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En finir avec l’algodystrophie

Article paru dans le journal nº 20 Acheter ce numéro
  • En finir avec l’algodystrophieEn finir avec l’algodystrophie

Maladie complexe, l’algodystrophie touche les articulations et entraîne une impotence fonctionnelle légère ou une invalidité partielle, voire totale. Bien souvent, les traitements ne donnent pas les résultats escomptés. Or elle n’est pas irrémédiable : neuf fois sur dix, on peut la guérir en conjuguant plusieurs thérapies.

Tout commence, le plus souvent, par un traumatisme : fracture, luxation, entorse, intervention chirurgicale. Puis un ensemble de symptômes douloureux apparaissent, associés à des problèmes de vasomotricité : l’algodystrophie s’installe, de façon brutale ou progressive. Cette maladie peut aussi être associée à des troubles neurologiques, viscéraux, circulatoires ou infectieux. Mais d’autres causes peuvent la déclencher : la prise de certains médicaments (barbituriques, antituberculeux), la grossesse (hanche), des maladies métaboliques.

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L’inflammation locale représente l’un des premiers signes cliniques : l’articulation est chaude, très douloureuse, gonflée, avec une sudation localisée ; les douleurs sont aggravées par les mouvements et persistent la nuit. Puis, l’algodystrophie évolue souvent vers une phase dite froide, accompagnée de troubles trophiques (froideur du membre, peau lisse pâle, perte des poils). L’œdème diminue progressivement et les tissus se fibrosent.

Dans un traitement classique, on procède à des injections intramusculaires ou sous-cutanées de calcitonine. Mais cette hormone entraîne des effets indésirables (nausées, vomissements, rougeurs du visage). Et même l’AFSSAPS a conclu à son efficacité insuffisante.

La mise en place d’une thérapie holistique pour l’algodystrophie donne 90 à 95 % de bons résultats. Pour cela, il faut associer kinésithérapie avec ionisation, ostéopathie, homéopathie et phytothérapie. Dans les cas les plus sévères, ce traitement s’appliquera pendant environ six mois.

Kinésithérapie

Elle se déroule de façon douce afin de ne provoquer ni douleurs ni forcing des articulations. La physiothérapie est réalisée à base de chaleur douce (sauf pendant la phase chaude).

Ostéopathie

Elle doit éliminer les lésions mécaniques responsables des irritations du système sympathique. Après un examen complet, l’ostéopathe agit sur les zones vertébrales qui régissent la circulation des membres. En médecine traditionnelle chinoise, le rein gouverne l’os : il faut vérifier son bon fonctionnement énergétique.

Homéopathie

Le traitement commence dès le traumatisme (5 granules, 7 CH, deux fois par jour) :

  • Arnica, pour son action sur les traumatismes divers.
  • Bryonia, pour l’inflammation des séreuses avec tendance aux épanchements et amélioration par le repos.
  • Symphytum, remède des traumatismes osseux et des retards de consolidation.
  • Ruta graveolens, pour les sensations de meurtrissure, douleurs osseuses, raideurs des tendons, entorse.

Lorsque l’algodystrophie est confirmée :

  • Calcarea phosphorica 15 à 30 CH, 2 à 4 doses par mois (si algodystrophie sévère).
  • Ruta et Symphytum 7 CH, 5 granules deux à trois fois par jour.
  • Surrénales 7 CH, 3 ampoules par semaine (action sur les surrénales, donc sur le stress et sur les glucocorticoïdes).

Pendant la phase chaude, prescrire : Belladona et Bryonia.

Si l’algodystrophie est ancienne et présente une fibrose importante : Causticum 9 CH, 1 unidose par semaine.

Phytothérapie

La grande plante des déminéralisations est la prêle : préférer la prêle des champs (Equisetum arvense) dont l’action est plus ciblée. Elle peut être prescrite en teinture mère, 20 à 50 gouttes deux fois par jour, ou en gélules.

Suivi thérapeutique

L’équipe – médecin, ostéopathe et kinésithérapeute – surveillera l’amélioration de la mobilité articulaire et de l’impotence fonctionnelle. L’atténuation de la douleur à la percussion osseuse confirme la réduction de l’ostéoporose.

Comme dans toutes les pathologies invalidantes et d’une durée souvent longue, le soutien psychologique est indispensable . Le stress du patient s’évacuant, il retrouve une meilleure- homéostasie et, progressivement, son articulation retrouve une fonction normale.

Technique d’ionisation

L’ionisation consiste à faire pénétrer un produit actif dans les tissus cutanés par un courant galvanique, dont l’effet est antalgique et vasodilatateur. Cette physiothérapie, qui donne de bons résultats, peut être mise en place rapidement, s’il n’y a pas de matériel métallique dans les os. L’ionisation doit éviter de provoquer des brûlures électriques qui laissent des plaies atones et des cicatrices indélébiles. Il faut nettoyer la peau à la liqueur d’Hoffmann pour éliminer tout dépôt gras, et l’intensité doit être proportionnelle à la surface des éponges appliquées sur la peau. Pour être efficace, la séance doit durer au minimum 30 minutes et être répétée au moins trois fois par semaine.


 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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