Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous

Perturbateurs endocriniens : des impacts sur plusieurs générations

Article paru dans le journal nº 46 Acheter ce numéro
  • L'exposition à long terms aux différents plastiques présente des risques pour la santéL'exposition à long terms aux différents plastiques présente des risques pour la santé

Lors de la 8ème édition des assises "Femmes médecins et toutes les libérales" (FMTL) consacrée aux risques sanitaires liés à l'environement, un thème s’impose rapidement au cours des échanges : celui des dangers de l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Ces derniers, qui imitent insidieusement le comportement des hormones, sont absorbés par l’organisme de manière invisible. Les nombreux impacts sur la santé (asthme, obésité, infertilité, problèmes cognitifs) de ces composés, maintenant connus, peuvent également se transmettre à sa descendance par un jeu complexe d'activation et d'inactivation de certains de nos gènes. 

Quel impact les perturbateurs endocriniens ont-ils sur la vie humaine ? Pour ne citer qu’un exemple, l’exposition à long terme aux différents plastiques présente des risques pour la santé. L’un des composés des matières plastiques le plus incriminés est le bisphénol A. Cette substance, maintenant répertoriée comme l’un des principaux perturbateurs endocriniens, imite les œstrogènes. Si les signaux hormonaux sont envoyés à un moment inadéquat ou dans une proportion anormale au fœtus, il peut être modifié pendant son développement. Le docteur Sylvie Peres-Pierron, dermatologue responsable de la « Coordination santé environnement du Pays basque », dresse une liste des substances les plus nocives qui interfèrent toutes avec le développement des organes sexuels, avec, en tête de liste : les parabènes, le triclosan, les phtalates et les filtres chimiques anti-UV.

Perturbateurs endocriniens : un impact sur plusieurs générations.


Comme le rappelle le professeur en endocrinologie pédiatrique Charles Sultan : « Notre patrimoine génétique n’est pas transmis, comme on nous l’a enseigné – et comme on l’a cru longtemps – à travers notre ADN exclusivement. Une partie de notre patrimoine subit des modifications, c’est le rôle essentiel de l’épigénétique. »De son côté, le docteur en biologie Christian Velot montre que non seulement l’habitat peut modifier le génome, mais que celui-ci ainsi modifié peut se transmettre sur plusieurs générations. Il cite les travaux d’Emma Whitelaw de l’université de Sydney (Australie), qui démontre dés 1999 le caractère épigénétique d’un gène, c'est à dire la modification de son expression en réponse à l'environnement. Chez les rongeurs par exemple, l’absence de soins maternels modifie la méthylation de l’ADN. Si le gène « agouti » (responsable de la couleur du pelage) présente peu de méthylation* (pelage clair), les souris sont plus sujettes au diabète, au cancer et à l’obésité. Si au ...

Image description

Il vous reste encore 50% de cet article à découvrir

Article paru dans le numéro 46, pour lire l'intégralité de cet article, achetez ce numéro à l'unité

Je suis abonné, je me connecte


Mot de passe oublié ?
Alternative Sante : l'expérience de la médecine naturelle

Pour 2€ / mois votre abonnement est un signe de soutien !
Cliquez ici pour voir nos offres

2€ / Mois

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

ARCHIVES :
AccédeZ à TOUS LES ANCIENS NUMÉROS
35 € Cliquez ici

Pour consulter le site sans publicités inscrivez-vous