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Remèdes naturels pour accompagner le cancer

Article paru dans le journal nº 71 Acheter ce numéro
  •  Le chardon Marie contient des principes actifs capables de rendre plus difficile l’absorption des toxiques par les cellules du foie. Le chardon Marie contient des principes actifs capables de rendre plus difficile l’absorption des toxiques par les cellules du foie.

Le nombre de cancers en France est en constante augmentation et de plus en plus de malades font appel aux médecines naturelles, parfois même sur conseil de leur médecin, pour soutenir l’organisme et atténuer les effets secondaires des traitements lourds. Sans être exhaustif, cet article à pour ambition de dévoiler quelques remèdes peu connus et de rappeler des conseils d’hygiène de vie.

La première chose à comprendre est que les traitements de synthèse utilisés pour lutter contre la tumeur sont extrêmement agressifs et difficiles à éliminer par l’organisme.

Le premier organe qui va se confronter à l’élimination de ces traitements est le foie. Il est donc nécessaire de le soutenir, car de nombreux hépatocytes (un type de cellules hépatiques) vont mourir en essayant de débarrasser l’organisme des toxiques. On trouvera donc parmi les remèdes classiques, des plantes qui ont la capacité de protéger le foie et de stimuler la régénération des hépatocytes, comme le chardon Marie ou le desmodium. Ces deux plantes ont des propriétés hépatoprotectrices et hépatorégénératrices, faisant intervenir des mécanismes précis.

Le chardon Marie, par exemple, contient des principes actifs capables de rendre plus difficile l’absorption des toxiques par les cellules du foie, de limiter la peroxydation des lipides, de soutenir le mécanisme de détoxification hépatique, de normaliser des bilans sanguins exprimant une souffrance hépatique (transaminases, phosphatases alcalines). Cerise sur le gâteau, cette plante régénère le tissu hépatique par une action sur la synthèse de l’ADN ribosomial. Le desmodium, lui, a fait preuve de son efficacité dans la protection du foie contre divers toxiques (hépatite par intoxication au tétrachlorure de carbone), et l’expérience clinique montre son intérêt dans l’accompagnement des chimiothérapies.

Cellules tueuses

Autre donnée à prendre en considération, le lien est maintenant prouvé entre la baisse de l’efficacité immunitaire et le développement d’un cancer. En effet, chacun d’entre nous ­génère régulièrement des cellules dégénérées, qui sont normalement ­identifiées et détruites par le système immunitaire avant qu’elles ne se multiplient assez pour former une tumeur. Ce sont notamment les cellules NK (Natural ­Killer) qui sont chargées de ce travail. Il existe des moyens de stimuler cette action immunitaire, avec l’utilisation de champignons, comme le Ganoderma lucidum, connu sous le nom japonais de reishi. En effet, les bêta-glucanes qu’il contient permettent de stimuler l’activité des cellules NK. Il est également possible de soutenir l’immunité avec d’autres ­remèdes, comme le germanium, un ­oligoélément capable de stimuler la production d’interférons et l’activité des cellules NK et des macrophages. De plus, le germanium est un bon détoxifiant, ce qui favorise toujours un organisme dans sa capacité à lutter pour sa réparation ou sa survie.

 

Par ailleurs, la façon dont les mitochondries (structures intracellulaires permettant de fournir de l’énergie à la cellule en brûlant du glucose) fonctionnent dans les cellules cancéreuses est altérée. Le cancérologue Laurent Schwartz a mis au point un protocole de traitement métabolique, permettant de stimuler l’activité mitochondriale, compatible avec les chimiothérapies, et d’améliorer la régression des tumeurs, l’efficacité des traitements, et le taux de survie. La base de ses travaux a été posée par Otto Warburg dans les années 1930. Le biochimiste allemand a démontré que le cancer obéit davantage à des facteurs métaboliques qu’à un aspect génétique. Ainsi, lorsque l’on place un noyau de cellule cancéreuse dans une cellule saine, celle-ci reste saine. Lorsque c’est un noyau de cellule saine qui est intégré à une cellule ­cancéreuse, elle reste cancéreuse. Mais si l’on ­remplace les mitochondries d’une cellule cancéreuse par celles d’une cellule saine, on observe régulièrement un retour à un fonctionnement sain de la cellule et un arrêt de sa prolifération anarchique ! Le docteur Laurent Schwartz préconise l’utilisation de ­l’hydroxycitrate, issu de l’écorce du Garcinia cambogia (Garcinia gummi-­gutta) et de l’acide R alpha-lipoïque, afin de relancer une ­activité mitochondriale ­correcte. Les résultats sont au rendez-vous d’après les études réalisées.

Adapter son alimentation

Enfin, des adaptations de l’alimentation sont également profitables pour tout type de cancer, comme le fait de supprimer les sucres raffinés (y compris lents). Dans certaines pathologies, comme les cas de cancers hormonodépendants, il convient de ne pas s’exposer aux perturbateurs endocriniens. Ils sont nombreux, et se nichent à des endroits où on ne les attend pas : téflon des ustensiles de cuisine antiadhésifs, produits de nettoyage, cosmétiques, vêtements, etc. Dans l’atmosphère des grandes surfaces et des galeries marchandes, certaines matières omniprésentes diffusent des perturbateurs endocriniens : tickets de caisse, revêtements des surfaces, emballages des produits, traitements des fruits et légumes. Pour information, les perturbateurs endocriniens ont littéralement envahi notre environnement, puisqu’on en retrouve dans l’air, dans l’eau, et dans les sols. À ce jour, la liste dressée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) compte environ 550 molécules occasionnant ce type d’impact sur l’organisme, et ne cesse de s’allonger !

Du côté de la prévention, les facteurs environnementaux jouent un rôle important. L’exposition aux pesticides, l’hypersédentarité, la qualité de la respiration, la gestion des émotions, la consommation de toxiques, les carences nutritionnelles, sont autant de facteurs prédisposant votre organisme à un risque ou à une résistance face aux phénomènes prolifératifs. En ce qui concerne l’activité physique par exemple, il est admis que l’abaissement des taux de certaines hormones et facteurs de croissance (insuline, IFG-1…) réduit le risque de développement cancéreux, mais ces effets bénéfiques ne sont valables que vingt-quatre heures environ. On comprend aisément l’intérêt de pratiquer quotidiennement ou presque un minimum de trente à quarante-cinq minutes d’activité physique modérée à intense.

Trouver la bonne 
compatibilité

Tenez votre médecin au courant des molécules actives que vous prenez, car des interactions sont possibles. Pour exemple, la prise d’échinacée est soupçonnée d’interagir avec certains traitements (dacarbazine, vinca-alcaloïdes, cyclophosphamide, inhibiteurs de l’EGFR, camptothécine, taxanes, et épipodophyllotoxines) et d’augmenter leur toxicité. Elle peut aussi diminuer l’efficacité de chimiothérapie à base d’étoposide (Celltop®, Eposin®, Vepesid®). Il convient donc de trouver le remède compatible avec vos médicaments.

 

Carnet d'adresse

- Desmodium bio (Phytobio Eco)

- Chardon Marie (Floralpina)

- Reishi Bio (Phytosud)

-Protocole du Dr Schwartz (Garcinia Cambogia et Sodium R Lipoate)



 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

Tags sur la même thématique cancer alimentation Foie activité phyique

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