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Des probiotiques à l'assaut de la dépression

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  • Des probiotiques à l'assaut de la dépression

Le ventre, notre second cerveau, héberge des milliards de bactéries, amies ou pathogènes, avec des spécificités propres. En favoriser une lignée modifie notre microbiote et affecte notre humeur. Certaines, en particulier, aident à se débarrasser 
de l’anxiété et de la tristesse : les "psychobiotes".

Notre intestin héberge plusieurs milliards de micro-organismes de différents types, appelés probiotiques, qui représentent 1 à 3 % de notre masse corporelle totale. Acteurs vivants de notre « second cerveau », ils interviennent de la décomposition des aliments à leur assimilation, en passant par l’immunité et la régulation de l’inflammation et du cholestérol. Ils auraient même un impact sur le bien-être psychique en luttant contre l’anxiété et la dépression.

Des effets positifs sur le psychisme

Le terme de psychobiote est issu d’études destinées à mesurer les effets positifs de certains probiotiques sur des personnes anxieuses ou déprimées. On savait déjà qu’ils pouvaient modifier le comportement des petits rongeurs. Les tests ont ensuite porté sur des personnes stressées ou dépressives. Une concentration anormalement élevée de micro-organismes spécifiques dans l’intestin étant liée à la dépression majeure, des experts ont étudié les effets de la supplémentation en probiotiques simples et multisouches. Le changement d’état d’esprit a été positif, et le terme « psychobiote » est né.

Les chercheurs ont spécifiquement testé les effets de probiotiques multispécifiques sur la tristesse et le syndrome dépressif. Pour ce faire, ils ont évalué la sensibilité des participants à la dépression selon l’indice de Leiden. Ceux qui recevaient des probiotiques présentaient moins de réactivité cognitive à la tristesse que les témoins sous placebo. Ils manifestaient en outre moins d’agressivité et ne ressassaient plus autant de pensées négatives.

Selon les chercheurs, la relation entre l’intestin et le cerveau est bidirectionnelle : chacun influence l’autre. En cas de stress, le cerveau modifie la teneur en bactéries de l’intestin. Et l’appauvrissement de ce dernier en bactéries saines (lors de la prise d’antibiotiques, par exemple) peut altérer grandement les processus neurochimiques du cerveau, modifiant ainsi l’humeur.

Par ailleurs, l’activité dans le système nerveux entérique (SNE) – un réseau périphérique complexe appelé aussi « second cerveau », situé dans le tube digestif et comptant plus de 500 millions de neurones – est en lien direct avec le cerveau. De ce fait, les bactéries intestinales influencent également les systèmes nerveux sympathique et parasympathique, les deux branches du système nerveux autonome.

Parmi les lignées ayant démontré leur capacité à diminuer dépression et anxiété, ...

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