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Un diagnostic avant tout biologique

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Il est essentiel de déterminer précisément la gravité immédiate et évolutive de l’atteinte hépatique. Mais comme le tableau clinique est souvent fruste, le diagnostic précis passe par un bilan sanguin qui comporte trois parties bien distinctes :

  • La première définit le type d’atteinte que subit le foie : inflammatoire et cytolytique (destruction des cellules du foie) évaluée grâce au taux des transaminases, cholostatique (diminution de la capacité d’épuration du foie et rétention des toxines) appréciée par le degré d’élévation des gamma-GT, des phosphatases alcalines… ou mixte.
  • La seconde concerne le retentissement sur la coagulation, notamment par la mesure du taux de prothrombine (TP).
  • La troisième identifie le virus responsable et la qualité de la réponse immunitaire par le dosage de certains antigènes et anticorps. Par exemple :
  • Au cours de l’hépatite A, la présence d’anticorps IgM n’est retrouvée que pendant la phase aiguë, tandis que l’apparition d’anticorps IgG en quantité suffisante signale une protection efficace contre toute nouvelle infection en cas de nouveau contact avec le virus A.
  • Au cours de l’hépatite B, le passage à la forme chronique active est objectivé par la persistance d’un taux significatif de l’antigène HBs, au-delà de six mois d’évolution, et par l’absence d’anticorps anti-HBc.

Au cours des hépatites visibles cliniquement, un certain nombre de signes sont à prendre en compte :

  • L’âge : les nouveau-nés sont particulièrement fragiles.
  • L’existence d’une autre maladie (infection par le VIH, syndrome métabolique, diabète), ou d’une malnutrition.
  • La gravité des signes cliniques (fièvre, vomissements, amaigrissement) et biologiques (élévation des transaminases, altération des constantes de la coagulation).
  • Le terrain, les femmes enceintes pouvant transmettre la maladie à leurs enfants.
  • Le sexe, la progression de l’hépatite C est plus rapide chez l’homme.
  • La consommation et la dépendance à un toxique.
  • La nature du virus.

À partir de ces données, le médecin décide de son attitude : soit continuer d’observer la résolution de la maladie vers sa guérison spontanée, soit passer immédiatement aux traitements médicamenteux modernes, pas toujours très bien supportés. Leurs effets secondaires sont synonymes de fatigue, de problèmes digestifs, et peuvent aller jusqu’à des complications plus graves comme l’atteinte de certains nerfs.

Certains remèdes alternatifs (notamment en homéopathie et en phytothérapie) peuvent raccourcir le temps de guérison ou ralentir le processus évolutif quand une hépatite est déclarée. Mais attention, le potentiel évolutif d’une hépatite, surtout aiguë, est imprévisible, de sorte que l’automédication n’est pas concevable.

Quand demander un bilan hépatique ?

Comme le plus grand nombre d’hépatites virales passe inaperçu, il est important d’évoquer soi-même le diagnostic face à une fatigue importante et prolongée combinée aux situations suivantes :

  • avoir voyagé dans une région d’endémie, ...
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