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La méditation alimentaire en pleine conscience

Article paru dans le journal nº 51 Acheter ce numéro
  • Manger devrait être un moment presque sacréManger devrait être un moment presque sacré

À l’heure des autocuiseurs dans le meilleur des cas, et du micro-ondes dans le pire, à l’heure où manger est source d’angoisse car tout pourrait être source de maladie, il est temps de réfléchir et de se pencher sur l’alimentation. Mais rassurez-vous, il ne s’agira pas d’un nouveau régime ou de nouvelles restrictions.

Manger devrait être un moment presque sacré. Autrefois, on remerciait le ou les dieux pour cette nourriture essentielle et si précieuse. De nos jours, la crainte de la famine a disparu dans nos sociétés industrialisées. Ce n’est pas une raison pour oublier le rapport particulier que nous devons entretenir avec la nourriture. La méditation en pleine conscience peut ici nous aider.

Le but de cette méditation est de nous faire découvrir le type de relation que nous entretenons avec certains aliments et, à partir de là, de prendre (si besoin) les décisions qui s’imposent pour préserver notre santé physique et mentale.

Se préparer

Ménagez une plage horaire d’environ vingt minutes pendant laquelle vous ne serez pas dérangé. Veillez à disposer d’une petite table près de la chaise sur laquelle vous allez vous asseoir.

Lors de votre première expérience, choisissez l’aliment solide par lequel vous êtes systématiquement attiré quand vous avez envie de manger : chocolat, morceau de fromage, tranche de pain, etc. Lors des expériences ultérieures, vous pourrez explorer d’autres horizons grâce à d’autres aliments solides ou liquides.

Munissez-vous également d’une soucoupe, d’un gobelet vide et d’un couteau.

Méditer

Coupez un tout petit morceau de votre aliment fétiche et posez-le sur la soucoupe, elle-même posée sur le guéridon à portée de main.

Confortablement assis, veillez à garder la colonne vertébrale verticale sans pour autant créer de tension, fermez les yeux et portez votre attention sur votre respiration, le temps de quelques cycles respiratoires.

Ouvrez les yeux, prenez l’aliment entre vos doigts, regardez-le une dizaine de secondes de manière à vous installer dans un dialogue silencieux avec lui, refermez les yeux puis humez-le et laissez vos papilles s’imprégner de son odeur (environ 30 secondes). Dès ces premiers instants, des pensées, des émotions, voire des ressentis physiques peuvent émerger. Acceptez tout ce qui vient comme des informations précieuses pour la conservation de votre état de santé à son meilleur niveau.

Maintenant, introduisez l’aliment dans votre bouche. Pendant 30 secondes, veillez à reste immobile, à ne pas mâcher et à ne pas avaler la salive. Concentrez votre attention sur ce que vous ressentez à propos de la texture et du goût spontané de l’aliment.

Afin que le goût de l’aliment retrouve de son intensité initiale, mâchez-le une à deux fois, puis revenez à vos ressentis. ­Répétez cette opération deux fois encore.

Rouvrez les yeux un instant pour cracher ce qui reste de l’aliment dans le gobelet, puis refermez les yeux et revenez une fois encore à l’immobilité et aux nouveaux ressentis qui se présentent.

Revenez à votre conscience ordinaire.

Bienfaits

Avant tout, cette méditation permet la conscientisation du grand nombre des ressentis liés au fait d’ingérer n’importe quel aliment, solide ou liquide. Des ressentis :

Physiques, non seulement au niveau des organes sensoriels, mais aussi à n’importe quel endroit du corps : muscles (détente ou tension), cœur (apaisement ou emballement), poumons (respiration plus libre ou plus difficile), etc.

Émotionnels, agréables, désagréables (jusqu’à la colère !) ou neutres.

Intellectuels, comme le débit et la qualité des pensées ou l’émergence soudaine du souvenir de situations anciennes refoulées.

Conséquence de cette conscientisation, la nature du lien que nous entretenons avec tel ou tel type d’aliment devient évidente. Aliment refuge ? Aliment récompense ? Ou simplement aliment plaisir ? Constat dont peut naître le désir de mettre de l’ordre dans nos préférences alimentaires, de privilégier ce qui est réellement bon, agréable et juste pour notre santé. l

Autocuiseurs : l’envers du décor

La mode est aux robots autocuiseurs. Ils présentent en effet de nombreux avantages pour celles et ceux qui ne peuvent échapper au rythme de plus en plus fou de la vie moderne. Ils facilitent la préparation d’un repas, permettent de diversifier l’alimentation, facilitent la mise en application de la consigne officielle (cinq fruits et légumes par jour), etc.

Mais comme tout phénomène, cette mode a ses inconvénients : elle facilite l’oxydation, réduit les efforts de mastication (diminution de la masse des masséters et perturbation de l’ostéogenèse des mâchoires : l’os se régénère d’autant mieux que les muscles qui y sont attachés travaillent) et diminue la production de salive (la première étape enzymatique de la digestion est alors sautée).

Ce mode de préparation perturbe aussi la physiologie digestive : les aliments arrivent dans l’estomac et les intestins à l’état prédigéré. Comme ils sont facilement assimilables, ils passent en grande quantité dans le sang puis dans le foie, qui subit une brusque surcharge de travail. La part des aliments que cet organe ne peut pas immédiatement traiter est orientée vers des zones de stockage.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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