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Traitements naturels des cicatrices : chéloïdes, brûlures, acné...

Article paru dans le journal nº 47 Acheter ce numéro
  • Comprendre les différentes phases de la cicatrisation pour ne pas garder de vilaines marquesComprendre les différentes phases de la cicatrisation pour ne pas garder de vilaines marques

Pourriez-vous imaginer ce que serait votre vie sans la faculté de cicatriser ? Au vu du nombre de coupures, d’éraflures, de blessures plus ou moins profondes, de fractures, voire d’opérations chirurgicales que nous totalisons dans une vie, je n’ose pas imaginer… La cicatrisation est une merveille de la nature. Quoi qu’il nous arrive (ou presque), nous pouvons compter sur cette faculté innée de notre véhicule biologique à préserver notre intégrité physique. ​​Pourtant, le vieillissement et certaines conditions peuvent rendre la cicatrisation plus difficile. Des plantes aux nutriments en passant le pouvoir de l’intention, voici quelques moyens naturels pour stimuler la cicatrisation qui feraient pâlir d’envie Harry Potter.



Refermer ses plaies est une question de survie pour un organisme. Simple en apparence, ce processus est en réalité extraordinaire : il s’agit d’assurer le comblement puis l’arrêt du saignement, l’asepsie et le pansement de la plaie, puis la régénération des tissus lésés. Ce sont toujours les mêmes phases qui s’enchaînent après la moindre blessure. Cela commence par la phase hémorragique : le saignement s’accumule jusqu’à former un caillot sanguin par coagulation, qui servira de matrice au futur réseau tissulaire de cicatrisation chargé de refermer définitivement la plaie.

Immédiatement après l’arrêt du saignement, la phase inflammatoire a pour mission d’inhiber la prolifération de bactéries et de micro-organismes. Les globules blancs sont acheminés en masse sur la zone lésée, où ils muent en macrophages qui assureront aussi bien l’élimination des déchets que la stimulation de la régénération tissulaire. L’ensemble se traduit par une élévation de la température locale, accompagnée de douleurs et de gonflements.

Lorsque la plaie est stabilisée commence la phase de régénération, qui consiste à reconstruire un nouveau tissu en lieu et place du derme perdu à l’occasion de la blessure. Les fibroblastes prolifèrent pour permettre la formation de collagène et de myofibroblastes. L’angiogenèse pourvoira à la reconstitution des vaisseaux sanguins.

Progressivement, le caillot se rétracte et le tissu conjonctif sous-jacent le remplace. Ce tissu dit « de granulation » est très vascularisé, et en général légèrement protubérant. Il est également contractile, afin de pouvoir rapprocher les bords de la plaie, ce qui a son importance pour qu’en fin de processus, la cicatrice soit aussi discrète que possible.

Enfin, la phase de modelage représente la dernière étape qui conduira à la cicatrice définitive. Lorsque tout se déroule au mieux, la peau retrouve une pigmentation proche de celle de la zone environnante, les aspérités sont lissées, la sensibilité nerveuse est restaurée, et, le cas échant, la pousse d’ongle, de poils ou de cheveux reprend. Mais les cicatrices présentent assez couramment des anomalies plus ou moins gênantes, les unes laissant apparaître une dépression, les autres une hypertrophie.

Donner un coup de pouce à la cicatrisation

Vous pensez peut-être qu’au final, il n’y a pas grand-chose à faire pour qu’une plaie cicatrise : cela se fait très bien tout seul. Idéalement, ce n’est pas faux, mais dans la vraie vie, c’est une autre histoire. En effet, la qualité du processus va grandement dépendre de la bonne santé du métabolisme global de l’organisme. Il faut une circulation sanguine efficace, un sang sain capable de coaguler et d’apporter les cellules adéquates (globules blancs, plaquettes…), mais aussi de l’oxygène, des minéraux, des vitamines, des enzymes, des facteurs de croissance et des hormones, pour ne citer que ceux-là.

L’absence ou la carence de l’une de ces substances peut entraver sérieusement la cicatrisation, comme c’est le cas chez les personnes hémophiles, privées partiellement ou entièrement de facteurs de coagulation. Les personnes diabétiques sont un autre exemple de difficulté à cicatriser. Leur circulation sanguine est affectée par les niveaux élevés de glycémie, ce qui complique l’ensemble du processus de cicatrisation. Les plaies restent souvent ouvertes, entraînant des complications comme des infections fongiques et bactériennes, et malheureusement la gangrène.

Une glycémie équilibrée est donc un préalable fondamental à beaucoup de choses sur le plan de la santé, et tout particulièrement pour la cicatrisation. Un système hormonal bien équilibré est également nécessaire pour qu’une plaie cicatrise bien. Les œstrogènes sont plutôt bénéfiques, tandis que la testostérone, qui présente une activité anti-inflammatoire marquée, pourrait plutôt nuire si elle est en excès.

Le surpoids, le stress chronique, le manque de sommeil, le tabagisme ou la consommation régulière d’alcool sont des facteurs défavorables à la cicatrisation. Mieux vaut donc faire évoluer son hygiène de vie quand on doit faire face à une opération ou des plaies qui refusent de guérir. Des études américaines récentes (université de l’Ohio) ont montré que l’activité physique est un facteur stimulant vis-à-vis de la cicatrisation. Un programme d’un peu plus d’une heure de sport trois fois par semaine a permis de gagner jusqu’à dix jours sur des cicatrisations qui prenaient habituellement près d’un mois.

Plaie sèche ou humide ?

La croyance populaire veut qu’une plaie doive être laissée à l’air libre pour mieux cicatriser, qu’un pansement gardé plus longtemps que nécessaire ralentirait la cicatrisation. Mais rien n’est moins sûr. Les textes les plus anciens sur le sujet remontent à quatre mille ans, au temps de l’Égypte ancienne. Une époque à laquelle on soignait plus volontiers les plaies infectées avec des linges imprégnés d’huile ou de miel. Hippocrate lui-même préconisait de maintenir les plaies souillées dans un milieu humide, à l’aide de pansements au miel ou imbibés de vin !

C’est pourtant bien la cicatrisation sous conditions sèches qui est la plus répandue. Si elle ne pose pas de problème majeur pour des petites lésions comme des coupures et des éraflures légères, c’est une autre affaire dès lors que la blessure est plus sérieuse. En effet, les conditions sèches conduisent habituellement à une croûte importante qui a plus de chances, une fois résorbée, de laisser des irrégularités de surface et de pigmentation qu’en milieu humide.

Sous environnement humide, les plaies guérissent plus vite et le résultat est souvent de bien meilleure qualité, surtout pour des plaies étendues et chroniques. Vous en avez peut-être déjà fait l’expérience, à petite échelle, avec les sutures cutanées adhésives sur une simple coupure. Appliqués immédiatement, ces dispositifs permettent souvent de « recoller » proprement la plaie en 48 à 72 heures. Les bords de la lésion n’ont pas le temps de sécher et la régénération peut démarrer très rapidement.

Sur des lésions plus critiques, la clé réside dans le contrôle des exsudats. S’ils sont absorbés par un pansement sec ou qu’ils sèchent en l’absence de pansement, on se retrouve avec la sempiternelle croûte et ses désagréments ; ça gratte, ça s’arrache parce que collé au pansement et au final, ça laisse une cicatrice plus marquée. Avec un pansement humide, le milieu reste hydraté et l’exsudat peut participer à la régénération cellulaire. Le tout est de contrôler l’écoulement ; l’accumulation pourrait provoquer une macération et rendre la plaie purulente. Un changement régulier de pansement suffit en général à s’en prémunir.

L’aloès, champion de la cicatrisation

Longtemps réservé aux initiés, l’aloès jouit aujourd’hui d’une grande notoriété pour sa valeur nutritive et ses effets bénéfiques sur le derme, en particulier lorsqu’il est blessé. Si l’Aloe vera est le plus connu et le plus diffusé, une autre variété plus rare présente des dispositions encore plus intéressantes. Il s’agit de l’Aloe arborescens, originaire du sud de l’Afrique et qui est aussi cultivé en Italie, au Mexique et aux Canaries.

Les mécanismes d’action et l’intérêt des deux aloès sont les mêmes en matière de cicatrisation. La différence tient principalement au le fait qu’Aloe arborescens est plus riche en principes actifs, ce qui lui confère un niveau d’activité jusqu’à vingt fois supérieur à celui de l’Aloe vera. En contrepartie, l’Aloe arborescens n’est exploitable qu’à partir de l’âge de 5 ans, là où l’Aloe vera l’est dès ses huit mois. Sa repousse est plus lente, ce qui explique qu’il soit un peu plus onéreux.

Qu’est-ce qui fait de l’aloès un tel champion de la cicatrisation ? C’est la variété et le ciblage parfait de ses composants. Au premier rang desquels les polysaccharides, tel l’acémannane. Ces glucides complexes stimulent des acteurs importants de notre immunité que sont les macrophages, les lymphocytes, les anticorps, les cellules T… Ce sont aussi d’excellents antibiotiques naturels, et il reste encore beaucoup à découvrir à leur sujet, notamment leur action anti-prolifération tumorale.

L’aloès renferme également des enzymes qui participent à assainir la plaie et à cicatriser. Vient ensuite une belle brochette de minéraux et d’oligo-éléments ; calcium, potassium, magnésium, fer, cuivre, zinc, chrome, manganèse… Ils jouent des rôles variés dans le métabolisme cellulaire, l’oxygénation, la transmission de l’influx nerveux, la contraction musculaire… Les vitamines ne sont pas en reste, avec des concentrations significatives en vitamine A, B1, B2, B6, B12, C et E. Et enfin les acides aminés comme l’alanine, la thréonine, la lysine, la proline ou l’acide glutamique.

C’est cette variété et cette richesse qui permettent à l’Aloe arborescens d’accélérer la cicatrisation de trois à quatre fois, tout en offrant un résultat plus discret et esthétique. Sa force réside dans un pouvoir d’assainissement naturel toujours épatant et dans une activation de la microcirculation et de la régénération sans équivalents, pour les blessures légères, mais aussi pour les coups de soleil, les brûlures et les lésions plus profondes.

La Centella asiatica pour éviter les cicatrices hypertrophiques

L’Asie propose son « herbe du tigre », la Centella asiatica, ainsi surnommée parce qu’on a remarqué que les tigres blessés s’y roulaient pour soulager leurs blessures et accélérer leur cicatrisation. C’est une plante qui, comme les tigres, se sent particulièrement à l’aise dans les zones marécageuses de moyenne altitude (environ 700 mètres). Pilier de l’ayurvéda, la Centella est considérée comme un régénérateur souverain des cellules nerveuses, et un cicatrisant hors pair, longtemps utilisé sur les lésions causées par la lèpre. En 1942, la plante fut à l’origine de la mise au point d’un médicament cicatrisant toujours en vente de nos jours.

​​Des études récentes montrent qu’elle est particulièrement intéressante pour limiter ou atténuer le risque de cicatrice hypertrophique. Ce phénomène fréquent après un traumatisme ou une intervention chirurgicale aboutit à des cicatrices disgracieuses et en relief. Il s’explique par la prolifération et la migration excessives de cellules. Vous pouvez faire des cures de la plante en interne pendant quelques semaines pour accompagner la cicatrisation.

Huiles végétales et essentielles pour mieux cicatriser

Il peut être intéressant de compléter un pansement avec quelques gouttes de macérat huileux de millepertuis. Excellent anti-inflammatoire, sa richesse en acides gras poly-insaturés, mono-insaturés et saturés en fait un antalgique et un antiprurigineux merveilleux. Les acides gras renforcent également la reconstitution du derme et atténuent les rougeurs et les gonflements des cicatrices. Le macérat huileux de millepertuis est particulièrement recommandé contre les coups de soleil et les brûlures consécutives aux traitements radiologiques.

Toujours sur ce registre des acides gras, tellement bénéfiques sur une plaie, l’huile de calophylle est très intéressante elle aussi, car elle présente une teneur élevée en acide linoléique et oléique, de la fameuse classe des omégas, respectivement 6 et 9. Mais comme elle présente aussi des propriétés circulatoires et fluidifiantes, anti-infectieuses, anti-inflammatoires et antalgiques, son profil s’impose comme celui de la candidate idéale en cas de brûlure. Précaution préalable : que la brûlure soit due au soleil ou à une cause domestique par exemple, irriguez avec de l’eau courante tiède (15 à 18 °C) pendant un long moment pour abaisser la température et la stabiliser avant de prodiguer d’autres soins.

Recette de potion cicatrisante​​

Voici une recette spécifique que vous pourrez emmener avec vous, par exemple sous forme de roll-on à bille à passer sur la plaie (une fois fermée), une présentation très pratique à avoir toujours sous la main. A utiliser deux à trois fois par jour jusqu'à amélioration :​


- 80 % d'huile végétale de calophylle inophylle (possibilité de remplacer par, ou combiner avec, du macérat huileux de millepertuis ou de centella asiatica) ​

- 5% d'huile essentielle de lavande vraie : particulièrement bien tolérée, elle balaye large avec ses vertus anti-inflammatoires, anti-infectieuses, antalgiques et cicatrisantes.

- 5% d'huile essentielle d’hélichryse italienne : riche en composés terpéniques, elle ajoute une dimension anticoagulante et anti-hématomes (de ce fait, elle est déconseillée aux personnes sous anticoagulant).

- 5% d'huile essentielle de ciste ladanifère : hémostatique puissante et cicatrisante, son HE aide aussi à dépasser le traumatisme psychique, conférant détermination et volonté.

- 5% d'huile essentielle d’encens oliban : il tonifie les tissus et stimule la régénération cutanée, en même temps que le système immunitaire. Son HE aidera à obtenir une cicatrice plus esthétique.

Le miel revient par la grande porte

Alors qu’il occupait une place prépondérante dans la pharmacopée de la plupart des civilisations anciennes, le miel a été mis sur la touche par l’essor des produits de synthèse modernes. Mais le corps médical, souvent aux prises avec des microbes résistants aux antibiotiques courants, redécouvre aujourd’hui ses vertus en matière de cicatrisation. C’est que le miel contient de petites proportions d’huiles essentielles issues de plantes que l’abeille a butinées, mais aussi des substances antiseptiques et anti-inflammatoires comme la propoline, la chrysine ou l’apigénine.

Le service de chirurgie viscérale et transplantations du CHU de Limoges utilise le miel depuis 1984, sous l’impulsion de son ancien chef de service, le Pr. Descottes. Avec des résultats qui ont surpris au début, puisqu’une étude comparative menée en 1988 a montré que sur trois types de plaies différents, la cicatrisation était deux fois plus rapide avec le miel qu’avec deux autres dispositifs reconnus (Biogaze et Debrisan). Le service a retenu au fil de son expérience des miels issus de plantes aux propriétés antibactériennes comme le thym et la lavande.

En 2002 cette fois, à l’université de Bonn en Allemagne, une équipe d’oncologie pédiatrique a traité la plaie postopératoire d’un enfant de 12 ans à qui on avait retiré une tumeur maligne à l’abdomen. Comme souvent chez les patients faisant l’objet d’une chimiothérapie, la plaie tardait à guérir. Elle présenta même une infection à staphylocoque doré résistant à la méticilline qui menaçait de s’étendre et d’entraîner la mort de l’enfant. Grâce au miel, la plaie s’assainit en 48 heures seulement.

Mais attention, les miels utilisés en milieu hospitalier ne proviennent pas du supermarché d’à côté. Ils sont généralement « sécurisés » pour éviter le Clostridium botulinum (botulisme), que l’on peut retrouver dans certains lots et qui pourrait entraîner des complications. Une stérilisation par irradiation aux rayons gamma neutralise la bactérie, sans entamer pour autant l’activité anti-microbienne du miel. Aujourd’hui, des gammes spécifiques existent et sont disponibles dans le commerce (voir carnet d’adresses).

La micronutrition en renfort

Quand il s’agit de faciliter la cicatrisation, les ressources dont l’organisme dispose en interne ont leur importance, aussi bien pour calmer l’inflammation, que pour limiter les œdèmes ou reconstituer des tissus. Il est donc toujours bénéfique de veiller à une alimentation capable de couvrir tous les besoins, en protéines, en lipides et en énergie, mais aussi en oligo-éléments, vitamines et minéraux.
Veillez en particulier à bien vous approvisionner en :


- Antioxydants : ils soutiennent la lutte contre l’inflammation et limitent le stress oxydatif consécutif à une blessure. Recherchez la vitamine E, la vitamine C, les provitamines A, le lycopène, les flavonoïdes végétaux, les tanins (cacao brut) et les anthocyanes (fruits rouges).

- Enzymes comme la bromélaïne et la papaïne : elles permettent de dissoudre les œdèmes et les caillots sanguins, de limiter les douleurs et de calmer l’inflammation.

- Zinc : cofacteur de nombreux systèmes enzymatiques indispensables à la synthèse protéique et à la prolifération cellulaire, il contribue à la réparation tissulaire.

- Vitamines du groupe B: elles sont nécessaires devant le besoin accru de transformation du glucose en énergie.

Bien sûr, il existe encore beaucoup d’autres moyens naturels pour favoriser la cicatrisation, comme l’argile, à laquelle ont instinctivement recours la majorité des grands mammifères sauvages.


Faites mieux qu’Harry Potter : la « pensée magique » contre les cicatrices.

Ce n’est de l’école Poudlard mais des très sérieuses universités d’Auckland en Nouvelle-Zélande, et de Harvard aux Etats-Unis, que viennent les dernières recherches sur l’effet de nos états psychologiques sur notre capacité à bien cicatriser. Le domaine de la psychodermatologie est en plein développement et chaque nouvelle recherche amène son lot de surprises.

​​On sait aujourd’hui que nos neuromédiateurs peuvent influencer non seulement notre production de sueur (les fameuses « mains moites » liées au stress) mais également de sébum ou de collagène, influer sur l’épaisseur des tissus, leur pigmentation ou leur inflammation. La peau est donc un lieu privilégié de l’expression émotionnelle, et notre processus de cicatrisation ne fait pas exception.

​​Ainsi des études récentes montrent que la relaxation, l’écriture de ses émotions et l’hypnose, trois manière différentes de rentrer en dialogue avec soi, favorisent de manière significative le processus de cicatrisation après une opération ou une brûlure.
​​Ainsi voit-on que prendre soin de sa peau en vue de la réparer c’est toujours, comme pour la santé en général, agir à plusieurs niveaux : la nutrition, la phyto-cosmétique et la psychologie.

 

Carnet d'adresse :

Aloe arborescens en gel

Miel spécial cicatrisation

Huiles essentielles de lavande, helichryse, ciste et encens

Bromélaine

Centella asiatica

Huile de calophylle

Vitamines B

 


Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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