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Cycle féminin : prévention, alimentation, hygiène

Article paru dans le journal nº 56 Acheter ce numéro
  • Préférer une alimentation la moins industrialisée possible.Préférer une alimentation la moins industrialisée possible.

De l'équilibre de la flore vaginale aux précautions d'hygiène et à l'alimentation, nous faisons ici le tour des bonnes habitudes à prendre pour prévenir les troubles gynécologiques.

Le célèbre livre de Danièle Flaumenbaum intitulé Femme désirée, femme désirante (éd. Payot, 2011) décrit parfaitement la source profonde des maladies gynécologiques qui suivent certaines femmes parfois depuis l’adolescence. Méta-médecine et histoire transgénérationnelle sont souvent des instruments fort utiles pour comprendre la manière dont fonctionne notre propre corps. Dans certains cas, l’analyse profonde de la généalogie et l’étude de l’impact de nos émotions sur le corps physique peuvent accompagner la poursuite d’un objectif de guérison globale.

L’importance du terrain

Malheureusement, cela ne sera pas le cas pour toutes les femmes malgré les multiples rendez-vous chez les spécialistes dans ces domaines. Néanmoins, elles continueront à lutter pour retrouver une harmonie de vie plus simple et un soulagement de tous leurs maux. En effet, vivre avec un souci gynécologique de longue durée peut avoir des graves répercussions sur la vie quotidienne, que cela soit au niveau professionnel ou au niveau privé, principalement pour la vie sexuelle ou au niveau familial.

Afin de comprendre la femme dans sa globalité, on veillera à mettre l’accent sur l’étude de son terrain. En effet, lors de maladies bénignes du système génital féminin, que cela soit une mycose, une vaginite ou encore une cystite récidivante ou non, l’étude du pH vaginal devra être prise en considération.

Le pH du vagin d’une femme en bonne santé, hors grossesse et hors ménopause, varie de 3,5 à 4,5, à savoir un vagin plutôt acide. Cette acidité vaginale est normale car un pH bas est un outil de défense vis-à-vis des infections qui pourraient survenir. Une perturbation de l’équilibre du pH survient finalement très facilement dans la vie quotidienne et cela par un déséquilibre hormonal, un traitement antibiotique, une hygiène vaginale non adaptée, les menstruations.

Ce changement du pH de la femme peut alors entraîner une fragilisation de la flore vaginale et devenir la source d’une série de complications médicales importantes.

Hygiène intime

Malgré les recommandations publicitaires et parfois familiales, le vagin est autonettoyant et ne nécessite dès lors pas un lavage en profondeur au moyen de douches vaginales. En effet, seul un nettoyage quotidien de la vulve à l’eau claire ou avec un produit d’hygiène au pH adapté devrait être pratiqué. Une hygiène inadaptée pourrait perturber le pH vaginal et déséquilibrer la flore.

Bactéries protectrices

Moins souvent évoqué dans la presse et la littérature médicales que son homologue intestinal, le microbiote vaginal n’en est pas moins crucial pour la santé des femmes. Son étude a été approfondie au xixe siècle par un médecin allemand Albert Döderlein qui s’est intéressé de près à la flore vaginale. En effet, il a mis en avant l’existence d’une bactérie prépondérante dans la flore vaginale, à savoir les lactobacilles, un groupe de bactéries protectrices et acidifiantes qui sont présentes dans les vagins en bonne santé. On comprendra alors qu’un équilibre parfait du pH vaginal engendrera une flore féminine en bon état. Aujourd’hui, le score de Nugent, réalisé dans les laboratoires de biologie médicale, permet d’évaluer selon une échelle précise la quantité de lactobacilles présents dans le vagin.

Est-ce qu’un vagin avec une flore équilibrée empêcherait alors les problèmes infectieux ? Bien entendu, oui ! De plus, lors des infections fréquentes, les traitements allopathiques habituels sont généralement ceux qui nécessitent la prise d’antibiotiques de manière parfois récurrente. Efficaces et indispensables dans de nombreuses situations, ils exigent néanmoins un traitement parallèle de probiotiques vaginaux qui rétabliront un équilibre de la flore vaginale.

Les probiotiques, une question de choix

Sur le marché pharmaceutique, les offres pour les probiotiques intestinaux ou vaginaux sont bien évidemment nombreuses. Les marques proposent de plus en plus de combinaisons curatives parfaites. De quoi nous faire perdre la tête par moment, admettons-le. Finalement, comment choisir un bon probiotique ? On sera attentif à deux éléments, à savoir la qualité des germes (en fonction des besoins médicaux) ainsi que le dosage. En effet, ce dernier devrait être équivalent à plus d’un milliard de bactéries.

Alimentation et hygiène de vie

La femme a une grande responsabilité vis-à-vis de son corps. Son organisme devrait en effet évacuer chaque jour les hormones qu’elle produit. Il faut savoir que les hormones de la femme n’ont une durée de vie que de vingt-quatre heures. À cette situation viennent s’ajouter un certain nombre de molécules chimiques délétères, comme les perturbateurs endocriniens, qui troublent l’équilibre hormonal et qui, dès lors, intoxiquent certains émonctoires de la femme, à savoir le foie et les intestins.

Organe silencieux, mais d’une importance cruciale, le foie permet justement l’élimination des hormones présentes dans le sang en les évacuant dans les intestins. On comprend dès lors pourquoi ces deux organes doivent collaborer et fonctionner efficacement en assurant une vidange quotidienne pour éviter une réabsorption des hormones, sans quoi cela engendrerait un processus de déséquilibre hormonal.

Soutenir l’action du foie et de l’intestin

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules ayant des propriétés hormono-mimétiques qui influent sur l’équilibre hormonal en altérant de nombreuses fonctions physiologiques et métaboliques.

Lorsque le foie n’est pas correctement drainé au quotidien, la femme cyclique pourrait alors vivre chaque mois des syndromes prémenstruels incommodants. En effet, les SPM (syndromes prémenstruels) sont vécus parfois dès l’adolescence lorsque le cycle se met en place. Malheureusement, ces ennuis peuvent perdurer parfois, chaque mois, jusqu’à la ménopause. Les signes sont variables d’une femme à l’autre en fonction de l’âge, du terrain et de l’état général. Migraines, maux de tête, modifications de l’humeur, irritabilité, colère, instabilité émotionnelle, congestion mammaire, boutons, cheveux plus gras sont autant de signaux d’alerte qui nous avertissent que le corps ne va pas bien.

L’objectif pour un bien-être et une santé au féminin accomplie est alors d’aider le travail du foie et des intestins pour leur permettre un fonctionnement optimal et donc une évacuation des toxines plus aisées.

Quelques règles à suivre

Pour retrouver un équilibre de vie normal avec moins de souffrances physiques, l’hygiène de la femme devrait être stricte et sans aucun écart de conduite. En effet, la vie en ce xxie siècle pousse souvent l’individu vers une alimentation inadaptée, une cuisine rapide souvent déjà prête à l’emploi. Effectivement, la nutrition de la femme endométriosique devra être de type hypotoxique, à savoir sans gluten, sans lait et sans sucre raffiné. Les comportements alimentaires devront changer rapidement, et chaque écart pourrait provoquer une rechute conséquente. Les assiettes devront se modifier pour changer de couleurs et s’agrémenter principalement de légumes crus ou cuits, de saison et de qualité biologique. Les huiles végétales de première pression à froid, les aromates et les épices seront les bienvenus dans ces nouveaux menus.

Réviser son hygiène alimentaire :

  • Privilégier les aliments bio, car les pesticides jouent un rôle dans l’équilibre hormonal.
  • Préférer une alimentation la moins industrialisée possible : les organochlorés, colorants alimentaires, et autres BPA sont autant de produits cachés nocifs pour la santé de la femme. Les circuits courts seront alors à privilégier.
  • Favoriser la consommation de fruits, de légumes et d’aliments riches en fibres.
  • Boire de l’eau en quantité suffisante tous les jours et supprimer les boissons pétillantes et sucrées.
  • Éviter les aliments raffinés, à savoir les sucres et les farines blanches. On préférera le sucre de canne complet ou le sucre de fleur de coco ainsi que les farines sans gluten complètes également.
  • Diminuer considérablement les graisses saturées et rétablir un bon ratio d’oméga-3 par rapport aux oméga-6. (Nous devrions consommer au maximum quatre fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.)
  • Diminuer les excitants (café, alcool, tabac).

Pratiquer une activité sportive régulière

Et en accord avec vos capacités physiques : marche ou course à pied, yoga, pilates, natation, vélo, sport en salle, etc. L’activité doit rester un plaisir pour que le corps profite pleinement de ce moment.

Bien lire les étiquettes

En effet, de nombreux produits d’entretien et de beauté ont une liste d’ingrédients souvent douteux qui pourraient engendrer un déséquilibre œstrogénique important. Soulignons parallèlement que le nombre de femmes atteintes d’un cancer du sein est en nette augmentation.

Consommer des plantes médicinales

Choisir les plantes pouvant aider et soutenir les différents émonctoires, sous forme d’infusions, de gélules ou d’ampoules.

  • Le foie avec des plantes à action cholagogue et cholérétique : le chardon-Marie, le pissenlit, l’artichaut, l’aubier du tilleur, le boldo ou encore le romarin.
  • L’intestin avec la guimauve, le psyllium ou la racine de chicorée.

Pilule et risques

La pilule contraceptive est aujourd’hui considérée comme un perturbateur endocrinien. Aujourd’hui, la femme moderne et informée cherche à se protéger contre une éventuelle grossesse non désirée par des méthodes plus douces et plus naturelles. Les combats sont parfois difficiles, car les nombreuses solutions proposées sont souvent liées à une modification hormonale chimique : stérilet hormonal, patch, implant, etc. Seul le stérilet en cuivre semble une alternative plus naturelle, mais néanmoins invasive de la matrice.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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