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DOSSIER : Produits chimiques, notre poison quotidien

Article paru dans le journal nº 37 Acheter ce numéro

Les lanceurs d’alerte ont beau donner de la voix, les pouvoirs publics ont beau tenter de prendre des demi-mesures « indépendamment de tous lobbies » (sic), les grandes marques ont beau faire des efforts (ou du greenwashing), les toxiques sont bien là, omniprésents, sournois, et nous empoisonnent à petit feu. Comment repérer les produits à bannir et surtout, que faire pour passer entre ces gouttes délétères ?

La Seconde Guerre mondiale a marqué le début du péril chimique avec une nouvelle famille de pesticides : les organochlorés, de la famille du chlore. Ces toxiques furent les précurseurs des grands problèmes auxquels nous sommes actuellement confrontés. Nos aïeux ont eu la chance d’éviter cette contamination, car à leur époque, l’agriculture fonctionnait grâce à des techniques naturelles telles que la bouillie bordelaise, composée de minéraux, et grâce à d’autres méthodes propres à chaque famille d’agriculteurs. Nous produisions certes moins, mais dans des qualités bien plus intéressantes. C’est la gourmandise du consommateur et celle du producteur qui nous a poussés dans les bras de la chimie.

Les années 1960 ont constitué un tournant important dans cette guerre chimique, car on s’est vraiment rendu compte des dangers des pesticides sur notre santé. Mais il était alors trop tard, il y en avait déjà partout : dans l’air, dans l’eau, dans le sol… Ce type de poisons s’insinue dans notre environnement, perturbant l’écosystème et souillant, entre autres, les aliments que nous consommons.

Malheureusement, même nos eaux de consommation subissent une contamination excessive de la part de ces polluants, comme le montrent plusieurs études. La pollution des eaux souterraines a un impact sur notre consommation quotidienne, que ce soit via l’eau du robinet ou celle en bouteille. Les industriels et les agriculteurs ne se sont pas arrêtés là : le nombre de pesticides chimiques toujours plus puissants, permettant de récolter toujours plus (insecticides, fongicides, herbicides, rodenticides, fumigants, etc.), n’a cessé de croître. Prenons exemple avec le si célèbre et mortel glyphosate – le Roundup de Monsanto – qui a fait la une de tous les journaux ces derniers mois, alors que le renouvellement de son autorisation vient d’être, pour le moment, refusé par la Commission ­européenne.

Toxines ou toxiques ?

Il est important de bien distinguer ces deux notions que l’on utilise très souvent à tort pour pouvoir par la suite trouver les solutions adéquates.

  • Les toxines sont le résultat de notre métabolisme, c’est-à-dire que notre corps lui-même produit ces molécules dangereuses. On peut dire que l’on s’auto-empoisonne. Heureusement, notre corps peut compter sur les organes de filtration et d’élimination comme le foie et les reins.
  • Les toxiques, en revanche, sont des molécules étrangères à notre organisme qui s’accumulent en nous pour nous empoisonner davantage. Citons par exemple les métaux lourds, les solvants et les cosmétiques, les pesticides, les médicaments…

Que l’on soit envahi par des toxines ou des toxiques, les conséquences sont de toute manière très néfastes pour notre santé. Tentons donc déjà de limiter les toxiques pour lesquels nous pouvons faire quelque chose en changeant nos ­habitudes de vie.

Des POP mis au rancart

Dans la catégorie des produits chimiques dangereux, les polluants organiques persistants (POP) sont parmi les plus néfastes : ils s’accumulent dans les tissus adipeux et sont difficiles à éliminer ; ils voyagent à travers le temps et l’espace sans altération aucune ; ils sont omniprésents ; ils ont un impact nuisible sur la santé et l’environnement. Dans le cadre de la Convention de Stockholm, entrée en vigueur en 2004, 150 pays se sont engagés à réduire la pollution de l’environnement par les POP en interdisant ou limitant l’utilisation de 12 produits, parmi lesquels des insecticides, un fongicide, les dioxines, les furanes et les PCB.

Aliments en péril

Parmi les aliments de qualité non biologique, très touchés par les pesticides, citons par exemple : - les citrons traités, - les raisins, - les clémentines, - les pommes, - les fraises, - les melons, - les choux, - les poires, - les épinards, - le thé. Préférez les produits biologiques, pratiquement dépourvus de pesticides grâce aux normes mises en place et appliquées par les agriculteurs.

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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