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Estomac : Helicobacter pylori, l’ennemi intime

Article paru dans le journal nº 78 Acheter ce numéro
  • Le sulforaphane, principe actif extrait du brocoli, est un bactéricide efficace sur Helicobacter pylori.Le sulforaphane, principe actif extrait du brocoli, est un bactéricide efficace sur Helicobacter pylori.

L’orsqu’ils ne résultent pas de la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, les maux d’estomac et les ulcères sont souvent associés à une infection à Helicobacter pylori, un bacille qui survit à l’acidité de l’estomac. Une fois installé, il diminue cette acidité, occasionnant des troubles de la digestion et de l’inflammation pouvant conduire à la cancérisation. Les scientifiques ont donc fait de cette bactérie l’ennemi à abattre en tant que facteur de risques majeurs. La lutte menée contre elle, avec laquelle l’humanité vit depuis plusieurs dizaines de milliers d’années, a-t-elle finalement conduit à une augmentation des cas de RGO et de cancers ­œsophagiens ? La question n’est pas tranchée, mais on peut s’interroger sur les conséquences des traitements classiquement prescrits en masse contre l’acidité et les ulcères gastro-duodénaux, associant une multi-antibiothérapie et un IPP.

Le Dr Martin J. Blaser tempère cette vindicte contre le bacille qui dure depuis plus de trente ans. Selon lui : « Nous devons nous débarrasser ­d’Helicobacter chez les personnes souffrant d’ulcères de l’estomac et celles présentant un risque sérieux de cancer de l’estomac. Pour autant, ceci concerne une proportion assez réduite de la population et n’est pertinent qu’à un âge assez avancé. »

Des chiffres qui instillent le doute

Parmi les personnes infectées (près de 30 % des Français) seulement 10 % développent un ulcère gastro-duodénal et 1 à 3 % un cancer gastrique. Si tout indique, en l’état actuel des connaissances, qu’ Helicobacter Pylori fait partie du tableau de la cancérisation des cellules épithéliales qui tapissent l’estomac, cette issue résulte aussi de l’addition du caractère polymorphe de l’ensemble de la population bactérienne de l’hôte et de bien d’autres facteurs.

Risque de cancers accru

Outre les nombreux autres effets secondaires des IPP déjà énumérés plus haut, une étude hongkongaise publiée en 2017 jette le trouble : la prise d’IPP, souvent motivée par la prévention du cancer du cancer de l’estomac, augmenterait ce risque, même après l’éradication d’ Helicobacter pylori ! Ce risque serait doublé lorsque le médicament est pris pendant moins d’un an, quintuplé quand c’est sur plus d’un an, et huit fois plus élevé quand le traitement aux IPP dépasse deux ans. Pour rappel, l’Assurance maladie recense chaque année 90 000 nouveaux cas d’ulcères de l’estomac ou du duodénum et près de 6 500 cancers de l’estomac.

On en viendrait presque à revenir à la précédente génération d’antiacides que sont les antihistaminiques H (ou anti-H2). Ceux-ci n’augmentent pas le risque de cancer de l’estomac, mais ne sont pas sans inconvénients non plus : diarrhée, asthénie, douleurs musculaires, éruptions cutanées, ­confusion mentale, élévation des transaminases et de la créatinine, entre autres.

Traiter l’infection au naturel

Se détourner de l’alimentation industrielle et de l’alcool au profit d’une diète plus saine apportera des progrès rapides et une atténuation des symptômes. Mais, pour réduire la bactérie, il faudra quelques renforts :

  • Le sulforaphane, principe actif extrait du brocoli, a montré un effet retardateur puissant sur le cancer de la prostate. C’est aussi un bactéricide efficace sur Helicobacter pylori, résistant même aux antibiotiques. Existe sous la forme d’extrait standardisé en gélules.
  • L’homéopathie. On peut prendre 5 granules à jeun d’Estomac 4 CH, et 5 granules avant les deux repas principaux de Nux vomica 4 CH.
  • Les huiles essentielles. Cette formule est proposée par Philippe Goeb, spécialiste en aromathérapie. Mélanger dans un flacon verre muni d’un compte-gouttes : 14 gouttes de tea tree (Melaleuca alternifolia), 10 gouttes de thym à feuilles de sarriette (Thymus satureioides), 4 gouttes de laurier vrai (Laurus nobilis), 12 gouttes de romarin officinal à 1,8 cinéole ­ (Rosmarinus officinalis)

Prendre deux gouttes du mélange dans une cuillère à café de miel le matin à jeun, vingt minutes avant le petit déjeuner et deux heures après le repas de midi. En cure pour une durée de dix jours, plusieurs fois dans l’année.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique homéopathie aromathérapie troubles gastriques

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