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Cancer : Le venin d’abeille pique l'intérêt des chercheurs

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  • Le venin d’abeille, aux vertus multiples et connues conserve un usage médical très restreint.Le venin d’abeille, aux vertus multiples et connues conserve un usage médical très restreint.

Alors qu’un projet de dérogation concernant des néonicotinoïdes (un pesticide nocif pour les abeilles) a été présenté au conseil des ministres récemment, une étude australienne vient de démontrer, dans des études animales préliminaires, la redoutable efficacité du venin d’abeille dans le traitement d’une forme particulièrement agressive du cancer du sein.

Le venin d’abeille, aux vertus multiples et connues (antibactérienne, antibiotique, anti-inflammatoire, antifongique etc.), conserve un usage médical très restreint. Pourtant nombre d’études sur ses propriétés notamment autour de la mélittine (résidus de 26 d'acides aminés, principal composant actif de l'apitoxine) ont démontré le potentiel thérapeutique du venin d’abeille dans le traitement de plusieurs types de cancers, dont celui du poumon, du pancréas et de l’ovaire. Selon la plus récente étude, menée par des chercheurs de l’Institut de recherche médicale Harry Perkins à Perth (Australie), cet oligopeptide aurait pour caractéristique de traverser la membrane des cellules cancéreuses. Il creuse, alors, de minuscules trous menant à la mort de ces dernières. Il obstrue également toutes les voies chimiques de signalisation du cancer qui conditionnent normalement la croissance et la reproduction de ces cellules cancéreuses.

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Ces recherches dirigées par le Dr Ciara Duffy, ont été menées sur des souris en laboratoire, auxquelles on a injecté le venin de 312 abeilles et bourdons différents, dans le but d’analyser l’effet de la production chimique sur les différents sous-types de cancers du sein. L'expérience a particulièrement porté ses fruits sur le sous-type de cancer dit « triple négatif » qui touche environ 15 % des patientes. Ce cancer est très difficile à traiter de par l’absence de marqueur connu sur la surface des cellules empêchant la thérapie ciblée. Or dans ce cas de figure et avec les dosages spécifiques, les testes ont révélé qu’en moins de soixante minutes, 100 % des cellules indésirables étaient éradiquées.

L’étude a aussi analysé la combinaison de la chimiothérapie et du venin d’abeille concluant à une complémentarité des deux procédés. La porosité provoquée par la mélittine, favoriserait l’infiltration des produits de la chimiothérapie dans la cellule. Une symbiose qui pourrait permettre de faire un pas de géant vers le traitement total du cancer du sein.

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