdre et niaouli.

Bien d’autres outils pourraient venir compléter les actions à mener pour votre lymphe, son réseau et ses organes. Il en est ainsi de l’hydrothérapie avec les bains dérivatifs, les bains chauds type Salmanoff 3, le brossage à sec 4 ou encore le drainage lymphatique manuel 5.

Mais retenez que l’essentiel restera toujours la qualité de votre hygiène de vie avec, en particulier, le choix d’une alimentation santé, une activité physique régulière et adaptée ainsi que le fait d’offrir à votre corps des opportunités de se détoxiquer à travers les différentes formes de diètes et jeûnes.

 

Références :

  1. À comparer aux 5 litres de sang qui mettent environ une minute pour parcourir l’ensemble de l’organisme.
  2. Pour aller plus loin lire : Le jeûne, une voie royale pour la santé du corps et de l’esprit, d’Alain Huot, éd. Dangles.
  3. Le Dr Salmanoff a mis au point des bains à la térébenthine pour stimuler la circulation des capillaires et indirectement celle des vaisseaux lymphatiques.
  4. La brosse dure type Bernard Jensen est utilisée pour frotter la peau, la faire rougir avec des mouvements en direction des principaux ganglions lymphatiques.
  5. Le drainage lymphatique manuel est une technique douce qui a pour objectif d’activer les vaisseaux lymphatiques et de dégager l’encombrement des ganglions permettant ainsi à la lymphe d’accélérer le transport des toxines et des déchets.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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